.

OEUVRES

COMPLÈTES

D'HIPPOCRATE,

TRADUCTION NOUVELLE AVEC LE TEXTE GREC EN REGARD, ;

πος

Ξ y à COLLATIONNÉ SUR LES MANUSCRITS ET TOUTES LES ÉDITIONSe* εἰ S

ACCOMPAGNÉE D'UNE INTRODUCTION, DE COMMENTAIRES MÉDICAUX, DE VARIANTES ET DE NOTES PHILOLOGIQUES ,

Suivie d’une table générale des matières,

Par É. LITTRÉ,

DE L'INSTITUT (ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES), DE LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE HALLE, DE LA SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE PARIS, DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE D’ATHÈNES, ET MEMBRE CORRESPONDANT DE L’ACADÉMIE HERCULANÉENNE D’ARCHÉOLOGIE.

Τοῖς ᾿τῶν παλαιῶν ἀνδρῶν ς 3 8 6, Q 4 2 δμιλῆσαι γράμμασι.

GaL.

TOME HUITIÈME.

À PARIS, CHEZ J. B. BAILLIÈRE,

LIBRAIRE DE L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DE MÉDECINE, RUE HAUTEFEUILLE, N°. 49.

LONDRES, CHEZ H. BAILLIÈRE, 219, REGENT-STREET;

A NEW-YORK, CHEZ H. BAILLIÈRE, 290. BROAD-WAY. | ? A MADRID, (ΗΕΖ CH. BAILLY-BAILLIÈRE, LIBRAIRE, CALLE DEL PRINCIPE, ff.

1853. !

1 pis τ΄. «+ ὙΦ) δ Ὡς ἃ,

cr 9

δᾷ

PRÉFACE.

TI. Platon, dans un de ses dialogues, nous re- présente Phèdre rencontrant Socrate et lui parlant d’un discours dont Lysias, un des bons écrivains de ce temps-là, avait régalé (c’est le terme de Pla- ton) une compagnie lui, Phèdre, s'était trouvé. Socrate, qui était très-curieux de ces sortes ste demande avec instance que son in- . terlocuteur la lui fasse connaître; et bientôt, tous deux assis sous un frais ombrage, au bord de FIlis- sus, le discours ou thèse de Lysias sur l’amour est récité. Je ne rapporte ceci que pour montrer qu’à cette époque, au sein d'Athènes si occupée, malgré les armes et le commerce, les choses de l’intelli- gence et de la littérature tenaient une grande place, et que c’était l'habitude de lire, dans les sociétés, de petites compositions sur un sujet déterminé.

Ceci établi de la sorte, on peut revenir sur la Collection hippocratique et s’apercevoir qu'elle ‘aussi contient des traces d’un pareil usage. Elle renferme un certain nombre de Discours qui ont être prononcés comme celui de Lysias, et qui, tous, soutiennent un-point médical. Qu'ils aient été lus devant des assemblées plus ou moins éten- dues, c’est ce qui résulte du début même d’une de ces compositions , début qui prouve que de telles thèses scientifiques et littéraires étaient fort com-

munes. L'auteur du livre de la Nature de l’homme TO. VIII. æ

Il PRÉFACE.

nous montre (5 1) des philosophes prétendant qu'un seul élément est le fondement de toutes choses , mais se divisant sur ce qu’est cet élément; et il ajoute que le succès de ces diverses opinions devant les auditeurs n'est que passager, et que le vainqueur est celui qui se trouve avoir le débit le plus facile devant la foule. Ainsi on traitait devant la foule, pour me servir de l'expression de l’auteur hippocratique, en des compositions peu étendues, des questions quelquefois fort subtiles. Au reste, c’est ce que fait lui-même l’auteur hip pocratique que je viens de citer. Les: expressions dont il se sert en commençant témoignent qu'il s'adresse à des auditeurs, les avertissant tout d’abord que, s'ils cherchent dans le Discours qu'il va prononcer sur la Nasute: de l’homme, autre chose que ce qui se rapporte à la nd et des excursions sur la constitution primordiale du corps humain, ce qu’il va dire ne leur conviendra pas, Ainsi le traité de la Nature de l’homme, au moins jusqu’au $ 9 exclusivement, est un Discours qui a été prononcé ou destiné à être prononcé devant une réunion curieuse de pareilles argumentations. - A la même catégorie appartient le traité de l’4rs. Ce traité se propose de combattre ceux qui préten- daient que la médecine n'existait pas et que la gué- rison, quand elle arrivait, était due non à l’art médical, mais à la fortune. On le voit, c’est encore ici une thèse purement générale. Du temps des Hippocratiques, comme à toutes les époques, il se rencontra des esprits qui, frappés des incertitudes

PRÉFACE. x de la médecine et voyant des maladies se terminer d'une manière fatale en maintes circonstances, malgré son intervention, ou d’une manière heu- reuse sans son intervention, nièrent qu'elle eût aucune puissance réelle, et pensèrent que les cas qui guérissaient auraient aussi bien guéri si le mé— decin n'avait pas été appelé. Quoique, dans le siècle des Hippocratiques, la médecine füt beau- coup moins savante et, par conséquent, moins puissante que de nos jours, et qu'ainsi la réfatation fût moins facile, toutefois l’auteur, bien que subtil, argumente avec une certaine habileté, et termine en se référant aux exemples des hommes sachant leur métier, qui se plaisent plus à prouver par des faits que par des paroles, et qui, sans s’occuper de discourir, sont persuadés que le vulgaire a plus de confiance en ce qui frappe ses yeux qu'en ce qui - frappe ses oreilles.

C’ést encore un Discours que le livre des Vents. L'intention de l’auteur est d’établir que toutes les maladies ont une cause unique, et que cette cause unique est l'air, ou, plus particulièrement, l'air qui est dans le corps, φῦσα. Lui-même résume son œuvre en ces termes : « Les vents sont, dans toutes les maladies, des agents principaux ; tout le reste est cause concomitante et accessoire, cela seul est cause effective, je l’ai démontré. J'avais promis de signaler l’origine des maladies, et j'ai établi que le souffle, souverain dans le reste, l’est aussi dans le corps des animaux; j'ai fait porter le raisonnement sur les maladies connues, l'hypothèse s'est

IV PRÉFACE.

montrée véritable. Si j'entrais dans le détail de toutes les affections, mon discours en deviendrait plus long, mais il n’en serait ni plus exact ni plus convaincant. » L'auteur qui écrit cet opuscule est un homme qui sait trouver de belles expres- sions pour rendre de belles pensées ; on n’a qu'à voir son préambule. Toutefois, il est certain qu'il a donné dans les hypothèses scientifiques, qui, à cette époque, menaçaient de toutes parts la méde- cine, et qu’il a eu, de ce côté là, un esprit moms ferme que l’auteur du traité de la Vature de l'homme, ou que celui du traité de l Ancienne méde- cine. Iln’est pas impossible même que son Discours ait été positivement l’objet de la critique de ces deux écrivains. Toujours est-il que le traité de la Nature de l’homme et celui de l' Ancienne médecine com- battent vivement des opinions qui sont les siennes.

Le traité de l’Ancienne médecine nous montre aussi cette habitude de soutenir en public des thèses sur des sujets médicaux comme sur tout autre sujet; car il dit, en commencant : « Tous ceux qui de vive voix ou par écrit ont essayé de traiter de la médecine... » Le but de l’auteur est de faire voir le néant des hypothèses qui, admettant, comme c était l’usage dans ce temps-là, le chaud ou le froid, ou le sec et l’humide dans le corps humain, faisaient dériver toutes les maladies de ces qualités ou éléments. Nul, dit l’auteur, n’est autorisé à placer la médecine sur une hypothèse, quelle qu'elle soit ; car la médecine a des faits positifs des- quels il faut partir de préférence à toute supposition.

PRÉFACE. Y On doit sans doute rapporter au même ordre de compositions le livre de la Maladie sacrée. En effet l’auteur s'est beaucoup moins occupé de donner la description technique de l’épilepsie et d’en expo- ser le traitement que de combattre une opinion qui avait cours de son temps. C'était une idée fort accréditée parmi les Grecs que cette affection si étrange par ses phénomènes était due à la colère des dieux; et, partant de là, des charlatans de toute espèce prétendaient la guérir à l’aide de pratiques superstitieuses. L’auteur hippocratique s’élève.avec beaucoup de force contre une pareille crédulité. Au reste l’épilepsie n’était pas la seule maladie que l’on attribuât à une infliction divine ; toutes, dans les âges pleinement théologiques, avaient été considérées comme provenant de cette cause générale. Ce furent les médecins qui succes- sivement les ramenèrent dans la catégorie des phé- nomènes naturels; et les Hippocratiques, Hippo- crate en tête, comme on peut le voir dans son traité des Airs, des Eaux et des lieux, tinrent ferme pour cette doctrine, qui est le couronnement de toute science, et, par conséquent, de toute philosophie. En résumé, le caractère de ces dissertations est de porter sur un point philosophique de la science; elles ont été lues en public ou du moins elles ont été écrites pour l'être. De fait, du temps d'Hippo- crate et de ses successeurs, à Athènes et sans doute dans:le reste de la Grèce, on était dans l'usage de réciter de telles dissertations. IL. I] est bon de rappeler tous les indices, même

τ᾿ | PRÉFACE.

fugitifs, qui peuvent montrer une sorte de chrono- logie relative entre quelques-unes des pièces qui composent la Collection hippocratique.

J'ai fait voir, t. V, page 28, qu’il est un bon nombre de propositions communes entre les 4 pho- rismes et les livres des Épidémies., J'aïétabli, 16. p.32, queles Épidémies peuvent servir soit à corriger dans les Aphorismes des fautes qui y sont depuis la pre- mière copie livrée au public dans l'antiquité, soit à suggérer une interprétation qui est la véritable. En un mot, cette comparaison, faite minutieusement, témoigne qu’en plusieurs cas les observations et remarques consignées dans lés Épidémies ont été employées pour rédiger les propositions générales parallèles qui figurent dans les 4phorismes. l'en résulte donc de toute certitude que les Épidémies, du moins en ce qui concerne ces propositions, sOnt antérieures aux 4phorismes. -

On doit considérer comme un des livres les plus récents de la Collection, les Prénotions de Cos: . Cette compilation été faite à l’aide de morceaux iextuellement empruntés à plusieurs des traités

que nous possédons. Voy. en preuve quelques re2 marques que j'ai mises là-dessus dans 7 Argument du Traité des semaines, p. 628:

Les livres qui ne sont que des extraits, tels que le Mochlique, par rapport au Traité des fractures et des Articulations, et le Kvre de la Nature de la femme, par rapport à ceux dés Maladies des fem- mes, sont, cela va sans dire, postérieurs ceux dont ils émanent. |

PRÉFACE. vu

La composition du livre du Régime dans les maladies aiguës est, d'après le diré même d’Hip- pocrate, venu après les deux éditions des Sentences cnidiennes. De là, on peut croire; sans pourtänt que cela soit tout à fait sûr, qu’un des livres eni- diens qui se trouvent dans la Collection hippo- cratique, c'est-à-dire le deurième Livré des. ma- ladies, qui paraît tenir de près aux Sentences cnidiennes; est, lui aussi, antérieur au traité du Régime dans les maladies aiguës.

Dans l’Argument du Traité des chairs, p+ 571, j'ai constaté, entre ce livre et celui de la Vature de l'enfant, un rapprochement qui ne permet guère de douter que le premier ait fait un emprunt au second. :

-Ce sont autant de remarques qui fournissent quelques lumières à celui qui étudié Collection hippocratique dans sa constitution intérne et cher- che à se faire une idée du mouvement scientifique considérable qui y est représenté.

ΠῚ. M; Meinecke à publié un mémoire sur les noms propres qui sont dans les Épidémies‘, I] est vrai, comme il le remarque, qu'un livre tel que les œuvres hippocratiques, contient nécessairement uñe somme non petite de notions archéologiques ayant pour le philologué un intérêt plus qu’ordi- naire et profitant par plus d’un côté à l'érudition; mais il est vrai aussi que, pour en tirer bon parti,

: Ueber die Epidemien des Hippocrates, besonders in Rücksicht auf grie-

chische Namenkunde ; lu à la classe philosophico-historique de l’académie rôÿale des Sciences de Berlin, séance du 25 octobre 1852.

VIH PRÉFACE.

rien de mieux que la main d'un homme aussi versé que M. Meinecke en la connaissance de la littéra- ture grecque.

Dans πος ρος relatif aux Epidémies, ΕῊ, page 14, j'ai entamé quelques recherches sur la clientèle des Hippocratiques. À ces premières no- tions, M. Meinecke en a ajouté d’autres fort inté- ressantes, en ce qu’elles montrent les médecins hippocratiques en relation avec les premières fa- milles de la Thessalie et avec des hommes qui appar- tiennent bien à l’époque l’histoire place Hippo- crate, de sorte que tout concorde et concourt.

Il y avait en Thessalie, à Larisse, une illustre famille, les Alévades, dont Simonide, longtemps avant Hippocrate, fait mention. (Voy. Théocrite, . XVI, 34; et son Scholiaste.) Un Alévas est men- ΞΞΞ: Ép. 1, 1,10.

Il est parlé, Ép. V, 25, à aies d'une do- mestique de Dyseris: Dyseris, on le sait par Théo- crite, #b., et par Aristide, Orar. X, p. 137, Dind., appartenait aux grandes familles de Thessalie.

Comme l’ancienne Dyseris, dont parle Simonide, fut mariée à un Échécratidas et que ce nom était particulièrement fréquent dans la famille des Alé- vades, il ne paraît pas douteux que l’Échécrate nommé Ép., VII, 78, ne doive être considéré comme appartenant à cette famille.

Un nom non moins célèbre dans la famille des Alévades est Simus. Un personnage de ce nom était à la tête du parti qui ouvrit à Philippe de Macédoine le chemin à la domination sur la Thes-

PRÉFACE. IX sale. De ce Simus doit être. distingué un Simus plus ancien, qui, dans Simonide (Voy. le Scholiaste de Théocrite, 1. c.), est dit le père d’un Alévas, aieul de la famille. À un troisième Simus, intermé- diaire entre les deux, se rapporte vraisemblable- ment le Simus nommé Κρ. V, 53.

‘Il est parlé, Ép. V, 46, de Palamède de Larisse d’une façon qui paraît indiquer la maison d’un noble. Le médecin hippocratique fut appelé pour y traiter le maître d’écurie, et un maître d’écurie ne peut guère se trouver que dans une grande maison. À ce propos, M. Meinecke remarque que, d’après Thucydide, ΗΠ, 22, Polymedès et Aristo- noùs de Larisse appartenaient au parti qui combat- tait le gouvernement des Alévades. Il est donc vraisemblable qu’en place de Palamedès dans Hip- pocrate, il faut lire Polymedès, d’autant plus que Po- lymedès se trouvenommé ailleurs , Ép: VE, 8, 18᾽.

On peut aussi compter comme appartenant aux grandes familles de Larisse Gorgias, Ép. V, 411; Antimachus, Ep. V, 48; Eumelus, Ép. V, 23; Hippolochus, Ép. IV, 31; Theophorbus, Ep. N 47; Ænesidemus ÉD, 19; Hipposthenès, Ép. Y, 44; Scamandre, Ép. Υ, 15; Eudème, Ép. V, 20; Apellæus, Ép.V, 22 ; tous ces personnages sont dits expressément de Larisse, à l'exception du seul Hip- polochus. Mais M. Meinecke ne doute pas qu'il ne fût aussi de cette ville;-car Eusèbe, Can. chron.,

1 Là, le texte est οἷον Φαρσάλῳ Πολυμήδει. M. Meinecke pense qu’il faut considérer Φαρσάλω comme un nom propre d'homme , et lire, avec Pal- ladius, οἷον Φαρσάλῳ χαὶ Πολνυήδει,

x PRÉFACE. page 181; cite parmi les princes thessäliens, un Hip- polochus de Larisse, fils d’Alexippus; Tite-Live, XXXVI, 9, fait mention de celui-ci, et Polybe nomme souvent, entre autres V, 70, un Hippolo- chus thessalien. Ce qui prouve que l’Hippolochus d'Hippocrate était un homme riche et puissant, c'est qu’il possédait un village. Cette indication de M. Meinecke mérite d’autant plus l’attention que de la sorte on trouverait un lien de plus entre le 1V- li= vre des Épidémies et le Ὑ", relations qui sont rares, comme on peut le voir dans ma dissertation sur la division de cinq livres des Épidémies, τ, V, p. 3: On trouve encore plusieurs personnages indi- qués comme possédant des villages : Bulagoras, Ép. IV, 35; Ampbhilochus, Ép. IV, 35; Sosileos, Ép. IV, 30; Médosades, Ép. IV, 45. De pareilles désignations font voir certainement qu'il s’agit d'hommes riches; mais rien n’indique s'ils appar- tiennent à la Thessalie ou à un autre pays: : Un Antilochus, Κρ. Il, 4, 40, ést nommé à côté d’Alévas. D’une part on sait que les copistes ont confondu les noms d’Antilochus et d’Antio- chus; d’autre part on sait par Théocrite; L ἃ., et par d’autres auteurs, qu’Antiochus fut le nom plusieurs personnages d'une même famille, à La- rissé, souvent alliée celle des Alévades. Il'ést donc vraisemblable que, dans le passage hippôcra tique, au lieu d’Antilochus, il faut lire Antiochus. Comme Scopas est un nom des princes de la Thessalie, M. Meinecke pense qu'il faut voir ui de ces Scopas dans celui qui est nommé, Ép. Il, 3, 443

PRÉFACE. xt mais cela me paraît tout à fait douteux. En effet, par un autre ordre de considérations, par l'examen de lafféction qu’éprouva ce Scopas, j'ai été con- duit à croire qu’il est non pas de Larisse, mais Périnthe; dès lors il n’aurait plus rien de corimun avec les princes thessaliens.

Quoi qu’il en soit de ce dernier cas, il résulte des curieuses rechérchés de M. Meinecke, que les médecins hippocratiques ont exercé leur art à La- risse parmi les familles les plus considérables de la Thessalie, Ceci ne contribue pas peu à mieux asseoir et à mieux déterminer tout ce que lon sait sur le rang qu'Hippocrate occupait parmi les hommes de son temps.

Il faut remarquer aussi que Anaxenor et Poly- phantes, cités Ép. VII, 112 et 114, comme étant d’Abdère, figurent en qualité de magistrats sur dés médailles de cette ville ; c’est un nouveau point de repère entre les médecins hippocratiques et les per- sonnages considérables des villes ils exerçaient.

IV. Dans son travail, M. Meinecke a divisé les noms propres dés Épidémies en. trois groupes : ceux qui, jusqu’à présent, ne figurent dans aucun ouvrage onomatologiqué ; ceux qui sont altérés ou suspects d’altération ; ceux qui étaient connus seulement comme noms mythologiques ou héroïques, et non pas comme appellations usitées dans la société.

Noms qui n’ont pas encore été notés : Agésis, Ép. V1, 4, 4; Aglaotelès, Ép. V, 65; Agrianus, Ép. VE, ἧς Amphiphradès, Ép. VII, 12; Ane-

ΧΙ PRÉFACE.

chetus, Ep. VIE, 46; Apellæus, Ép. V, 22; Aristo- cydès, Ép. I, p. 644; Harpalidès, Ep. VIE, "6;

Apomotus, Ep. VIE, 97; Empédotime, Ép. Il, 3, 4;

Erasinus, Ép. 1, p, 102*; Eratolaüs et Bratyllus.

Ép. NUL, 3 et 105 ; ξύνες Ép. V, 97; Her- moptolème, ÆÉp. VIl, 11 et 14; Théophorbe, Ép. V, 11; Cænias, Ép. VII, 4; Cleogeniscus, Ép. V, 65; Cleocydès, Ép. VIL 1; Cydis, Ép. VII, 5; Coüs, Ép. Il, 2, 23; Léophorbidès, Ép. VII, 23°; Métron, Μέτρων, Ép. VII, 18, nom singulier en place duquel il faut peut-être lire Μήτρων ou Μέτων ; Mnesianax, Ép. VII, 45; Neopolis, Ép. V, 99, et VII, 30 *; Nicoxène, Ép. VII, 80; Prodromus, Ép. VII, 22; Posidocréon, Ép. NII, 35; Panti- midès, Ép. IL, p. 60; Posidonie, Ép. VI, 7,2; Sosiléos, Ép. IV, 30; Stymargès, Ép. Il, 2,4, et Il, 4, 5; M. Meinecke, contrairement à l’opi- nion de Galien dans son Glossaire, pense que c’est un nom propre €t-non ‘un sobriquet donné par dérision; c’est aussi l'opinion que j'ai suivie ; Scomphus, Ép. NV, 3; Terpidès, Ép. VIL, 97;

Temenès, Ép. IL, 4, 7; IV, 25, IV, 26, et VI, 2, 49:

Phaëthuse, Ép. VI, 8, 32 ; Philotimès ou Philo- timas, Ep. VIE, 124 ; Philistés ; Ép. II, 2, et Phi- listis, Ép. VI, 1205; Phrynicbides Ép. 1, p. 704;

* Il faut lire ᾿Ἀπώμοτος, comme le remarque M. Meinecke, et non, comme j'ai imprimé, ᾿Ἀπόμοτος, quoiqu'il n’y ait pas de variante.

2 Ἐρασῖνος et non Ἔρασινός.

3 Δεωφορδίδης, et non ἀεωφορδείδης.

: Νεόπολις, et non Νεάπολις.

3 Φιλιστὶς ou plutôt, suivant la remarque de M. Meinecke , Φιλίστις.

PRÉFACE. ΧΕΙ Charion, Ép. Π,2, 4; il y a Chærion, Ép. IN, p. 46, et VI, 6, 5; Chartades, Ép. VII, 10 :.

2 Noms corrompus ou suspects de l'étre :

Androphanes, Ép. V, 80; si ce nom était bon, il devrait être accentué ᾿Ανδροφάνης, et non Ἀνδρο- φανής: mais il faut lire, d’après le manuscrit C, ᾿Ανδροθάλης.

Artigenès, Ép. V, 20; ce paraît être une altéra- üon d’Antigenès, lecture qu'a en effet le manu- scrit C; peut-être est-ce le même Antigenès que celui qui est mentionné Ép. IL, 3, 11.

Archigetès, Ép. 1, p. 694. Archigetès ne peut guère avoir été un nom propre. Les manuscrits ont ἀρχηγέτης, et c'est la vraïe lecon; mais il faut y voir, non pas le nom d’un homme, mais l’épithète du Dieu sous les auspices duquel la colonie avait été fondée. M. Meinecke fait remarquer qu’il y a ainsi dans les Épidémies plusieurs désignations de lieux consacrés.

Ἄσανδρος, Ép. VIL, 54. Ce mot n'offre en soi au- cune difficulté ; mais, comme les manuscrits va- rient et que le manuscrit C a Ὀσάνδιος, M. Meinecke pense qu'il faut lire en deux mots Σάνδιος, Le fils de Sandis. Sandis est un nom tout à fait accrédité.

Αὔδελλος, Ép. VIE, 34. Dans le passage parallele, ἔρ. Υ, 96, ce nom est ‘écrit Bios; et, quoiqu'on n’en connaisse aucun autre exemple, on pourrait s’y tenir, car Strabon cite un certain Βίλλαρος à

1

l'égard duquel Βίλλος se comporte comme Κύλλος

11 faut écrire Χαρτάδη et non Χαρτάδει, de même que Εὐτυχίδῃ et non Εὐτυχίδει, Ép. VII, 67 ; remarque de M. Meinecke.

XIV . PRÉFACE.

l'égard de Κύλλαρος. Mais l’autre forme du nom, Ép. VII, 34, est trop singulière , quelque altérée qu’elle paraïisse, pour être née de Βίλλος par er- reur. En cohsidérant les variantes, M. Meinecke pense que Ἄδδελος est la forme véritable, bien qu'il n’en existe aucun autreexemple à sa connaissance. Il regarde ce nom comme phénicien, n'y ayant rien d’impossible à ce qu’un Phénicien eût pris du service militaire dans la Thrace. Ne trouve- t-on pas dans les Épidémies la mention d’une femme esclave qui était de l'Idumée, Ép. HE, 4, 5°?

Dyschytas, Ép. VII, 34, doit être, sans aucun doute, remplacé par ἡραόμος, donné par V, 85.

Hécicon, Ép. V, 30 et 31, doit, sans doute, être lu Hécaton.

Ἔξάρμοδος, Ép. VII, 35. Ce mot est inadmissi- ble. Le texte est Ἐξαρμόδου παιδίσχος, qu'il faut écrire ἐξ ‘Apuodiou παιδίσχος, le jeune esclave de la maison de Harmodius.

Déalcès, Ép. ΠΙ, p- 142, mot inadmissible, du- quel il faut rapprocher la forme Éléalcès, qui se trouve VII, 132. Vu les variantes, la lecon véritable est Déléarcès, qui est dans le texte du commen- taire de Galien.

"Evyvotc ; “Ενμύριος, Ép. IV, 51 et 52, Il faut lire ἐν Μύριος, la jeune fille ans la maison de Myris?. as Le texte est % οὐδὲ αἷμα ἐγένετο, en place de quoi M. Meinecke lit : ἰδυμαία ἐλέγετο. La vérité est que ἐδυμαία est donné par plusieurs mss.; mais ἐγένετο se trouve dans tous et même dans plusieurs citations de Galien que j’ai rapportées; la chose reste donc douteuse.

? On lit, Épid., IV, 11,6 Mnrpogévrov; plusieurs mss. ont 6 ἐν Μητρο-

φάντον Le garçon de la maison de Métrophante. M. Meinecke pense que c'est la véritable leçon.

- PRÉFACE. x9 Μυριοχαύνη, ἄρ. 11,4, 12. Ce mot a beaucoup embarrassé même les interprètes de l'antiquité ; voyez les notes sur ce passage. Rejetant les δη-- ciennes explications, M. Meinecke propose de lire Μύριος χαύνη, Pesclave chaunienne de Myris. Les Chauniens étaient une peuplade de la Thesprotie.

M. Meinecke pense, ce qui est vrai, en effet, que, en certains cas, les exemplaires mêmes dont se servaient les anciens avaient des fautes qui les ont induits en erreur. On lit, Ép. VI, 8, 22, οἵα ἐν πληνῷ. Les commentateurs qui admettaient cette leçon disaient que Plènos était le nom d’une loca- lité, sans pouvoir indiquer elle était. D'au- tres exemplaires portaient ὡς σπλὴν οἴω. Ceci, dit M. Memecke, conduit à la vraie lecon, qui est sans doute ὡς ἐν Πλινθίῳ, comme l’homme habi- tant le Plinthium ; le plinthium étant le nom d’un quartier, probablement du marché, comme à Tégée dans le Péloponèse; voyez Meinecke, Vin- diciæ Strab., p. 119.

Il trouve un autre exemple de ces anciennes lecons vicieuses dans Ép. Il, 2, 8 : σεράπις. On peut voir dans les notes sur ce passage l'explication donnée par Galien en son Glossaire. Profitant d’une variante fournie par C, M. Meinecke lit Σέρα παῖς, la fille de Seras ; Seras est un nom spartiate, duquel il se trouve des exemples dans le Corpus inscr., 4279 et 1384.

Ἡγησιστράτιος, Ép. IV, 25. M. Meinecke suspecte ce nom et pense qu'il faut lire ‘Hynsisreæros, attendu que la forme allongée des noms composés avec

XV£ PRÉFACE. στρατὸς ne se trouve que dans la grécité du moyen âge.

Θρίνων, Ép. V, T6, n'étant susceptible d’aucune explication apneloe ini doit être remplacé par Ῥίνων, qu’il faut mettre aussi dans le passage paral- lèle, Ép. VII, 38, en plare de ζήνων; car les ma- ᾿ nuscrits ont ῥήνων et five.

Κλινία, Ép. IV, 48, a été pris pour un nom de femme; mais le masculin KAvix ou Κλεινίας ne peut donner au féminin Κλινία ; or les manuscrits ont λινία, et nous sommes à Ænos, ville de la côte de Thrace ; en conséquence M. Meinecke lit Αἰνία.

Κρατίη, Ép. 1, p. 650, est donné comme nom de femme, mais il est mal formé; et, venant de Κράτης, il devrait être ou Κράτεια Ou Κράτις ; c'est, en effet, à cette dernière leçon que conduit le manu- scrit À, qui a, non χρατίη τῇ, mais td, en place de quoi faut lire Κράτιδι τῇ.

Κλόνιγος, Ép. VII, 115: lisez : Κλόνηγος, avec le manuscrit C.

Cléonactidès, Ép. 1, p. 698; lisez, avec les ma- nuscrits, Cléanactidés.

Κυρήνιος, Ép. V, 29. M. Meinecke regarde ce nom comme corrompu, mais sans pouvoir le restituer.

Λεάμδιος, Ép. IV, 41, mot inexplicable; la leçon primitive était peut-être Λεάνδριος.

Μελιδίη, Ép.1, p. 116, nom altéré; la rs est incertaine, peut-être Μελησίη, nom conservé par Suidas, ou Μελιτίνη, voyez Franz, Corpus enser., Vol. TT, p. 1141.

Νέριος, Ép. V, 50, παρθένος τοῦ Νερίου. Le nom

PRÉFACE. | = XVIL

Népo n'est pas sans exemple; mais l’article, que notre auteur n'emploie que très-rarement dans de telles liaisons, montre qu’il y ici quelque altéra- uon. M. Meinecke propose τοῦ Δερίου, la fille de lhomme Pile de de Leros ; Hippocrate désignant souvent ses malades par le-nom de leur pays, par exemple Πάριος, Κ᾿». ΠΙ|, p. 102, et Αἰνιήτης, Ep. V, 61*.

᾿Ονισαντίδης, Ép. VII, 78; lisez : Ὀνησαντίδης, nom patronymique qui suppose un simple Ὀνήσας.

Τηχομαῖος, Ep. IV, 24, παρὰ Τηχομαίῳ ἀγορηνόμου θυγάτηρ, la fille de l'intendant du marché qui se trouvait chez Tecomeus. Le nom est corrompu, puisqu'on ne peut y discerner aucune étymologie: M. Meiïinecke veut qu’on lise : παρὰ τῇ Κόμεω ἀγορηνόμου θυγάτηρ, a fille d’un intendant de marché (ou plutôt, à cause de l'absence de l’article, pre- nant ἀγορηνόμου pour un nom propre), la fille d’A- gorènome , laquelle habitait chez la femme de Co- mès. Le nom Kôuns, avec son génitif ionien Κόμεω, est donné par Chœroboscus dans Bekker, 4recd., p- 1188.

φιλὶς, Ép. IV, 4, est un nom de femme, comme l'accent l’indique.

φιλία, Ép. VII, 35; il y a, dans le passage pa- rallèle, V, 97, Φίλη; c’est cette dernière forme qu’il faut prendre; Φιλία est suspect, ne füt-ce que par l'absence de l'ionisme.

: L'homme de Paros, et non, comme j’ai traduit, l’homme de Parium. 2 D’après Galien , dans son Glossaire, αἰντήτης signifie l’homme d’Ænos ; mais il a confondu Æuos et Æuia, TOM, VIN. b

XVII Σ : PRÉFACE.

Noms mythologiques et héroïques qui étaient passés dans Pusage de la vie civile :

Andreus, Ép. V, 4. Toutefois, comme les ma- nuscrits ont des variantes, il serait possible qu'il fallût lire Andreas: |

᾿Αχέχῳος, Ép. IV, 6. Ce nomappartient vraisem- blablement à la Thessalie, on cite un fleuve de ce nom dans la Phthiotide. Les Thessaliens étaient unie peuplade venue de la Thesprotie; et lon con- coit très-bien qu’il y ait eu, dans leur nouvelle pa- trie, le nom d'un fleuve de leur séjour primitif. Le ᾿ même nom doit être rétabli Ép. ll, 2, 18, on ht χει δὲ ὡς ἐγὼ dinar τὰ ᾿Αρχελάου πρὸς τῷ κρημνῷ: Mais deux manuscrits ont ᾿Αχελώου", et deux autres ᾿Αρχελώου; ce qui conduit également à ‘AyeXéov. Six manuscrits ajoutant ὡς devant τὰ; M. Meinecke prend cette lècon et traduit : 1 demeurait, je crois, oùse trouve la maison d'Acheloüs. y des exem- ples de ὡς dans la signification de localité; et quant à ᾿τὰ ᾿Αχελῴου; pour signifier {a maison ou le- domaine d'Achéloüs, il ÿ en a plusieurs exemples dans Hippo- crate : Ep. I, p. 684; III, p. 52, et III, p. 54°.

Ἡρακλῆς, Ép. H, 2,44. Cépendant M. Meinecke douté que ce nom ait jamais été en usage dans la vie-ordinaire, etil pense qu'il faut lire ici Ἡραχλείδη, ce à quoi conduit aussi le manuscrit C, qui Ἡρά- χλειδες ; comparez Ép. IV, 34.

Thestor, Ép. IV, 9.

Le manuscrit C a iyduar, ce que M. Meinecke préfère. * Dans ce dernier exemple, πλησίον τοῦ Πυλάδου ᾧχει. les manuscrits ont τῶν, qui doit être préféré.

PRÉFACE. XIX

Hippothous, Ép. NE, 8,40:

Cecrops, Ep. IV; 25.

Cleochus, Ep. VH, 47.

Minos, Ép. IV, 39; mais comme le manuscrit Μίνωνος, il faut peut-être lire Μίκωνος ᾿Αμεΐνωνος.

Μεραμὸς, Ép.IV,20; τῷ Μεγάρεος, ou plutôt Μεγαρέος.

Υ. J'ai réservé pour un paragraphe à part un nom propre que j ai supprimé et que M. Meinecke réta- blit: Comme il s’agit d’un endroit difficile à plus d'un titre, je vais, avant toute discussion, mettre, à la suite lesuns dés autres, les passages nécessaires.

Ép. IV, 1 : « Après les neiges on eut le vent du midi et de petites pluies; descoryzas éclatèrent avec fièvre et sans fièvre; chez un qui avait antécédem- ment souffert dans le milieu de la mâchoire, le mal 56 jeta à droite sur les denis, les sourcils et l'œil. »

Ép. AV, 40 : « Les médicaments mis dans les na- rines, quand il y a fièvre : si la douleur se calme, il coule des humeurs épaisses par le nez; si ni la dou- leur ni la fièvre ne cèdent, des humeurs ténues et peut-être enflammées. Ainsi il coula des humeurs ténues chez Hégésippe, à qui on mit un errhin pour la nuit; mais des humeurs épaisses chez l’eu- nuque résidant à Corinthe; s’il le faut, gratter les dents; le poivre’. »

: Τὰ ἐντεθέντα ἐς τὴν five, ἣν πυρετήνωσιν, ἣν μὲν λυθῇ À ὀδύνη, παχέα χατὰ τὸν μυχτῆρα ῥεῖ" ἣν δὲ μήτε ὀδύνη μήτε πυρετὸς, λεπτὰ χαὶ ἴσως πυ- ρώδεα, οἷον τὸ μὲν λεπτὸν Ἡγησίππῳ ἐς νύχτα προσθεμένῳ᾽" τὸ δὲ παχὺ τῷ ἐν Κορίνθῳ εὐνούχῳ εἶ δεῖ. τὸ σχαλεύειν πέπερι. On peut voir dans les variantes que le texte de vulg. était pour la fin : τῷ ἐν Κορινθῷ εὐνου- χοειδεῖ τῷ Κελεύρεος ἦν. Πέπειροι. Je ne reviens point sur πέπειροι. qui

doit être lu en effet πέπερι, et je rappelle que le manuscrit ( la variante σχελέδρεος.

xx PRÉFACE.

Ep. VI, 6, 13 : « Chez ceux qui, souffrant des dents, ontun écoulement ténu venant de la région sourcilière, chez ceux-là un errhin fait avec du poivre et bien appliqué amène le lendemain un écoulement épais, pourvu que les autres accidents ne l’emportent pas; chez Hégésippe, le somnifère* introduit ne fut pas le plus fort;"mais Hégésippe avait eu les dents grattées avec un peu trop de force. » |

Ép. IV, 52 : « La fille d'Enmyris (voy. plus haut p- xv, la correction de M. Meinecke) eut de la fièvre, et ils’écoula de l'oreille une humeur purulente vers le huitième jour. Il y en eut aussi qui avaient une dent cariée; se fixait une douleur, et parfois il se formait tout autour une suppuration. »

Ép. VU, 25. «La dent d'Hégésistratius (voy: plus haut, page xvr, la remarque de M. Meinecke sur ce nom) : lui, avait une suppuration près de l'œil ; il se forma une suppuration vers la dernière dent; aussitôt, guérison complète de l'œil; un pus épais venait par les narines ; à la gencive, des lam- beaux de chair, petits, ronds, se détachèrent ; chez lui il semblait devoir s’opérer une. suppuration à la troisième dent, puis cela se détourna, mais tout à coup se tuméfèrent les mâchoires et les yeux. »

Ép. VI, 6, 12 : « Les oreilles en été : rupture de l'abcès au cinquième jour, quelquefois même plus tard ; les tumeurs aux gencives et à la langue abcè-

᾿ Ἡγησίππῳ γὰρ τὸ ὑπνιχὸν ἐντεθέν.... Je doute maintenant beaucoup de la leçon ὕπνιχόν: j'y reviendrai un peu plus loin,

PRÉFACE. XXI

dent le septième, et particulièrement les suppura- tions dans les narines. »

Je regarde tous ces paragraphes comme se ratta- “chant à une seule et même affection qui a fourni, suivant moi encore, la proposition, Ép. IL, 4,7, ilest dit que, la crise par l’expectoration, par F ‘hé- morrhagie, etc., faisant défaut, il-y a des dépôts sur les dents, sur les yeux, sur le nez. Quand on exa- mine les différentes connexions de ces passages, on reconnaît qu ils tiennent à cette grande épidémie de Perinthe pour laquelle je renvoie au sixième livre des Épidémies (1. V , p- 260). Au résumé que j'en αἱ donné il faut ajouter ces inflammations et ces sup- purations des oreilles, des narines et de la bouche. Du reste, voyez, sur ce point, ce que j'ai mis en tête du paragraphe 25, Ép. IV.

Cela étant, la conjecture de M. Meinecke, qui veut qu’au lieu de lire ἐν ss on lise ἐν Πε- ρίνϑῳ, se trouve justifiée. 1] s'appuie surtout sur un passage de mon argument aux livres des Épidémies, t. V, p. 10, l’on voit que les Hippocratiques avaient beaucoup exercé leur art à Périnthe; mais ceci était trop général pour effacer, sans manuscrit, un nom de lieu dans le texte, au lieu que la con- nexion des cas pathologiques, si elle est réelle comme. je le pense, détermine positivement l'en- droit l'observation fut recueillie. -

M. Meinecke prend en main la défense de la le. çon cxeke6péoc du manuscrit Ο. Du moment qu'un homme aussi versé dansl’onomatologie grecque ne trouve aucune difficulté à recevoir ce nom, je retire

XXI | PRÉFACE. à ma conjecture, qui m'avait été suggérée surtout par l’étrangeté de ce nom; et on lira, Ép. IV, 40 : τὸ δὲ παχὺ τῷ ἐν Περίνθῳ εὐνουχοειδεῖ τῷ Zuskebpéos ἦν " πέ- περι; mais des humeurs épaisses à lhomme d'appa- rence d'eunuque résidant à Périnthe et appartenant à Scelebreus ; le poivre. I reste certain que, dans ces cas, les médecins hippocratiques employèrent le poivre en errhin; il reste certain aussi, par le passage parallèle, Ép. VI, 6,13, qu'ils gratièrent les dents; c’est ce qui m'avait suggéré σκαλεύειν ; mais, quand un texte peut aller, il est plus sûr de n’y rien changer.

Dans ce même passage, Ép. NI, 6, 43, il est un mot auquel, dans le temps, je n’osai pas tou- cher, mais qui maintenant ne me paraît pas pou- voir être supporté. Il s’agit de τὸ ὑπνικόν. Ce n'est pas un somnifère qu’on mit en errhin, ce fut du poivre; on d’ailleurs la vraie leçon donnée par le passage parallèle, Ép. IV, 40; c'est ἐς νύχτα ; on mettra donc ἐς νύχτα au lieu de ὑπνιχὸν, et l’on tra- duira : Chez Hégésippe, l'errhin mis pour la nuit. .…

VI. M. le docteur Landsberg, de Breslau, a pu- blié une bonne dissertation sur la peste d'Athènes’.

L'intérêt ne cesse jamais de s’attacher à ces gran- des épidémies qui ravagent les sociétés et effrayent les hommes. Comme, fort heureusement d’ailleurs, elles ne se reproduisent qu’à des intervalles éloi- gnés, la connaissance n’en peut être acquise que par le travail collectif des générations, c’est-à-dire

! Ueber die in Attica zur Zeit des Peloponesischen Krieges herrschende Pest, eïne Nachlese.

PRÉFACE. XXIU

par l’histoire. Et-comme, d’un autre côté, elles at- tirent vivement l'attention, soit par rapport à la théorie ( quoi de plus obscur que leur étiologie? ), soit par rapport à la pratique { quoi de plus meur- trier que leurs apparitions ?), l’histoire bien dirigée . s'occupe de jour én jour davantage de les décrire et de les comparer pour parvenir à én faire, s’il est possible, un système. Ce sont des considérations de ce genre qui ont conduit M. le docteur Lands- berg dans la composition de son travail, et je suis heureux de revenir, avec un si bon guide, sur un sujet qui m'a déjà occupé. Voy. t. V, p. 63.

Fixons tout d’abord le point du débat. M. Lands- berg est d’avis que la peste d’Athènes fut le typhus pétéchial si souvent observé par les modernes dans les armées, dans les hôpitaux encombrés, dans les prisons, etc.;, et qu'elle maquit dans cette ville par des causes tout à fait locales. Au contraire, mon opinion, se conformant à celle de Hecker, est que l'épidémie qui sévit à Athènes ne fut qu'un épisode dans une grande maladie dévastatrice de beaucoup de pays, et qu’en conséquence, très-vrai- semblablement, elle diffère du typhus pétéchial.

Le premier et le plus fort argument de M. Lands- berg est tiré de la situation d’Athènes à cette époque. La guerre du Péloponèse avait éclaté; et, conformé- ment à ladmirable plan de Périclès, les Athéniens se renfermaient dans leur ville imprenable, laissant les Lacédémoniens dévaster leurs campagnes ; puis ils prenaient leur revanche à l’aide de leur marine, qui alors n'avait point de rivale. Mais,

XXIV PRÉFACE. tant que l’armée lacédémonienne était dans l’Atti- que, les gens de la campagne cherchaient refuge à Athènes avec toute leur famille; de un encombre- ment extrême dans cette grande ville, c’est-à-dire la condition essentielle au développement du typlius pétéchial. On est donc tout porté à croire qu'en ef fet il s’y développa; et, si on ne connaissait que ces deux choses, l'encombrement et la maladie fé- brile qui éclata, on serait inévitablement conduit à y voir le typhus. A la vérité, il y eut autre chose, à savoir que la maladie régna ailleurs qu’à Athènes ; mais M. Landsberg en tient peu de compte, ou plu- tôt il écarte cette objection en rappelant que Thu- cydide dit expressément que la maladie fit explo- sion à l’improviste parmi les Athéniens (ἐς δὲ τὴν ᾿Αθηναίων πόλιν ἐξαπιναίως ἐνέπεσε): ce qui donne à penser que pour Thucydide la maladie était sans _ connexion avec celle qui régnait ailleurs. En troi- sième lieu, M. Landsberg fait remarquer que Thu- cydide rapporte seulement comme un bruit ( ὡς λέγεται) l’origine éthiopienne de cette peste; la ma- lignité en fut si grande tout d’abord que les Athé- niens accusèrent les Péloponésiens d’avoir empoi- sonné les puits du Pirée, localité se montrèrent les premiers cas; et M. Landsberg pense que Thu- cydide ne rappela les dires sur l’Éthiopie que pour effacer de la mémoire ces haïneuses impressions. Quant aux symptômes en eux-mêmes, ils sont tels que rien n’empêche d’y voir ceux du typhus, quoique rien n'empêche, non plus, de les rappor- ter à quelque fièvre différente. Car on sait combien

PRÉFACE. XXY les fièvres éruptives présentent de variétés dans leurs transformations épidémiques. Ceci soit dit en passant pour ceux qui chercheraïent dans l'étude seule des symptômes la solution de la difficulté qui nous occupe ici.

M. Landsberg pose quelque part dés sa disser- tation qu'il ne faut pas perdre de vue un seul mo- ment la description de Thucydide; car ce n’est que par elle, en la comprenant bien, que nous pouvons arriver à un résultat, si un résultat est possible. Il importe donc de le suivre pas à pas avec toute l’at- tention que méritent l'importance du sujet et la gravité de l'historien.

Tel est aussi mon avis. En conséquence, lais- sant de côté la mention hypothétique de l'Éthio- pie, mais remarquant que Thucydide affirme posi- tivement que la maladie s’étendit en Égypte, en Libye, et dans la plus grande partie de la terre du grand roi, remarquant, en outre, qu'il ajoute, comme un bruit, il est vrai, qu’elle avait régné à Lemnos et en d’autres lieux, je ne puis me dispen- ser de faire entrer ces renseignements dans lhis- toire de la maladie. Il est clair que, pour Thucy- dide lui-même, la peste d’Athènes n’était pas chose isolée, et qu’il la rattachait à l'épidémie qui avait sévi dE l'empire des Perses. Je ne vois aucun moyen d’écarter ces dires de l'historien ; ils pèsent de tout leur poids sur la nature de cette affection ; et, s’il est vrai qu’elle avait régné en Égypte, en io: en Perse, la peste d’Athènes n'est plus une fièvre autochtone, née dans la ville sous des in-

. xvt PRÉFACE.

fluences locales. 11 faudrait donc dire qu’il ÿ eut deux maladies contemporaines, mais isolées ; l’une qui sévit en Orient et qui fut une peste indéterminée ; l’autre qui sévit à Athènes et qui fut le typhus pété- chial. Une telle coïncidence n’est pas facilement admissible; en tout cas, Thucydide n’y crut pas; car il se sert du même mot, la maladie, νόσος, pour désigner et celle de l'Orient, et celle d'Athènes.

Mais, dit M. Landsberg, la maladie éclata sou- dainement dans Athènes. Ceci ne me paraît pas un argument suffisant pour rompre toute connexion. Nous avons vu, en 4832, lors de la grande épidé- mie du choléra, le fléau sauter de Londres à Paris sans intermédiaire; un historien aurait pu dire, comme Thucydide, que tout à coup le choléra fit explosion dans la capitale de la France; ce qui n’empéchait pas qu’il venait de loir et qu'il n'était pas particulier à Paris. Au reste, les grands centres de populations paraissent avoir la propriété d’ati- rer, à longue distance, ces fléaux voyageurs, et il n’y a rien d’étonnant à croire qu’Athènes, si peu- plée en tout temps et chargée alors de tous les campagnards qui avaient reflué dans ses murs, fût subitement envahie, quoiqu’alors la maladie se trouvàt encore loin d'elle

Ce fut par le Pirée, par le port, que l'invasion s'effectua. En effet, dans ces communications pa- thologiques, les ports des villes sont toujours atta- qués les premiers; et, s’il n’y avait pas eu arrivée de la maladie par le dehors, la chance était aussi grande contre la ville que contre le Pirée: L’élec-

PRÉFACE. XV tion du port est un argument qui a une certaine force pour une origine extérieure.

On fait aussi valoir en faveur de la localisation de la maladie à Athènes l'immunité du Péloponèse. Mais d’abord Thucydide ne dit pas que cette con- trée fut absolument exempte; il dit seulement _ qu’elle fut à peine affectée (ἐς μὲν Πελοπόννησον οὐκ ἐσῆλθεν τι χαὶ ἄξιον λόγου). Puis, quand même le Péloponèse aurait été exempté du fléau, cela ne suffirait pas pour la conclusion qu'on veut tirer. Ainsi, dans le choléra, que je prends encore pour exemple, tandis que la France était ravagée en 4832, une de ses grandes villes, Lyon, et la cam- pagne environnante, étaient épargnées.

Scinder le témoignage de Thucydide est impos- Sible. Il dit que la maladie régna dans plusieurs contrées autres que l’Attique. Il faut le croire, et dès lors nous n'avons plus affaire à une maladie engendrée à Athènes; il s’agit d’une maladie dont le domaine fut bien plus étendu, et dont les causes furent tout autres que des causes locales. Ce ne fut certainement pas la peste orientale; pour décider cela, les symptômes suffisent; quand les bubons manquent, la peste est absente. En ceci je suis tout à fait de l’avis de M. le docteur Landsberg; je suis encore de son avis quand, dans la peste d’A- thènes, il voit une fièvre éruptive; mais je me sé- pare de lui quand il la prend pour un typhus pé- téchial d’un encombrement. Je me tourne du côté de Hecker, qui en fait une maladie à part ré- gnant dans l’antiquité par grandes épidémies et se :

XXVIL, PRÉFACE, rapprochant, en raison-de son éruption phlycté- noïde et ulcéreuse, de la variole des modernes. Je dis se rapprochant, mais je ne l’identifieaucunement avec la variole. C'était une fièvre éruptive diffé- rente de la variole, ai-je dit t. I, p. 122, et t. V, Ρ. 69; j'ai cherché à établir que la peste d’Athènes a, il est vrai, des ressemblances considérables avec la petite vérole, mais qu‘ ‘elle en diffère, gout : sm l'existence de la petite vérole n’est attestée qu’à partir du vi siècle de l’ère chrétienne. Mon opinion est donc que la peste d’Athènes ne rentre dans aucune des affections qui sont décrites dans nos livres de médecine, et qu’elle appartient à une épidémie qui venait de l'Orient et envahit les do- maines du roi de Perse avant d’envahir l’Attique.

Le lecteur ne se plaindra pas, j'espère, de voir débattre de nouveau devant lui cette question his- torique, et je lui recommande la lecture de la dis- sertation de M. Landsberg ; il y trouvera savam- ment défendue l'opinion contraire à la mienne.

VIL. Il y a dans le livre des Airs, des Eaux, et des Lieux, $ 22, un passage il est dit que les Scythes sont fort sujets à l’impuissance, et que, pour se guérir, au début de la maladie, ils’ se font ou- vrir la veine qui est derrière chaque oreille; après : cette opération, le malade s'endort; puis, réveillé, il se trouve tantôt guéri, tantôt non guéri.

M. Landsberg a essayé de jeter quelque clarté sur ce récit’. Un médecin, M. Upmann, dernier

Ueber die Hippocratische Behandlung der Ischias, Janus 1851, t. I, p. 48

᾿ PRÉFACE, XXIX

traducteur allemand d’Hippocrate, rapproché ce procédé employé par les Scythes de la cautérisa- tion du bout de l'oreille recommandée dans ces derniers temps contre la sciatique. M. Landsberg fait voir d’abord qu'il s’agit, dans le texte hip- pocratique, non d’une névralgie, mais de l’im- puissance; non d’une cautérisation , mais d’une saignée. Toutefois il est porté à croire que, si cer- tains succès obtenus par la cautérisation du bout de l'oreille témoignent d’une relation quelconque entré cette partie et la sciatique, l'emploi de la saïignée aux environs de l'oreille pour l’impuis- sance témoigne aussi d’une relation entre cette ré- gion et les parties génitales.

I! se trouve un mot fort obscur sur lequel, de tout temps, les interprètes ont été en désaccord ; je veux dire xd uarx. On peut voir, t. V, p. 320, note 4, diverses explications qui avaient été don- nées. M. Landsberg pense qu'il faut l'entendre d’une lésion quelconque des organes génitaux pro- duite, chez les Scythes, par une équitation perpé- tuelle; par exemple, l'engorgement du cordon.

M. Landsberg se demande quelles sont les veines qui étaient ainsi ouyertes dans l'opération. Galien, en son commentaire sur Ép., VI, 5, 45, s'était déjà fait cette question, disant qu’il y a, en effet, des veines assez considérables derrière les oreilles, mais que, dans les oreilles mêmes, il n’y en a que de petites à peine visibles. M. Landsberg trouve que même la veine occipitale ou la veine auriculaire postérieure sont beaucoup trop exiguëés pour avoir

XXX PRÉFACE. pu donner une saignée abandante; et il croit qu'il s’agit de la veine jugulaire, dans le voisinage de l'oreille, 5 appuyant sur un passage du livre de la Nature des os, le parcours de la grosse veine jugulaire est décrit dans la direction de l'oreille. M. Landsberg paraît supposer qu'Hippocrate attribue l'impuissance à la saignée pratiquée der- rière les oreilles, tandis qu’elle doit être considérée comme symptôme et suite de l'affection primitive des organes génitaux (κέδματα). Mais, dans le pas- sage cité, Hippocrate attribue l'impuissance à l'équitation, et ajoute que les Scythes cherchent à y remédier par l'opération indiquée. Quant à lui, il regarde cette opération comme plus propre à causer l'impuissance qu’à la guérir, persuadé qu'il était qu'il y derrière les oreilles des veines qui, coupées, privent ceux qui ont subi cette. opé- ration de la faculté d’engendrer; or, c'étaient ces veines-là que les Scythes lui semblaient couper. Du reste, cette opinion ne lui était pas particu- lière; on la retrouve aussi chez l’auteur du livre de la Génération, qui dit, $ 2 : « Ceux qui ont subi des incisions à côté des oreilles usent, il est vrai, du coït et éjaculent; mais leur ‘éjaculation est peu abondante, inactive et inféconde ; ; car la plus grande partie du sperme descend de la tête, le long des oreilles, à la moelle épinière; or, cette voie est fermée par la cicatrice qui suit l’incision. » Ainsi, il y.a deux choses : les Scythes, qui essayaient de se guérir de l’impuissance en se pra- tiquant une saignée dans le voisinage des oreilles ;

PREFACE. xxx et Hippocrate, ainsi que d’autres, qui croyaient que de pareilles incisions compromettaient Ια fa- eulté d’engendrer. :

Toutefois, faut-il laisser complétement tomber - le rapprochement fait par M. Landsberg entre une opération quelconque, pratiquée près des oreilles, et: les affections connues sous le nom très-mal ᾿ déterminé de zéduarx? lei se présente le passage d'Ép., VI, 5, 15 : « Pour les xéduzra; inciser les veines aux oreilles’. » Galien, dans son commen- taire, assure que l'expression n’est pas correcte, et qu'il fallait écrire non les veines aux orerlles; mais es veines dans le voisinage: des oreilles; at: tendu que les veines qui sont dans les oreilles sont trop: petites pour être saignées. Malgré ce dire du grand commentateur d Hippocrate; est-il bien vrai qu'il faille changer le texte? Cette proposition d'Ép:; Vi, 5; 45, ne peut pas provenir du livre des Airs, des Eaux et-des Lieux; car la saignée de chaque côté des :ôreïlles est pratiquée par les Seythes contre l'impuissance, et Hippocrate, loin de la recommander, s’en défie, en raison, il est vrai, d'opinions préconçues. Ici, au contraire, l'incision des veines aux oreilles :est recommandée contre les:x{duxra; quelle que soit la lésion que ce mot signifie. Tenons-nous-en au texte tel qu'il est; et nous y verrons-desineisions faites aux oreilles pour remédier à des affections qui occupent les parties inférieures , soit les hanches, soit les or-

41 Κεδμάτων, τὰς ἐν τοῖσιν. ὠσὶν φλέθας, σχάζειν-

XXXIL PRÉFACE.

ganes génitaux. N’est-il pas possible que les Hippo- cratiques aient rencontré quelques phénomènes semblables à ceux qui ont été observés dans la. cautérisation du bout de l'oreille pour la sciatique ? Seulement, auelieu de la cautériser ; ils auraient incisée. En tout cas, il me paraît certain qu'il ne faut pas suivre l'opinion de Galien, ni toucher au texte du passage des Épidémies, puisque ce texte renferme peut-être la trace d’une pratique singu- lière, inconstante dans ses effets, mais qui pourtant n’est pas dénuée de toute réalité. Et en même temps il faut savoir gré à M. Landsberg d’avoir appelé l’attention sur ces obscures notions d’his- toire médicale; car plus nous retrouvons de points de contact entre la pathologie ancienne et la pa thologie moderne, plus nous agrandissons le champ de la science ; et plus nous donnons à la théorie, qui devient de plus en plus féconde pour la pra- tique, sûreté et consistance.

VUL. J'ai dit τ. I, p. 415, que le livre des Préceptes n’était mentionné par aucun auteur an- cien et se trouvait destitué de tout témoignage. Ce qui était vrai alors ne l’est plus maintenant : M. Daremberg a rapporté de ses voyages dans les principales bibliothèques d'Europe d’importantes scolies provenant de manuscrits du Vatican‘. Une de ces scolies est relative au traité des Préceptes; on y apprend que Galien avait écrit un commen- taire sur ce livre, commentaire perdu; que Archi-

Notices et extraits des manuscrits médicaux grecs, latins et français des principales bibliothèques de l’Europe, Paris, 1853, 16 partie, p. 198.

PRÉFACE. XXXIIT

gène en avait parlé, sans doute dans son livre sur les Temps des maladies ; qu’enfin le philosophe stoïcien Chrysippe s’en était occupé, probablement dans son ouvrage sur les Dictions ou sur les Défi- nitions. De la sorte, ce livre des Préceptes, qui manquait de tout appui dans la tradition, se trouve aussi bien assuré qu'aucun autre de la Collection hippocratique, puisque les témoignages qui le con- cernent remontent jusqu’à Chrysippe.

Il faut aussi, grâce à ces scolies, ajouter un commentateur de plus à la liste que j'ai donnée t. I, p. 80-132. Il s’agit d’un certain Pasicrate, qui avait ‘expliqué le Mochlique’. M. Daremberg, rappelant que Galien (Sec. Loc., VIH, 8, t. ΧΗΙ, Ρ- 213) nomme un Pasicrate comme auteur d’une recette d’un médicament diurétique, émet la conjecture que le Pasicrate du commentaire du Mochlique est peut-être le même que celui qui est cité par Galien; ajoutant qu'il serait en même temps possible qu’il fût un des deux Pasicrate dont il est question dans une vieille inscription d’An- cyre : Καπίτωνι Πασιχράτους, Πασιχράτης χαὶ Μηνόδωρος viot αὐτοῦ (voy. Fabr., Bibl. græca, ed. vet., t. XIII, p. 357, et Corp. inscript., ed. Bœck, n°064). .On sait par Athénée (11, p. 58, /) que Ménodore était un médecin érasistratéen; et, si lon en croit une médaille expliquée par Mead (Diss. de nummis quib. a Smyrnæis in medic. honor. percussis, Lond., 1728, VI, p- 68 et

1 Καὶ Πασιχράτης ἐν τῷ ἐξηγητιχῷ τοῦ Μοχλιχοῦ, p. 209.

TOM. VIII,

XXXIV PRÉFACE,

suiv. } il ya eu un Pasicraite de Smyrne apparte- pant à l’école d'Érasistrate. Sans doute c'était le frère de Ménodore ou le grand père de ces deux frères ; le Pasicrate mécanicien pourrait être ou Je grand-père ou le petit-fils. ME

M: Daremberg relève àne confusion que j'ai commise entre Épicéleuste ét Épiclès, tous deux commentateurs des écrits hippocratiques (νου. t. E, p- 91 et 92). J'ai dit τ. 1, Ὁ. 332; que Bacchius avait connu. le traité des “75. des Eaux et des Lieux, me fondant sur ce -que Épiclès, abrévia- teur de Bacchius, avait expliqué un mot de ce livre; mais c'est Épiédeute qui avait mis en un ofdie. meilleur suivant lui, le lexique de Bacchius; et Épiclès était un commentateur indépendant dont le travail avait porté, suivant la liste que donne M. Daremberg”, :sur le traité des Airs, des Eaux et. des Lieux ; sur les Plaïes.de téte, sur le.sitième Livre. des Épidémies ou sur le livre des Articula- tions , sur le Mochlique , sur V'Officiné; sur le cér- quième Livre des Épidémies., εἰ probablement sur le livre des. Humeurs. Ξ

M. Daremberg, p.227, suppose qu'Érasistrate avait expliqué un mot du traité des Articulations, parce que Érotien , au mot äu6nv, p. 86, rapporte une ctecaion qu'Érasistrate avait dos de ce mot. Il est possible, en effet, que le médecin alexandrin ait parlé du traité des Articulations ,

D >. = ._ 2P, 3936.

PRÉFACE. XXXV mais cela n’est pas prouvé par l’article d'Érotien. En effet, le contexte de sa glose: montre qu’il rapporte différentes interprétations du mot 4u6» prises à des auteurs dont rien ne prouve qu'ils aient fait allusion au traité hippocratique. Il faut en dire autant du deuxième Livre des Épidémies, quant à un iravail d'Érasistrate qui aurait eu ce livre pour objet. Il s’agit de la glose de Galien au mot Στρυμάργου : d'après Galien, Dioscoride voyait dans ce mot non pas un nom propre, mais un so- briquet ; sobriquet dont , disaitl, il y avait d’autres exemples dans Hippoerate ; comme uvoydvn , σαρά- 'πους, γρυπαλώπηξ,, ἀλλὰ καὶ παρ᾽ ᾿Ἐρασιστράτῳ, φησὶν; ινοχολοῦρος. Gette fin de phrase ne-veut pas dire qu'Érasistrate avait interprété Στρυμάργου par ῥινο- χολοῦρος (ce qui en ferait un commentateur du deuxième Livredes Épidémies), maïs que, chez lui, on trouvait de pareils sobriquets, par exemplecelui de ῥινοχολοῦρος, l'homme au. nez coupé. C'était sans doute dans son livre des Divisions, Διαιρέσεις, (car lui aussi avait composé un livre d'Épidémies ou recueil de cas) que ce mot se lisait (νου. t. IV, p. 646). _ M. Daremberg a rectifié en plusieurs points ce

que j'ai dit de Bacchius et de son lexique. 1l a aussi, dans un article inséré au Journal des sa- vants, et relatif à mon travail sur Hippocrate, exposé des vues différentes des miennes touchant la publication de la Collection hippocratique , pu- blication qu'il reporte encore plus haut que je ne fais. Cela pourra être examiné à fond, si jamais je donne une seconde édition de mon introduction.

πεσε : PRÉFACE.

En attendant, je constate avec satisfaction que des hommes érudits et pénétrants confirment d’un côté, par leurs recherches, les bases mêmes que j'ai établies pour la critique de la Collection hippo- cratique, et, d'un autre côté, développent et agrandissent cette part de l'histoire médicale.

IX. Certains interprètes anciens d'Hippocrate avaient fait, dans les traités intitulés des Maladies, deux séries, l’une intitulée : Le premier Livre des Maladies le grand et le deuxième Livre des Mala- dies le grand; Vautre intitulée : Le premier Livre des Maladies le petit et le deuxième Livre des Ma- ladies le petit (voy. t. 1”, p.360 et suiv.). La pre- mière série répond à notre deuxième Livre des Maladies et à notre traité des Affections internes ; la seconde , au traité des Semaines et à notre troë- sième Livre des Maladies. Ces interprètes, en créant de telles séries et de telles dénominations, avaient certainement voulu indiquer des connexions qu'il s'agit de rechercher.

Le premier Livre des Maladies le grand et le deuxième Livre des Maladies le grand, autrement dit le deuxième Livre des Maladies et le traité des Affections internes, ont des rapports évidents, en ce sens du moins qu'ils proviennent tous deux d’une origine-cnidienne et qu'un bon nombre de paragra- phes sont communs entre eux. Mais, si l’on cher- che quelque renseignement de plus, et si l’on veut voir, par exemple, jusqu'à quel point ces deux ou- vrages peuvent avoir fait partie d’un seul tout et être la suite l'un de l’autre, on ne trouve rien qui

PRÉFACE. XXXVII

conduise d’une façon positive dans cette voie. Ce sont des écrits qui se tiennent de très-près, mais desquels on ne peut pas dire autre chose. Toutefois ilest remarquable que les premiers chapitres du livre des Affections internes sont justement ceux qui ont leurs parallèles dansle deuxième Livre des Maladies, tandis que les derniers chapitres de celui-là sont indépendants de celui-ci. Peut-être apercevra-t-on en cela la raison pour laquelle ces interprètes dont je parle ont denné au traité des Affections internes la qualification de second, et à notre deuxième Livre des Maladies a qualification de premier.

Pour les Zivres des Maladies les petits, la ques- tion ne se présente pas de même. Il est certain que la phrase qui termine le traité des Semaines ou premier Livre des Maladies le petit, est la phrase qui commence notre éroisième Livre des Maladies ou deuxième Livre des Maladies le petit (νου. ar- gument des Sernaines, p. 623). Ceci étant constaté, il est aisé de comprendre que les interprètes, qui avaient remarqué aussi cette particularité, ont établi un rapport de subordination entre ces deux ouvrages, appelant l’un le premier et l’autre le second. Faut-il dépasser ce simple fait et consi- dérer ces deux traités comme étant la suite l’un de l’autre? 11 y a beaucoup à dire en faveur de cette opinion.

L'auteur du traité des Semaines attache la plus grande importance à l'examen de la langue dans les maladies, comme on le peut voir par les 55. 42 et 51. L'auteur du troisième Livre des

XXXVIL PRÉFACE.

Maladies ne porte pas moins d’attention sur l'état de cet organe pour en tirer des signes pronosti- ques; voy., par exemple, les S 6, 15 et 16.

L'auteur du traité des Semaines se sert d’une formule pour restreindre la généralité de ses pro- : positions pronostiques. Cette formule est : quand il manque quelqu'un de ces signes... ὅταν δὲ τούτων ἀπὴ τι τῶν engrios..…. $ 51. L'auteur du érorsième Livre des Maladies emploie cette même formule, et dans les mêmes termes; voy. 5 10 et 8 45.

L'auteur du traité des Sernaines dit, en par- lant du tétanos, qu'il ÿ a régurgitation par les na- rines , ἀνεμέει διὰ τῶν ῥινῶν, S 54, p. 671. L'auteur du troisième Livre des Maladies use de la même expression ; voy. le 5 42.

4 L'auteur du traité des Semaines emploie une grande partie de son livre à exposer le caractère ἐξ le traitement de cette grande fièvre pseudo-con- tinue des pays chauds, que les anciens appelaient causus. Or, dans le troisième Livre des Maladres, $ 17, on trouve une longue énumération des pré- parations rafraichissantes que l’on doit administrer dans les causus, préparations qui, dit l’auteur, ont beaucoup de propriétés, les unes étant diurétiques, les autres purgatives, certaines étant l’un et l’autre, certaines étant ni l’un ni l’autre et rafraichissant seulemerit, comme quand on verse de l’eau froide sur un vase-plein d’eau bouillante ou qu'on expose ce vase à l’air frais. Un tel paragraphe parait vrai - ment le complément naturel de tout ce qui est dit sur le causus dans le livre des Semaines.

PRÉFACE. XXXIX Les Prénotions de Cos, qui ne sont compo- sées que d'extraits pris à divers ouvrages de la Collection hippocratique, ont fait des emprunts au traité des Semaines, comme on peut s'en assu- reren feuilletant ce traité; mais ils en ont fait aussi au-éroisième Livre des Maladies ; voyes entre autres le 516. Et, d’un autre côté, elles n’en ont fait aûcun soit au deuxième Livre des Maladies, soit au traité des Affections internes. Il y avait done pour le com- pilateur des Prénotions de Cos, lequel est d'une date antérieure à la première fondation des bibliothè- ques d'Alexandrie, une certaine connexion entre le traité des Semaines et le troisième Livre des Maladies. - Ces rapprochements me portent à à croire qu'en effet ces deux écrits émanent d’un même auteur, et font suite l’un à lPautre.

Dans l'argument qui est en tête du éroësième Livre des Maladies , à: VW, p. 446, je n'ai consi- déré que:ses rapports avec le deuxième Livre des Maladies ; rapports qui sont en effet notables. Mais; maintenant que de nouveaux faits ont été fourñis à la ‘critique, il faut mettre en ligne de compte les différences, qui le sont aussi. Or, il est certain :que ce livre et surtout le traité des Se- maînes ont-un caractère bien plus pronostique que ne l'ont les livres cnidiens qui figurent dans la Col- lection hippocratique, à savoir le deuxième Livre des Maladies et le traité des Affections internes. Notez encore que les Prénotions de Cos, qui ne prennent pas dans ces deux derniers livres, ont pris dans les deux premiers; mais, en opposition,

XL PRÉFACE.

notez que des paragraphes du deuxième Livre des Maladies se retrouvent, d’une facon très-semblable, dans le troisième, et que l’infusion, pratique cni- dienne (νοῦ. t. VII, p: 162), est aussi dans le troisième Livre des Maladies, 5. 16, p. 152; notez surtout la chute du poumon contre la poitrine, 5. 16, p. 156; cette chute du poumon, expression singulière qui, comme je l'ai fait voir t. ὙΠ, p. 1, signifie le bruit de frottement produit par de fausses membranes dans la pleurésie, est tout à fait carac- téristique d’une communauté entre les deux ou- vrages, d'autant plus au’elle ne se retrouve pas dans le reste de la Collection hippocratique. En conséquence, s'il est permis d'émettre une conjec- ture au milieu de ces difficultés, je suis porté à supposer que nous avons, dans l'œuvre intitulée traité des Semaines et troisième Livre des Mala- dies, une composition intermédiaire entre Cos et Cnide ; que l’auteur est un médecin hippocratique, et que c’est pour cela qu’il a été mis à contribution par les Prénotions de Cos; mais qu'en même temps quelque chose l'avait dirigé vers les hvres cnidiens, et que c'est pour cela qu’on retrouve’, dans ses écrits, des passages et des pratiques qui rappellent les livres et la pratique de l’école de Cnide.

TYNAIKEION ΠΡΩ͂ΤΟΝ KAI AEYTEPODN.

ΠΕΡῚ ΑΦΟΡΩΝ.

DES MALADIES DES FEMMES,

LIVRES PREMIER ET DEUXIÈME.

DES FEMMES STÉRILES.

ARGUMENT.

En parcourant ces traités sur les maladies des femmes et sur la stérilité, on acquerra bientôt la conviction que auteur était un médecin singulièrement versé dans la connaissance des affections du sexe. Lui-même s’attribuait incontestable- ment une certaine supériorité en ce genre; car il avertit de ne pas soigner les maladies des femmes comme celles des hommes; il accuse les médecins de se méprendre souvent à cet égard et de causer des accidents par de telles méprises ; en un mot, il traite le sujet comme une spécialité qui la beaucoup occupé, et dans lequel il possède une expérience particulière. même ne s’était pas arrêté le cours de ses méditations. Conduit sans doute par les objets que lui offrait sans cesse sa pratique quotidienne , il avait étendu ses re- cherches, sinon sur les maladies des enfants, au moins sur les phénomènes de la conception et du développement de l'embryon , ainsi qu’en témoigne son livre de la Mature de l'enfant.

Ses connaissances sur l'utérus et les affections utérines sont étendues. 1] distingue le corps du col, l'orifice du corps dans le col, et Vorifice du col dans le vagin. Il a une évaluation de

TOM. VIL 4

2 DES MALADIES DES FEMMES, LIVRES PREMIER ET DEUXIÈME.

la quantité moyenne du sang menstruel et des lochies, il se fait une juste idée de l'influence que ce flux exerce sur la santé des femmes. Il ne s’en fait pas une moindre de toutes les perturbations qu’occasionnent les divers déplacements de cet organe. Les obliquités, l’antéversion, la rétroversion ont été observées par lui; le renversement de la matrice y est noté sous une forme qui paraît contraire aux observations des modernes. L’abaissement de l’utérus et sa chute complète sont signalés. Au reste, ce tableau des affections utérines qui affligeaient les femmes grecques, il y a plus de deux mille ans, est tout à fait semblable à celui que nous avons présen- tement sous les yeux; et il est évident que rien, dans leur existence, ne les mettait, plus que nos femmes, à l’abri de ces maladies si fréquentes et si pénibles. L'auteur insiste, à diverses reprises, sur la facilité avec laquelle de pareils acci- dents se produisent. On remarquera aussi un chapitre intéres- sant sur les causes de la stérilité, en tant que rapportée à des lésions matérielles qui la produisent; mais on remarquera aussi (et ceci est une lacune frappante) qu’il n’est pas dit un mot des maladies de l’ovaire. Une pareïlle omission peut être attribuée à l’absence de notions anatomiques sur cette glande.

Il ya, dans les Æphorismes, Ὗ, 28-63, une série de proposi- ions relatives aux femmes, à leurs maladies , à la grossesse. Si on les compare avec les livres qui sont ici, on y reconnaît des différences et des ressemblances. Ainsi l’aph. 41 donne pour signe de grossesse des tranchées survenant dans le ventre quand, le soir, avant de se coucher, la femme a pris de l’hydromel. Au $ 215 de nos livres, le méme signe est in- diqué , sauf qu’au lieu d’hydromel la femme prend un mé- lange de rubrique et d’anis. Il faut en dire autant du moyen indiqué aph. 59 pour savoir si une femme est stérile par elle-même ; autant du 42, il est noté qu’une femme enceinte d’un garcon a bonne couleur, et mauvaise couleur, enceinte d’une fille ; autant du 44, suivant lequel les femmes maigres avortent tant qu’elles n’ont pas d’embonpoint; autant du 46,

DES FEMMES STÉRILES. ARGUMENT. 3

où, chez les femmes grasses, le défaut de conception est attribué à la pression de l’épiploon sur l’orifice utérin; autant du 54, il est assuré que l’orifice est fermé toutes les fois qu’il est dur; autant du 47, il est parlé de la suppuration au flanc, quand la matrice vient s’appliquer sur lischion. Ce dernier surtout, qui, dans les livres des Maladies des femmes, fait partie d’un ensemble , semble en avoir été extrait.

Voici maintenant des différences : outre plusieurs aphorismes qui sont indépendants de ces livres, l’aph. 45, qui traite de Pavortement périodique à deux ou trois mois, l’attribue à ce que les cotylédons utérins sont pleins de mucosités, tanœs que notre auteur l’attribue à ce que la matrice ne peut pas se développer suffisamment. L'aph. 28 loue les fumigations aromatiques comme emménagogues, et les recommanderait pour beaucoup d’autres cas si elles ne causaient pas de la céphalalgie. Notre auteur les recommande en une foule de cas très-divers, et ne signale pas l'inconvénient que l’apho. risme y trouve. Enfin l’aph. 62 attribue la stérilité aux qualités de la matrice, suivant qu’elle est froide et dense, ou humide , ou sèche et ardente. Notre auteur est beaucoup plus positif : car c’est à des lésions palpables , les unes trés-bien déterminées, les autres, il est vrai, beaucoup plus vagues, qu’il rattache le défaut de conception chez les femmes.

On connaît trop mal la littérature médicale de ces temps reculés pour rien affirmer. Cependant, comme Hippocrate- a critiqué les Cnidiens dans le traité du régime, il ne serait pas impossible que l’aphorisme qui pose une restriction à l’emploi des fumigations aromatiques dans les maladies des femmes eût en vue notre auteur même, qui, lui, en fait un si eranë usage. Il faut aussi se rappeler que le Cnidien qui écrit le livre des 4ffections internes a critiqué expressément , sans tou- tefois nommer Hipporrate ou Cos , une opinion qui est formel- lement exprimée dans les Aphorismes. (Voy. t. V, p. 425 ett. VI, p. 306.)

En examinant les rapports qui existent entre cette portion

1

4 DES MALADIES DFS FEMMES, LIVRES PREMIER ET DEUXIÈME.

des Aphorismes et les livres des Maladies des femmes, on est conduit à y voir des œuvres à peu près contemporaines. S'il était vrai que l’auteur du livre des Affections internes eût criti- qué formellement un aphorisme, ce livre serait postérieur aux Aphorismes. S'il était vrai que les Aphorismes eussent critiqué une proposition de l’ouvrage des Maladies des femmes, 115 seraient postérieurs à cet ouvrage. Mais, comme ces critiques peuvent aussi bien se référer à l’enseignement qu’à des livres, il n’y a rien à dire de précis là-dessus. Seulement ce qui en résulte, c’est la contemporanéité, à peu de chose près, de ces écrits. Par ce mot, j'entends un certain intervalle plus ou moins étendu, en delà et en decà, dans lequel se sont touchés ces hommes, ces livres, ces écoles. Telle est la situation d’Hippo- crate lui-même par rapport aux Sentences cnidiennes , dont il fait la critique;et dont il y avait eu deux éditions de son temps.

J'étendrai même ce rapport jusqu’à Aristote, disciple de Platon, qui fut disciple de Socrate, qui fut contemporain d’Hippocrate. C’est la relation des grands-pères aux petits- enfants. Quant à lui , il me paraït incontestable qu’il a consulté, pour ses compositions d'histoire naturelle, notre auteur. On en jugera. Aristote dit : « Un signe de conception chez les femmes, c’est quand, immédiatement après le coït, les parties sont sèches !. » La sécheresse des parties en cette circonstance ou leur humidité est un point sur lequel le traité des Maladies des femmes revient fort souvent; des indications, soit quant aux lésions utérines , soit quant au traitement, en sont tirées : tout cela y fait un ensemble, un corps, tandis que pour Aristote , qui traite de l’histoire des animaux, ce n’est qu’un détail. Il en est de même de ce passage : « La conception ne s’opère pas quand les lèvres utérines sont lisses, car le sperme glisse; elle ne s’opère pas non plus quand elles sont épaisses ?. »

«

1 Ῥίνεται δὲ σημεῖον τοῦ συνε:ληφέναι ταῖς γυναιξὶν, ὅταν εὐθὺς μετὰ

τὴν ὁμιλίαν τόπος ξηρός. H. À. 7, 3.

» - ny - » ΄ > ? Ἂν μὲν οὖν λεῖα τὰ χείλη τοῦ στόματος, θέλει συλλαμβάνειν" ἀπ- ολισθαίνει γάρ" οὐδ᾽ ἂν παχέα. H. À. ib.

DES FEMMES STÉRILES. ARGUMENT. 5 L'état lisse de lorifice utérim, l’épaisseur des lèvres sont signalés dans les livres des Maladies des femmes comme autant d’obstacles à la conception; et certainement c’est le naturaliste qui a copié le médecin. Les déplacements de ma- trice sont indiqués par Aristote comme empêchant la femme de devenir grosse : « Si la matrice n’a pas une situation droite, mais regarde soit vers les ischions, soit vers les lombes , soit vers l’hypogastre , il est impossible que la femme concoive, pour la cause susdite, à savoir parce qu’elle ne peut prendre le sperme !. » Toutes ces directions vicieuses de Vutérus figurent dans le traité des Maladies des femmes; la stérilité y est rattachée ; et toutes sortes de moyens sont exposés pour y remédier. Ici encore le naturaliste emprunte à l’auteur médical. Les deux propositions suivantes appartiennent éga- lement aux 4phorismes et aux livres des Maladies des femmes : « En général, les femmes grosses de garçons se portent mieux et gardent meilleur teint; c’est le contraire pour les femmes grosses de filles, elles ont mauvais teint, et leur grossesse est pénible ?. » « On éprouve à l’aide de pessaires si les femmes sont fécondes ; en cas de fécondité, les odeurs de ces pessaires vont, de bas en haut, se faire sentir dans Pair de l'expiration ὃ. » D’un autre côté, tandis que l’auteur des livres des Maladies des femmes soutient que, dans l'acte de la conception, la femme fournit de la semence, Aristote com- bat fortement cette opinion *. Le naturaliste avait certaine- ment raison, au point de vue de son temps; car ce que les médecins d’alors prenaient pour une semence était le sang men- struel ou quelque chose de très-hypothétique. Toutefois, les

1 Ἐὰν δὲ μὴ els ὀρθὸν βλέπωσιν ai ὑστέραι, ἀλλ᾽ À πρὸς τὰ ἰσχία, À πρὸς τὴν ὀσφὺν, πρὸς τὸ ὑπογάστριον, ἀδύνατον συλλαδεῖν διὰ τὴν προει- θημένην αἰτίαν, ὅτι ἀνελέσθαι οὐχ ἂν δύναιντο τὸ σπέρμα. Η. A. 10, 2.

3 Ὡς μὲν οὖν ἐπιτοπολὺ ῥὗξον ἀπαλλάττουσιν ai τὰ ἄῤῥενα χύουσαι χαὶ μᾶλλον μετ᾽ εὐχροίας διατελοῦσιν - ἐπὶ δὲ τῶν θηλείων τοὐναντίον " ἀχρού-- στεραι γὰρ ὡς ἐπιτοπολὺ χαὶ βαρύτερον διάγουσι. H. A. 7, 4.

5 Τὰς δὲ γυναῖχας βασανίζουςι τοῖς τε προσθέτοις, ἐὰν διιχνῶνται αἱ ὀσμαὶ

πρὸς τὸ πνεῦμα τὸ θύραθεν χάτωθεν ἄνω. De Gener. an. 2, 7% 410. 1, 20.

6 DES MALADIES DES FEMMES, LIVRES PREMIER ET DEUXIÈME. :

recherches modernes ont mis dans tout son jour ce qu’il faut entendre par semence féminine : ce sont les ovules qui, à chaque époque menstruelle, se détachent de l’ovaire.

Les traités de la Génération, de la Nature de l’enfant et le Quatrième livre des maladies , lesquels trois ne forment qu'un seul et même ouvrage (voy. le tome VIT), sont du même auteur que les livres des Maladies des femmes; maïs, tandis que les premiers n’indiquaient aucunement à quelle école le médecin qui les avait composés pouvait se rattacher, les seconds portent des signes qui ne laissent guère de doute surce point. Suivant moi, l’auteur est non pas seulement tout autre qu'Hippocrate, mais encore il m’appartient pas à Cos, il est de Cnide. Voici mes raisons : L'auteur administre le lait; le petit-laïit et les purgatifs , comme les Cnidiens (voy. t. VIE, p. 305); % il divise et subdivise, comme eux, les maladies; je renvoie à l’hydropisie de matrice, S 64 et suivants; aux ulcérations utérines, Ç$ 62, 63, 64; aux métrorrhagies, SS 110, 119 et 113; aux leucorrhées, S 116 et suivants. Ces divisions sont multipliées, et fondées beaucoup plus sur les mots que sur les choses; on en retrouve des exemples très- marqués dans les livres IL et III des Æaladies et dans celui des Affections internes, qui sont ouvrages cnidiens. C'était aussi un caractère des Sentences cnidiennes, caractère critiqué par Hippocrate lui-même; quand l’auteur a terminé une description de maladie, il ajoute, comme fait celui des 4f- Jfections internes ; ces mots : L’affection est dangereuse, et peu en réchappent. Cette particularité montre une certaine commu- nauté dans le mode d’exposition; l’auteur emploie l’échelle pour la succussion en certains cas d’accouchement laborieux. Or, nous savons par Soranus qu’'Euryphon, le célèbre Cnidien, lemployait aussi dans les mêmes circonstances. (Voy. t. VIE, p- 116.) Ce rapprochement nous apprend tout d’abord, quand même nous n’aurions pas tant de raisons pour reconnaître dans les Maladies des femmes un Cnidien, qu’ils ne sont pas d’'Hippocrate lui-même; car Hippocrate fait la critique de la

DES FEMMES STÉRILES. ARCUMENT. 7

succussion (voy. des Artic., t. IV, 55. 42, 43 et 44), bien que considérée seulement dans son application aux luxations des vertèbres. Ses remarques sévères portent probablement sur les Cnidiens , qui , usant de la succussion pour les femmes en couche, devaient aussi s’en servir en d’autres cas. Et dès lors disparaît la contrédiction qui venait immédiatement à l’esprit quand, dans la Collection hippocratique, on voyait d’un côté la succussion blâmée et de l’autre recommandée; cest que celui qui blâme et celui qui recommande non-seulement ne sont pas la même personne, mais n’appartiennent pas à la même école. On peut consulter, dans £p., V, δ 103, l’histoire d’une malade qui, ayant été soumise au procédé de la.succussion, en ressentit de la douleur à la poitrine et succomba à la phthisie.

Ge point gagné, il s’ensuit que les ouvrages connus sous les noms de livre de la Gérération , livre de la Nature de l'enfant et Quatrième livre des maladies relèvent aussi de l’école cni- dienne. Il est donc possible de rattacher ce qu’ils ont de spécial à une direction déterminée et de les comparer, à cet égard, avec des livres généraux aussi et qui proviennent cer- tainement de Cos, par exemple le Pronostic et le traité des Aïirs, des eaux et des lieux. Ce qui y est saillant, c’est le désir d’asseoir les notions relatives à l’être vivant sur des phé- nomènes pris dans ce que nous appellerions la physique. Cette physique, à la vérité, n’est point la nôtre, avec son électricité, son magnétisme, ses théories sur la lumière, etc.; elle se borne à quelques observations sur la chaleur, l’équilibre, la pesanteur. Mais, au fond, ceci importe peu ; notre physique, toute savante qu’elle est, ne peut pas être lexplication de la vie; Pélectricité n’est pas l'agent nerveux, quoi qu’on ait prétendu là-dessus; et philosophiquement, on ne doit voir, dans cette grande science, par rapport à la biologie, que l’ensemble des lois qui, en pesanteur, en chaleur, en électri- cité, en magnétisme, en lumière et en son, bornent, règlent et déterminent la vitalité sans la causer.

Telle est donc la tendance de l’auteur cnidien (appelons-le

8 prs MALADIES DES FEMMES, LIVRES PREMIER ET DEUXIÈME.

ainsi; nous le pouvons sans grande erreur) : il croit avoir compris les phénomènes vivants quand 1] croit en avoir trouvé la contrepartie dans les phénomènes physiques. Autre est la tendance d’Hippocrate, dans les deux traités in- diqués plus haut. C’est dans les phénomènes vivants eux- mêmes qu’il cherche l’appui de sa théorie. Le Pronostic est un système les maladies aiguës sont considérées dans ce awelles ont de commun. Le traité des Aërs, des eaux et des lieux est une vue sont embrassées les modifications géné- rales imposées au corps humain par les influences extérieures. On concoit que, placé dans un tel ordre d'idées, Hippocrate ait senti le faux des tendances cnidiennes et n’ait pas hésité à entamer contre elles une polémique digne de son génie; car elle porte sur un élément essentiel dans la conception de la biologie. Malgré cette remarque, que je crois très-fondée, il ne faut pas oublier non plus les services que les Cnidiens ont rendus. (Voy. t. VII, p. 309.)

J'ai réuni ensemble, pour la série des numéros, les livres des Maladies des femmes et celui des Femmes stériles. Non- seulement ils sont du même auteur, maïs encore le commen- cement même du second ouvrage indique qu’il est la suite du premier. Dans une collection qui contient tant de morceaux divers et souvent étrangers l’un à l’autre, il importe de réunir soigneusement tout ce qui lient ensemble, surtout quand il agit de traités sortis d’une même main.

BIBLIOGRAPHIE*.

MANUSCRITS. 246—C, 2254—D, 9144-- ΕΒ, 2441—G, 2142—H, 2140 —T, 2143 —J, 2145 —K, Cod. Serv. ap. Foes

? Cette bibliographie est commune aux deux livres des Maladies des femmes et au livre des Femmes stériles.

DES FEMMES STÉRILES. —— ARCUMENT. 9

L, 2332—X, Imp. Cornar. ap. Mack— Κ', Cod. Fevr. ap. Foes —Q, Cod. Vindob. —6!.

ÉDITIONS, TRADUCTIONS ET COMMENTAIRES.

- Mauricius Cordæus, Paris, 1385, in-4° ; Basil., 1586, in-4°, et in Gynæc., t. ΠῚ; et in Gynæc. Isr. Spach, Argent. 1597, in f. Slevogt, Prolusio de Embryulcia Hippocr., Jenæ, 1709. Bauer, de Arte obstetricia Hipp., Tubing. 1893. Ritgen, die Geburtshülfe des Hippocrates, Busch u. 5. w., Zeitschrift für Geburtskunde, 1829. Helm, Metro-phlebitis puerpe- ralis von Hippocrates beobachtet. Med. Jahrbücher des Oestr. Staates, Bd. 17, Heft 1. Éd. Lacroix, De l’antéversion et de la rétroversion de l’utérus (où il est dit qu'Hippocrate a connu l’antéversion). Annales de la chirurgie, Paris, 1845, t. XIII, p. 420. |

Le manuscrit 6 ne contient pas le livre des Femmes stériles.

TYNAIKEION ΠΡΩ͂ΤΟΝ.

4. Τὰ δὲ ἀμφὶ γυναιχεέων νούσων" φημὶ γυναῖχα ἄτοχον

"»Ἥ ᾿ .- Χ - = ἐοῦσαν À τετοχυῖαν re χαὶ θᾶσσον ἀπὸ "τῶν xaraunviov

νοσέειν δχόταν γὰρ TEXN , εὐροώτερά. οὗ τὰ φλέόιά ἐστιν ἐς τὰ χα-

ταμήνια «εὔροα δέ σφιν ποιέει “γίνεσθαι À ox χάθαβξις χαὶ À

ΕΝ

χαταῤῥαγὴ τοῦ σώματος" τὰ πλησιάζοντα δὲ μάλιστα τῆς τε χοι-

λίης χαὶ τῶν μαζῶν EE on Ga : τρις ne δὲ χαὶ -τὸ ἄλλο σῶμα" ὕπ᾽ ὅτευ δὲ γίνεται, cie ταί μοι ἐν τῇ φύσει τοῦ παιδίου τοῦ δὲν τόχῳ- Se ρον δὲ τοῦ σώματος, ἀνάγχη τὰς φλέῤφας υϑᾶλλον στομοῦσθα: χαὶ εὐροωτέρας Ὑίνεσθαι ἐς τὰ καταμήνια, χαὶ τὰς μήτρας μᾶλλον στομοῦσθαει, οἷα τοῦ παιδίου θχωρήσαντος διὰ σφέων χαὶ βίην χαὶ πόνον παρασχόντος " χαὶ τουτέων ὧδε ἐχόντων; τὰ χαταμήνια Τἀχαματώτερον ἀποχαθαίρεται À γυνὴ, ἐπὴν λοχίων ἔμπειρος γένηται. Et δὲ χαί τι πάθημα τῇ γυναιχὶ γένοιτο τῇ ἤδη τετοχυίη, ὥστε ὅτὰ χαταμήνια μὴ δύνασθαι χαθαρθῆναι» δηϊτέρως τὸν πόνον οἴσει εἰ ἄτοχος ἦν * ἠθάδες γὰρ αἵ μῆτραι χαὶ τὸ σῶμα ἐπιτήδειον πληροῦσθαι, ἅτε ἐν γαστρὶ ἐχούσῃ, καὶ ἅμα εὐρυχωρίη ἐστὶν ἐν τῷ σώματι “" πλείων τῷ αἵματι, ἐπὴν τέχη, οἵα τοῦ σώμα- τος χαταῤῥαγέντος, χαὶ ἐν εὐρυχωρίη ξὸν τὸ Hope ἀπονώτερον

- TE , γίνεται, ἣν μὴ ὑπερπιμπλῶνται αἵ φλέόες χαὶ ὑπερτονέωσιν. ᾿Ατόχῳ

τ Νούσων ὧδε φημί γυναῖχα vulg. --νοὔσων - φημὲ γυναῖχα (9. --τετοχυίαν GFrob.-—reroxotav (sic) θ. --ταχύτερον F.—?:&v om. CHIKS.—-voccéerv + ὅταν εὐροώτεραθ.-- φλεδία CDI. εἰς J. -- σοι J.—-coéa (.-- σφε 0.—53 γίνεσθαι C. -- Υίν. om. vulg. λοχείη (6θ. -- χάθ. τιςίτις om. (0) ἐοῦσα(ἐ. om. (θ) vulg. -- χαὶ ἣν χαταῤῥαγῆ, vulg.—xai χαταρραγὴ (. --- δὲ (. -- δὲ om. τὰ]. --ὗπό του (. --ὃπό τευ DGHIK, Ald., Frob., Lind. —5ëy τῷ τ. (.-- μᾶλλον τὰς φλ. --εὐροτέρας(. --εὐρυτέρας 3.-- γιγν. C.—eic 3. —6 χωρέοντος (. --πόνου δ. - παρέχοντος (. --- ᾿Τ ἀχαματώτερα 1. -- ἀποχαθαίρεται (9. -- καθαίρεται vulg.— λοχείων 9. --τετοχοίη 9. --- Ξτὰ CDHIJK6, ΑἸὰ. -- τὰ om. vulg. -- δύ-- νασθα: ἐλθόντα εὖ (ἐλθ. εὖ om. (θ) χαθ. vulg.— οἴση 9. ---ϑῇ vulg.—ei Ὁ.-- ἣν (9. -- ἐθάδες. ]. --ἐστὶ (ἔπι sic 6) pro ἐπιτήδειον (.--ἔχουσαι θ. --εὐρυχωρία 6. -- πολλή (πουλλή ὈΠΚ ; πουλή H; πολλὴ om. (9) ἐστιν vulg. πλείων (πλεῖον 6; πλείστη J) δὲ εὐρυχωρίη γίνεται καὶ (δὲ εὐρ. y. χαὶ om. () (ἐν pro χαὶ H; χαὶ om. Lind.) τῷ αἵματε vulg. τ αἴμα Ο, --σῶμα vulg.—

DES MALADIES DES FEMMES. LIVRE I”.

1. (Les femmes qui ont eu des enfants, moins sujettes aux suppressions de menstrues et aux dérangements que celles qui ‘n’en ont pas eu. Comparaison, pour justifier cette proposition - entre le corps féminin-et le corps masculin. Preuve tirée l'une physique grossière.) Ceci est sur les maladies des femmes. Je dis qu’une femme qui n’a pas eu d’enfant est affectée plus vite et d’une facon plus grave par les menstrues que celle qui a eu des enfants. En effet l’accouchement a rendu à celle-ci les veines plus coulantes pour les menstrues; ce qui les fait de- venir coulantes, c’est le flux lochial et la fonte du corps; les parties voismes du ventre et des mamelles se fondent le plus, mais le reste du corps se fond aussi (jai dit dans la nature de l’enfant en voie d’enfantement pourquoi cela ar- rive). Le corps se fondant, il est inévitable que les veines deviennent plus dilatées et plus coulantés pour les règles, et | que la matrice s’ouvre davantage, vu que lenfant les tra- versées avec effort et douleur. Les choses étant ainsi, la pur- gation menstruelle s’opère moins péniblement chez la femme qui l'expérience des lochies. Et même, s’il survient à la femme qui a déjà enfanté quelque affection empêchant l’éva- cuation cataméniale de s’effectuer, elle -supportera le mal plus aisément que si elle n’avait pas enfanté. En effet, à se remplir, la matrice y est habituée et le corps y est disposé, vu la gros- sesse; en même temps plus d’espace après l'accouchement est dans le corps pour le sang, à cause que le corps s’est fondu; et le sang, étant au large, cause moins de mal, à moins que les veines n’éprouvent un excès de plénitude et de ton. Mais,

ἀπονωτέρη 6. -- γίγν. 69. -- εἰ C. -- ὑπερπονέουσιν ΒΗ͂Ι. -- ὑπερτονέωσιν 0.— ὑπερπονέωσιν τυϊρ.-- ὑπερτονεῖν est un mot qui manque dans les diction- naires.

12 DES MALADIES DES FEMMES.

δὲ ἐούσῃ, 205 τε σώματος ξυνήθεος ἐόντος, ἐπὴν πληρωθῇ, ἴσχυ- ροτέρου τε χαὶ στερεωτέρου nai πυχνοτέρου ἐόντος, à εἰ λοχίων ἔμπειρος γένοιτο, χαὶ τῶν μητρέων ἀστομωτέρων ἐουσέων, τὰ ἐπι- μήνια ἐπιπονωτέρως χωρέει, καὶ τὰ παθήματα προσπίπτει πλείονα, ὥστε τὰ καταμήνια ἀποφράσσεσθαι, ἐπὴν ἄτοχος à. Ἔχε: δὲ ὧδε ϑῶς μοι χαὶ πρὶν εἴρηται φημὶ τὴν γυναῖχα ἀραιοσαρχοτέρην χαὶ ἅπα- λωτέρην εἶναι τὸν ἄνδρα * χαὶ " τουτέου ὧδε ἔχοντος, ἀπὸ τῆς χοι- λίης ἕλχει τὴν ἰχμάδα χαὶ τάχιον ὅχαὶ μᾶλλον τὸ σῶμα τῆς γυναιχὸς À τοῦ ἀνδρός. Καὶ γὰρ εἴ τις Sérèp ὕδατος χαὶ χωρίου δδρηλοῦ δύο ἡμέρας χαὶ δύο εὐφρόνας θείη εἴρια Ἰχαθαρὰ at εἶμα καθαρὸν χαὶ βεδυσμένον εὐστάθμως ἴσον τοῖσιν εἰρίοισιν, ἀνελὼν εὑρήσει στήσας πολλῷ βαρύτερα τὰ εἴρια τὸ εἶμα ὅτι δὲ τοῦτο γίνεται, αἰεὶ ἀποχωρέει ἐς τὸ ἀνεχὰς ἀπὸ ὕδατος ἐν ἀγγείῳ εὐρυστόμῳ ξόντος, καὶ τὰ μὲν εἴρια, ἅτε ἀραιά τε χαὶ μαλθαχὰ ἐόντα, ἀναδέξεται τοῦ ἀποχωρέοντος πλέον, τὸ δὲ εἶμα, ἅτε πλῆρες ἐὸν χαὶ βεδυσμένον, ἀποπληρώσεται τὸ πολλὸν οὐχ ἐπιδεχόμενον τοῦ ἀποχωρέοντος. Οὕτω “δὴ χαὶ γυνὴ, ἅτε ἀραιοτέρη ἐοῦσα, εἵλχυσε πλέον ἀπὸ τῆς χοιλίης τῷ σώματι τῆς ἰχμάδος 1 χαὶ θᾶσσον ἀνὴρ, xat ἅτε ἅπα- λοσάρχκῳ ἐούσῃ τῇ γυναικὶ, ἐπὴν πλησθῇ τοῦ αἵματος τὸ σῶμα, ἦν μὴ ἀποχωρήσῃ ἀπ᾽ αὐτέου, πληρευμένων τῶν σαρχῶν “xat θερμαινο- μένων, πόνος γίνεται " θερμότερον γὰρ τὸ αἷμα ἔχει γυνὴ, καὶ διὰ τοῦτο ᾿θερμοτέρη ἐστὶ τοῦ ἀνδρός " ἦν δὲ τὸ πλεῖον ἐπιγενόμενον

- κ - ἀποχωρέῃ, γίνεται πόνος χαὶ À θέρμη ὑπὸ τοῦ αἵματος. δὲ

᾿Τοῦ δὲ (τε CDFHIJ6, Frob.) vulg. -- πληρωθῇ (πληρωθῶσιν C) ai (καὶ om. C6) vulg. -- ἰσχύρου sine τε (9. -- ἰσχνοτέρου χαὶ στενοτέρου L, Cordæus. - "ἐπὴν (ἢ εἰ C6, Lind.) vulg. -- λοχείων 9. -- γένηται CI. -- ἀναστομωτέρων νυ]. -- ἀστομωτέρων (θ, Cordæus. --ἐουσῶν vulg. -- ἐουσέων 9. --λχαταμήνια 6. -- ὥστε διὰ τοῦτο (διὰ τ᾿ om. θ) vulg. —5xa ὥς μοι pro ὥς μοι χαὶ ΒΘῊΜΚ, - πρῶτον θ. -- προείρηται pro πρὶν εἴρ. L, Cordæus, Lind.—gmui [δὲ] Ε1ηἀ. -- Ant. ἄρ. addit μὴ (, --ὠραιοσαρχωτέρην ΟΥΚ. --ἀραιοτέρην 4.--ἀπαλ. Ὁ. -- ἁπαλοτέρην (. --ἁᾳπαλοσαρχοτέρην 2. --- “τούτου (τουτέου 6) δὲ (δὲ om. C,D restit. al. manu, HK6) vulg. 5χαὶ om. (D, restit. al. manu) FUK. δ ὁρώου sic pro ὑπὲρ C. - ὕδατος καὶ (ἢ χαὶ 6) διὰ (διὰ om. 6) χωρίου vulg. -- εἰρία (bis) (. --ἔρια Εθ. -- ᾿χαθαρὰ..... χαὶ τὰ μὲν εἴρια. om. (D, restit. al. manu) FGIJK. -- εὐσταθμῶς τναυϊσ. -- εὐστάθμως Ὁ. --εὐστάθμω (8. -συστά- ὅμως Gal. 6!., Cordæus, πᾶ. -- εὑρήσεις ἢ. -- πολλὸν τυϊσ. --πολλῶ CD.- ἔρια 9. ---- ἀεὶ CH.-—eis Η. -- ἀνενεγχάσθαι pro ἀνεχὰς ( -- ἀναχὰς Gal. GL -ἀπὸ τοῦ 9. -- ἐόντι CH, ΑΙα. -- εἰρία ubique C. --τε pro ἅτε Κ. --αται (sic) θ.

΄

LIVRE PREMIER. 43

sans grossesse antécédente, le corps, qui n’est pas habitué, si la pléthore y survient, est plus résistant, plus ferme, plus dense que s’il avait passé par les lochies ; la matrice est moins ouverte ; aussi les règles coulent plus laborieusement, et il y plus d’accidents supprimant le flux menstruel chez les femmes qui n’ont pas été enceintes. Il en est comme je l’ai exposé précédemment : la femme la chair plus lâche et plus molle que l’homme; cela étant ainsi, le corps féminin tire du ventre le fluide plus vite et plus que le corps masculin. En voici la preuve : mettez par-dessus de l’eau ou même en un lieu hu- mide , pendant deux jours et deux nuits, de la laine nettoyée et un drap nettoyé d’un tissu dense, pesant exactement autant que la laine; quand vous les retirerez, vous trouverez, à la balance, que la laine est devenue beaucoup plus pesante que le drap; ce qui produit cet effet, c’est que, l’eau qui est dans un vase à large ouverture exhalant sans cesse vers le haut, la laine , étant lâche et molle, recoit davantage de cette exhala- tion, et le drap, étant plein et dense, se trouve rempli sans en avoir beaucoup recu. De la même facon , la femme, étant d’une nature plus lâche, puise dans le ventre, pour le compte du corps, plus de fluide et plus vite que l’homme ne ἘΠΕ: et, avec cette laxité, quand le corps s’est rempli de sang, s’il ny a pas évacuation en l’état de pléthore et de sont les chairs, la souffrance survient. La femme le sang plus chaud, et c’est pourquoi elle est plus chaude que l'homme.

Mais si la plénitude qui s’est formée s’évacue, ni la souffrance ᾿ ni la chaleur ne se produisent par le fait du sang. L’homme,

-τε om. DGIJK.-uadaxx Ὁ. -- ἀναδέχεται C0. -Ante ἀν. addit θᾶττον J.— ἐπιχωρέοντος ΗΙ. -- πλεῖον C. --- ϑ βεδυθισμένον Ὠ0΄. --ἐπιχωρέοντος (D, al. manu ἀπο) 6θ. ἐπιρρέοντος J.— ιϑδὲ 6. -δὴ om. (Ὁ. -- ἑλχύσει L, Lind.— πλείονα τυΐσ. -- πλέον 9. -- τῆς ἰχμάδος (θ.--τὴν ἰχμάδα vulg. ---"" καὶ om. ῬΕΘΗ͂ΙΚ. -- πλεισθῃ9. --ὁποχωρήσῃ vulg.-àroywpñon θ. -- ὑποχωρέῃ Ald. -- ὑποχωρέση 6. -- ἀποχωρέη Ο. -- ἀπὸ ΠΕ6. --πὸ τοῦ αὐτέου Ὁ. -- πληοουνένων 6. - Ξ χαὶ om. ἃ. -- γιγν. C.—5 θερμοτέρα Ο.- θερμότερον DJ.- ἐπιγινόμενον vulg. -- ἀπογινόμενον ΕἾ. -- ἐπιγενόμενον C. πρὸς pro χαὶ θέρμη ὑπὸ 9. -- ep Ὁ. --στερεωσαρχώτερος K.- - στερεωσαρχότερος C. - στε- ρεώσαρχος 6.

44 DES MALADIES DES FEMMES. οι sx τ La TES ,ὔ λ ar ἀνὴρ στερεοσαρχότερος ἐὼν τῆς γυναιχὸς οὔτε ὑπερπίμπλαται τοῦ Lot ee [CA A Sn L4 = θ᾽ & αἵματος τόσον, ὥστε, Ἣν Mi ἀποχώρεῃ TL τοῦ αἴματος XAU EXAGTOV “- f -“ L4 μῆνα, "πόνον γίνεσθαι, ἕλκει τε ὁχόσον ἐς τροφὴν τοῦ σώματος; τό τε σῶμά "οἵ οὐχ ἅπαλὸν ἐὸν οὐχ ὑπερτονέει, οὐδ᾽ ὑπερθερμαίνεται - “- ’, A “τ. -- ὑπὸ πληθώρης ὡς τῇ γυναιχί" μέγα δὲ ξυμόδάλλεται "ἐς τοῦτο τῷ ra ,ὔ 7 ἀνδρὶ, ὅτι ταλαιπωρέει μᾶλλον τῆς γυναιχός" γὰρ ταλαιπωρίη 9 4 ρω 3 δ. ἀπάγε: τῆς ἰχμάδος. ι Υ > = στα, 7 x 2, δ᾿ Ἐπὴν οὖν γυναιχὶ ἀτόχῳ ἐούσῃ χρυφθῇ τὰ ἐπιμήνια χαὶ μὴ Ed - A A Ed δύνηται 600v ἔξω sbpetv, vobcos γίνεται, τοῦτο δὲ ξυμδαίνει, ἣν τῶν \ De TR Are - - ΄ μητρέων τὸ στόμα μεμύχη Τἰδνωθῇ, ξζυστραφῇ τι τοῦ αἰδοίου" ἢν \ , > 5.:- Ἂς τ ELTN €. ,.". ΟΣ ΕΣ ΄ τ, SA γὰρ τουτέων τι ἡ, οὗ δυνήσεται ἔξοδον εὑρεῖν τὰ ἐπιμήνια, πρὶν "ἂν f af μῆτραι ἐς τὴν φύσιν τὴν ὑγ'εινὴν μεταστέωσι. Τίνεται δὲ τὸ νού- τ » τ . à] σημα τοῦτο μάλιστα, αἵτινες στενοστόμους τὰς μήτρας ἔχουσιν, À τὸν ϑς οἱ 4 es D 7 214 + À τ; - 7 θά SSSR αὐχένα πρόσω τοῦ αἰδοίου χείμενον * ἣν γὰρ τουτέων θάτερον ἡ, “χαι μὴ μίσγηται À γυνὴ τῷ ἀνδρὶ, καὶ χενωθῇ À χοίλίη μᾶλλον τοῦ χα!- eu 2 ES x , τ ροῦ ὕπό τευ παθήματος, στρέφοντα: af μδτραι" οὔτε γὰρ ἰκμαλέαι εἰσὶ - « ’ὔ; A] [4 2 χατὰ σφέας, οἷα μὴ λαγνευομένης; εὐρυχωρίη τε σφίσιν ἐστὶν, ἅτε τῆς { 2 A 18 Z CE 4 χοιλίης χενοτέρης ξούσης, 3“ ὥστε στρέφεσθαι ἅτε ξηροτέρης καὶ χουφο- τέρης ἐούσης τοῦ καιροῦ. Καὶ ἔστιν ὅτε στρεφομένων “σφέων τυγχά- ver τὸ στόμα πρόσω παραστραφὲν, ᾿δᾶἅτε τοῦ αὐχένος πρόσω τοῦ αἷ- x , το y δοίου χειμένου" ἣν γὰρ “ἰχμαλέαι ἔωσιν af μῆτραι ἀπὸ λαγνείης χαὶ T1Post. aîu. addit ἐς {εἰς J) τὸ ἄνω τῆς χοιλίης vulg.— ἐς τὸ &. τ. χ. Om. be i D* θ. --τόσσον 9. --ὥστ' C0. ---ἢ πόνον χρὴ ἔσεσθαι vulg. -- πόνον γίνεσθαι CO. ὅσον (9. -- αἵματος γυῖσ. -- σώματος C8. —50ïom. DFG (H, restit. al. manu) 1. -- οὐχ vulg. -- οὐχ CDGIJK9, Α1α. -- ὑπερτονέει (9. --περπονέε: vulg.- οὐδὲ θερμαίνεται C6. —feis C. --ἀπάγη 969. --τι {τι om. 6) τῆς vulg. --- 5ὁχόταν (. -- ὅταν θ.--χαταμήνια ( --ἔξω ὁδὸν C8. —5 à (ἡ om. C6) v. vulg. πσυμό. θ.---Ἰ λοξωθὴ (H, in marg. eadem manu) (I, supra 11η.}..--ἢ £. om. θ. --συστ. C. --τε τουτέων 9. -- ἔξω ὁδὸν εὑρεῖν 0.— 8% pro ἂν C.-à&v om. 6. --ὁγιειχὴν, al. manu νὴν Ὁ. --κ"υεταστῶσι θ.--7νἨόσημα CD. --μάλιστα ταύταις (x. om. C6) vulg. -ai ΘΗ͂Ι. --στενοστόμους (9. --στενοχώρους vulg. (Η, al. manu στενοστόμους). ἔχωσιν Ὠ.--τοῦ aid. πρόσσω 0.— xai om. F.-7 pro χαὶ DGHUK. -- ὑπὸ τουτέου τοῦ παθ. vulg.—ÿnd τοῦ παθ. Ὁ. --ὃπό τευ παθήματος θ, -- ἰχμάλαιας (sic) θ. ---ο' ὁτὰς φλέδας pro σφέας ὈΕΌΘΙΚ. -- οἷα μηδ᾽ ἀγνενομένης (sic) Ὁ. --σφῆσιν 13. --χενοτέρης (9. --χενωτέρης vulg.- Voy. t. III, p. 502, n. 18. --ὀχούσης Ὁ. ---᾿ὥστε.... ἐούσης om. (, --- σφῶν vulg.—coéwy (9. -- πρόσσω θ. --πρ. om. vulg.—mapactpézer vulg. (H, al, manu παραστραφέν). --παρασταθὲν DFGIJKQ'.—-rapacroupèv 6, Lind. Soit τε DFGHJ.-oïx 6Q, [1πᾶ,-- πρόσσω 6. ixuglar θ. --ἐῶσιν C.-

LIVRE PREMIER. 45 étant de chair plus dense, n’éprouve point de plénitude sanguine telle que, s’il n’évacue mensuellement une certaine quantité de sang, il ressent du malaise; il puise ce que de- mande la nourriture du corps, et le corps, n’étant pas mou, n’est sujet à un excès ni de ton πὶ de chaleur par l’effet de la pléthore comme chez la femme. Ce qui contribue grandement à cet effet chez l’homme, c’est qu’il fatigue bien plus que la femme ; la fatigue dissipe une partie du fluide?

2. (Suppression des règles chez une femme qui n’a pas eu d'enfants. Accidents que cette suppression cause. Déplacement de l’orifice utérin qui er résulte. Diverses voies que prennent les menstrues supprimées : transport sur le poumon et phénro- méênes de phthisie; transformation des règles en ur pus qui s'échappe par les prarties génitales, ou qui forme une tumeur au-dessus de l’aine; issue des règles par une ouverture qui se fait à laine ; issue par le vomissement, par le siége.) Quand chez une femme qui n’a point été grosse les menstrues se suppriment et ne peuvent trouver issue au dehors, une maladie survient. Cela arrive si l’orifice utérin s’est fermé ou dévié ou si quelque point des parties génitales offre une contraction. Dans un tel cas, les règles ne pourront pas trouver issue tant que la matrice ne sera pas remise en sa condition naturelle. Cette maladie se produit surtout chez celles qui ont l’orifice utérin étroit ou le col situé en avant dans les parties génitales. Si l’un de ces cas existe, que la femme n’ait pas de rapports sexuels et que le ventre se vide plus qu’il ne faut par quelque souffrance , la matrice subit un déplacement; car elle n’est pas humide par soi-même, vu qu'il n’y pas eu de coït, et elle a de l’espace, vu que le ventre est devenu vide, de sorte qu’elle se déplace en raison de sa sécheresse et de sa légèreté plus grandes qu’à lordi- paire. Et parfois, quand elle est ainsi déplacée, lorifice se trouve détourné en avant, attendu que le col est situé en ὑπὸ Ὁ. --καὶ κοιλία vulg.-xaù χοιλίη C6, (Lind., χοιλίο), --χοιλίας μὴ χενῶνται FGBIJ.

46 DES MALADIES DES FEMMES. χοιλίη μὴ κενῶται, οὐ ῥηϊδίως στρέφονται, "Τοῦτ᾽ οὖν αἴτιον γίνεται CA 2. re - A , “- 2,2 ni ὥστε αὐτὰς ξυμμύειν, οἷα μὴ λαγνευομένης τῆς γυναιχός. Ἔν δὲ -“ κ La 3 L4 : τοῖσι "τρίτοισιν ἄριστα μὲν πείσεται, ἤν οἵ χατελθόντα ἐξαγάγη τὰ προῦὐπάρχοντα " εἰ δὲ μὴ, πείσεται τάδε À γυνή * πνίξ τέ οἱ ἄλλοτε C2 4 De χαὶ ἄλλοτε SEvureceïro, καὶ πῦρ λήψεται ἄλλοτε *xat ἄλλοτε χαὶ ! 4 «4. “ὋὉ ,ὔ Ξ- ΕῚ - - ΕΣ φρίχη καὶ ὀσφύος ἄλγημα. Ταῦτα πείσεται ἐν τοῖσι τρίτοισιν ἔπι Ξ s PE à μκηνίοισιν, ἣν μή of ἐξίῃ ἐν δὲ τοῖσι Sreraprotciv, ἣν μή of ἐξίη -“- «ἃ τοῖσί ὅτε προτέροισιν ἔξοδον ποιήσῃ, τά τε pnv τρίτα πονήματα ᾿ «᾽ ν᾽ \ 8 4 » - Ξ' ’ὔ ΄οω"- ’ὔ πάντα μᾶλλον πονήσει, χαὶ μάλιστα ἐν τῷ χρόνῳ τῶν χαταμηνίων, F 2 ἔπειτα ἧσσον, πολλάχις δὲ χαὶ δόξει ἄπονος εἶναι" 3 ἔσται δὲ ἐπὶ »" “- \ x τοῖσι χαὶ τάδε ἕτερα σημήϊα " οὐρήσει τε πουλὺ παχὺ ἄλλοτε χαὶ “-ν c < 02 Y J À J ἄλλοτε, χαὶ γαστὴο " αὐτῆς σχληρὴ ἔσται χαὶ μέζων À τοπρόσθεν, 41, 1 J> 297 SE , \ 2 ΄ πον, ΝᾺ καὶ βρύξει. τοὺς ὀδόντας, χαὶ ἀσιτήσει. χαὶ ἀγρυπνήσει. Τοιαῦτα δὲ «οτος L4 πείσεται: èmt τοῖσι τετάρτοισι χαταμηνίοισι " μελεδαινομένη δὲ χαὶ ἐν -“ “ἃ, ᾿Ξ τουτέοισιν ὑγιαίνει. Καὶ ἐν τοῖσι πέμπτοισιν, ἣν μή οἱ πολλὰ τὰ 2 ΄ , x 2 9 , κῶν ταῦ ai _ » ἐπιμήνια κατίη, καὶ πόνος ἰσχυρότερος προσπίπτει. “Εν δὲ τοῖσιν 4 S .. “- 1 ἔχτοισιν ἤδη ἀνίητος. ἔσται. Καὶ τὰ μὲν πρότερα σημήϊα μᾶλλον πονήσει, “" ἐπέσται δὲ ἐπ᾽ αὐτοῖσι χαὶ τάδε" ἀλύξει τε χαὶ ῥίψει: \ ξωυτὴν ἄλλοτε καὶ ἄλλοτε, καὶ λειποθυμήσει, χαὶ ἐμέσει: φλέγμα, καὶ δίψα ἰσχυρή μιν λήψεται, ἅτε καιομένης τῆς χοιλίης ὑπὸ τῶν μητροέ σχυρή μιν λήψεται, ἅτ μένης τῆς χοιλίης ὑπὸ τῶν μητρέων 4 L4 e La - ἐουσέων πληρέων αἵματος, χαὶ Ψαυομένη ἀλγήσει, Sxat μάλιστα τὸ ἦτρον, χαὶ πυρέξει ἄλλοτε χαὶ ἄλλοτε ὀξέως, χαὶ βορδορύξουσιν af

᾿ Τοῦτο K6.—yiyv. αἴτιον C. -- γίνενται (sic) αἴτιον 0. --συμῃ. CO. ---ὐτρί- τοῖσιν (9. --τριταίοισιν vulg.—2Exyéyo: Β. -- γυνὴ οπι. (Ὁ. restit. al. manu) FGHLK. ---ϑσυμπ. 9. -- συνεμπέση C. ‘rai ἄλλ. om. (. -τρίτοισιν C6. -- τριταίοισιν vulg. -- ἐπιμηνίοις θ. --ἐξῇ (Ὁ. --- Srerdprotoiv θ. -- τεταρταίοισιν vulg.—%v μή οἱ ἐξιόντα (ἰόντα ΒΕΘΗΜΪΜΚ ; ἐξέη 6) vulg. ὁτὸ pro τε ἃ. -- πρότερον Ὁ. ---Ἶ χαὶ (καὶ om. (9) τότε (τά τε (θ) μιν (μὴν C) to. πον. πάντα (πάντα πον. C) τυΐρ. --μάλιστα θ. --πονήση (9. -- "μάλιστ᾽ (. -δόξει 6. - δοχέει νυ ]5. --- ϑἔστεγεπίστοισι (sic) pro ἔσται δὲ ἐπὶ τοῖσι (. --τεταρταίοισι (τετ. om. 6) χαὶ vulg.-rade τὰ (ἕτερα pro τὰ (9) σημεῖα (σημήτα C) vulg. ττε Om. (6. --πολὺ vulg. (x. om. θ). -- πουλὺ ΗΚ. -- παχὺ om. (. ---ἰ αὐτῆς om. θ. --χληρὴ (sic) Κ. -- υέζων C. -- μείζων vulg. "' βρύξει τε pro χαὲ βρ. 3. --ὃδὲ 9. ---Οδὲ om. vulg. --τεταρταίοισι νυ ϊρ. -- τετάρτοισι θ. -- μελαιδενομένη, 9. --ἰ τούτοισιν 9. -- πεμπταίοισιν τυΐσ. -- πέμπτοισιν CDFGHLK, - Ald. -- πουλλὰ DGHIJK, Ald., ΕΤΟΒ. -- om. ὃ. -- ἰσχυρὸς (9. -- προσπίπτη DFGHIJ, ᾿ἐχταίοισιν vulg. -- ἔχτοισιν CDFGHIJK6, Ald.-ävixros ΗΚ. -- χαὶ χατὰ (τὰ pro χατὰ 0; τά τε pro χατὰ C) μὲν (μὴν C) (addunt τὰ 69’, Lind) πρότερα

LIVRE PREMIER. 47:

avant dans les parties génitales. Au contraire, quand la ma- trice est humide par le coït et que le ventre ne se vide pas, elle ne se déplace pas facilement. Telle est la cause pour laquelle elle se ferme, la femme n’usant pas du coït. Au bout de trois mois, la malade se trouvera aussi bien que possible, si l’éruption cataméniale venant à se faire entraîne ce qui s'était amassé. Dans le cas contraire, voici les acci- dents qu’elle éprouvera : suffocation par intervalle, fièvre aussi par intervalle, frisson et douleur. lombaire. Tels sont les accidents dans la troisième époque, si l’éruption ne se fait pas. A la quatrième époque, si l’éruption ne se fait pas ‘et ne procure pas l'évacuation du sang antécédent , toutes les - souffrances qui se faisaient sentir à Ja troisième. époque s’exaspèrent, surtout au temps des règles; puis cela s’adoucit, et souvent même la femme paraît sans souffrance. En surcroît il y.a encore d’autres signes que voici : elle rend de temps en temps beaucoup d’urine épaisse, le ventre se durcit et se tuméfe; elle grince des dents , elle perd l’appétit et le som- meil. Voilà ce qu’elle éprouve à la quatrième époque, où, soignée, elle peut guérir. À .la cinquième. époque, si les règles ne viennent pas en abondance, la souffrance croit en intensité. À la sixième époque le mal est devenu incurable, Les accidents précédents sont plus douloureux, et il.s’y ajoute ceux-ci : la malade: a parfois de l’anxiété et de la jactitation, des lipothymies, des vomissements pituiteux ; elle est en proie à une soif intense, vu que le ventre est brülé par la matrice surchargée de sang ; le palper est douloureux, surtout l'hypogastre; il y a parfois une fièvre aiguë; la matrice gargouille , vu que le sang s’y agite et n’y chemine pas; les

* (πρότερ SE. crue (onufia C) vulg. -- ποιήσει C. “ἔπειτα (ἐπέστα: C3; ἐπέσται ἔπειτα Vatic. Codd. ap. Foes) δὲ (δ᾽ (9, Vatic. ap. Foes) ἐπ᾽ vulg. à ee. supra lin. à ἀπορήσει: HI.-— Vide Gal. ΟἹ. -- ἑαυτὴν, sup. lin. ἑωυτὴν Η. -- σωυτὴν (sic) θ. --ἄλλοθι χαὶ ἀλλοϑιε Ὁ. --λυπ. 6. --λιπ. 0. - ἐμέσεται 8. -- ἐμέετα: (.-- μῖν om. 9. -- πληρέων ἐουσῶν C (θ, éoucéwv). χαϊ.... μῆτραι om. 2. -[ἰητρὸν (.-- ὅτε om. (D, restit. al. maou) FGHIK. --ἐγχλονενομέ- vos G.

TOM. VIIL, 2

48 DES MALADIES DES FEMMES.

υὔπραι ἄλλοτε καὶ ἄλλοτε, ἅτε τοῦ αἵματος ἐγχλονευμένου καὶ 3 οὗ διαχωρέοντος ἐν αὐτῇσι, καὶ χοιλίη οὗ διαχωρήσει ᾿χατὰ τρόπον, Ξοῦτε à χύστις διηθϑήσει τὸ ἔἐπήν So αἱ μῆτραι προσπέσωσι πρὸς τὸν στόμαχον νευεώδεα ἐόντα, καὶ ἐς τὴν 'χοιλέην ἐμδάλωσιν - ἄλγξει τὴν ῥάχιν χαὶ ὅτὸ νῶτον πᾶν. χαὶ τὴν γλῶσσαν αὐτῆς χαλι- νοῦται, καὶ ἀσαφῇ ταύτην ἔχει; χαὶ λειποθυμίη, ἔστι δ΄ ἧσι Ἰχαὶ ἀφωνίη, χαὶ δάχνεται τὸν RS Sxat ξανθὴ nr: 2 χαὶ TVEURX “προσπταῖον, χαὶ ἀλύει, καὶ 2e Évurmv, χοὰ Θέμπίπρα- ται. Ἐπὴν δὲ μεταστέωσι καὶ εἴρύσῃ À χύστις τὸ λεπτὸν τοῦ αἵματος τοῦ ἀπὸ τῶν μητρέων, “τότε To οὖρον διουρέεται ἐρυθρὸν, χαὶ πονέει 5μὲν τὸ ἄλλο σῶμα, μάλιστα “5 δὲ τὸν τράχηλον καὶ τὴν δάχιν χαὶ τὴν ὀσφὺν, τούς τε βουθῶνας, χαὶ ἐς τοῦτο ἐλθούση αὐτῇ À τε γαστὴρ ἀείρεται, καὶ τὰ σχέλεα ὑπὲρ τὸ χρεὼν διοιδίσχεται at αἵ χνῆμαι χαὶ οἵ πόδες, χαὶ 6 θάνατος ἔπεισι. Καὶ περὶ μὲν ταύτης “οὕτω

τέλχευτᾷ ἐς ἐξ μῆνας τὰ ἐπεμήνια ἀδηλεύμενα ΣΤ ἔγετα: δὲ χαὶ ταῦτα"

_

ἔστιν hot τῶν Ἔν ἐπὴν δίληνα À τὰ καταμήνια ἐν τῇσι μή-

as πολλὰ ἐόντα, ἔρχεται ἐς “πλεύμονα, ἐπὴν ἀποληφθῇ, χαὶ πάσχει πᾶντὰ ἅπερ ἐν φθινᾶδι εἴρηται, χαὶ οὔχ οἵη τέξστι te

18 Γίνεται δὲ καὶ τάδε“ ἔστιν Dot διάπυα 3. γίνεται τὰ ἐπιμήνια χρονί-

σαντα, ἐπὴν γένηται δίκηνα À τρίμηνα - τοῦτο δὲ μάλιστα ἡΐνεται,

29 >

- -“- -Ὁ- , _ ἣν ξυγχοῖ! πὸ τοῦ πυρός. Σημεῖα “δέ ἐστιν. ἣν διάπυα ὀδύναι ἐπὶ À 5 2 4 δι 3 A 4 1# \ τε γὰρ ἐμπίπτουσιν ἐς τὸ ἦτρον ἰσχυραὶ καὶ σφύξιες, χαὶ ψαυσμένη à L A τω - ᾿ οὐκ ἀνέχεται, καὶ ἣν πέλλῃ βελτιόνως ἔχειν, ῥήγνυται αὐτῇ τὰ a για κατὰ τὸ αἰδοῖον, χαὶ χωρέει πῦον καὶ aux " ὀζόμενον δὲ χωρξει

ν

\ A! Fe) ἡμέρας ἑπτὰ ὀχτὼ À ἐννέα " ἐν δὲ τῷ πρὶν χρόνῳ “πονέεται,

1 Οὐδ, Lind.- οὐ om. vulg.- αὕταϊσιν C. —? οὐδ᾽ Ὁ.-- διηθείση Ὁ.-- ζήσει (sic) 3.---ὐ οἵ om. (.-προσδάλλωσιν C.—Postxaiaddunt#v CL, Cordæus, -ἐμθάλλοντα DGRUK.-Eu6%Dociy νυ]σ. -- ἐν δάλωσιν 9.--- 5τὸν )Κ9.-- πᾶν

m. (D, restit. al. manu) ΕΚ. -- ἅπαντα Ὁ. -- πάλιν pro πᾶν 9. -- χαὶ χα- λινὰ (yauva sic 6) χαὶ γλῶσσα ἀσαφὴς pro χαὲ τὴν.... ἔχει C8. -- λῶσσαν ΗΕ. -- γλῶτταν vulg. - αὐτοῦ DGHIJK. -- χαλινοῦνται Ὁ]. --λιπο. θ. -- écrin σιν (510) G. -- οἷσι ΄. - -Ἰ χαὶ om. (8, --- χαὶ ξανθὴ à om. Ἢ) χολὴ vulg. -- χαὶ χολὴ ξανθὴ (9.--ἤξησι 9. -- πρὸς πλεῖον Ὅ. -- προσπατονθ. -- προσπταίει L, Cordæus, 11πᾶ. --- δὲ np ἴθ. - μεταστῶσι C.- μεταστήση 0.- εἰρύσει τυῖδ.-- εἰούση ὉΘΕΉΤΚ.- ἰρύση 0.—1rà οὖρον τότε Ὅθ.:: διουραΐετας 6.—® Ante μὲν addunt χαὶ C8. -- χατὰ τὸ ἄλλο Vatic. Codd. ap. Foes. Bpèy pro δὲ 0, ἀείρεται ©. -- peter vulg. -- χρεῶν 1. -- διίσχεται (sic) Ὁ, -

Fr

TIVRE PREMIER. 19 selles ne sont pas régulières; la vessie, non plus, n’émet -pas l'urine, attendu que la matrice tombe sure col vésical, lequel est nerveux , et qu’elle se porte sur Le ventre. Le rachis «et le dos tout entier sont douloureux; la langue devient empéchée et m’articule plus distinctement; lpothymie; quelquefois aphonie; mordications au cardia, vomissement de bile jaune; respiration entrecoupée , anxiété , jactitation et inflammation. Quand, dans -ce déplacement , la vessie attire la partie ténue du sang qui est dans la matrice, V’urine est rendue rouge ; des souffrances se font sentir dans tout le corps, maïs surtont au-cou ,‘au rachis , aux lombes et aux ‘aimes. À ce point , le ventre se gonfle, les membres mférieurs enflent., les jambes etles pieds; «et la mort est imminente. En un ‘tel cas la sup- pression des menstrues amène la mort au bout de six mois. Il-y a encoreices phénomènes-ci : chez quelques femmes, les règles ayant été retenues en abondance pendant deux mois dans la matrice, le transport du flux supprimé se fait sur le poumon; la malade éprouve tout ce qui a été dit dans la phthisie , et elle me peutrésister an mal. Voici encere ce qui arrive : chez d’autres ; les règles | ayant manqué à deux trois époques, deviennent purulentes ‘avec le temps; cela s'opère surtout quand elles sont iéchauffées ‘par la chaleur fébrile. Les signes de cette purulence sont : douleurs intenses et battement dans Fhypogastre, impossibilité de supporter le palper; s’il doit y avoir amélioration , les règles font éruption par les parties génitales; du pus et du sang s’écoulent; cet écoulement fétide dure sept , huit ou neuf jours. Dans le temps

χνίμεαι 6.—6 om. B.—"65e Ὁ. --τεγευτὰ 6. —-yiyy, Ὁ, -- καὶ om. , resfit. ak manu Ἐ. -- τάδε 69.--Ἰ χαὶ ἐπὴν ἴ...-- 9.- 2-71. ΘΗ͂ΙΣ. --ἀπολεισθῆ DHK.—-Eravedn6 Ὁ, Lind. -- καὶ om. L , Cordæus. -- πάσχη FGH, ΑἸᾶ -- φθίνα διέρηται (sic) (K, δεήσηται). -- οὐχ Frob.— περιέναι ὉΒΗΚ, Alë. pv. Ὁ..- θυ βνονταὶ vulg. - γίγνονται CG. = γίνεται 6. χρονΐζοντα Couper Ci συνχαὴ 8.--τοῦ om. Ὁ. -- δ᾽ Ὁ. --τε ἴτε om. vulg.)-yàp Α.- -- εἰς ταῖς.--ὃς ὍΒθ9.-- καὶ σφ. om. 8. -- σφίξιες ἢ. -- Φύξηες Ὁ. -P9- ΟΝ ΕΟ re rhin Vert Ga. Ξέξξζον Ὁ. -- ἐφ᾽ fu. C0. - ὀχτὼ om CS.

.

20 DES MALADIES DES FEMMES.

1 ὃς εἴσηται ἔμπροσθεν" ἐπὴν δὲ ἀποχαθαρθῇ, ἄριστον μὲν "εἰ μὴ. γένοιτο ἕλχεα " ἣν δ δὲ ὑπολίπηται ἔλχεα,, πλέονος δεήσει θεραπηΐης

ὅχως τὰ ἕλχεα μὴ μυδήσει καὶ χάχοδμια ἔσται " ἄφορος " δὲ ἔσται χαὶ

ἣν ῥαΐση, ἣν μεγάλα τὰ ἕλχεα γενόμενα ἐν τῇσι μήτρησιν. Ἢν δὲ

uA οἱ ἔχατὰ τὸ αἰδοῖον ywoñon τὰ ἐπιμήνια διάπυαχ γενόμενα,

ξυμδήσεται ὑπὲρ τοῦ βούδῶνος κατὰ τὴν λαπάρήν ῥαγῆναι, ἄτερ φύματος, ἅτε τοῦ πύου διαφαγόντος, καὶ xelvn χωρήσει πυώδεα

ὀδμαλέα" χαὶ ἣν τοῦτο γένηται, Ἰπεριγίνεται À γυνή ἣν δὲ χαὶ περιγένηται, αἰεὶ ἄφορος ἔσται " ταύτῃ γάρ οἱ τὸ λοιπὸν δδὸς βηίνεται τοῖσιν ἐπιμηνίοισιν ἔξω“ τὸ γὰρ στόμα τῶν μητρέων πρὸς τοῦτο τὸ χωρίον προσπέπτωχε. Γίνεται δὲ καὶ τόδε - ἔστιν Fotv, ἐπὴν δίμηνα À τρίμανα χρονιώτερα À τὰ ἐπιμήνια καὶ προσπέση- πρὸς τὴν λαπάρην, μὴ διαπύων τῶν καταυ-ηνίων ἐόντων, ὥς φῦμα. ϑ γίνεται ὅπὲρ τοῦ βουδῶνος ἀχέφαλον, " μέγα, ἐρυθρόν. Καὶ τῶν

ἰητρῶν πολλοὶ ἤδη οὖχ εἰδότες τοῦτο ὅχοϊόν τί ἐστιν ἔταμον χαὶ ἐς κέν- δυνον- ἤγαγον οὕτως. To δὲ “ὡς φῦμα γενόμενον γίνεται τρόπῳ τοιῷδε "

ape αι τοῦ αἵματος σάρξ, ἅτε προφκειβένου τοῦ στόματος τῶν μητρέων τῇ lardque χαὶ ἐυπίπλαται. ἀπ᾽ αὐτέου, καὶ ἐξίσταται. ἅτε πληρευμένη τοῦ αἵματος σάρξ" χαὶ ἔστιν͵ ὅτε, ἣν μεταστῇ τὸ στόμα τῶν μητρέων χαὶ γένηται χατὰ τὸ αἰδοῖον, χαὶ χωρήσῃ διὰ τοῦ αἰδοίου. τὰ χαταμήνια, χαθίσταται τὸ ἐξεστηχὸς κατὰ τὴν λαπά- pnv, διαδιδοῖ γὰρ ἐς τὰς μήτρας, af δὲ ἔξ ἐχάλασαν ἣν δὲ μὴ στραφῇ χατὰ τὸ αἰδοῖον τὸ στόμα τῶν μητρέων, διαπυέει χατὰ τὴν λαπάρην, χαὶ "ταύτη δδὺὸς γίνεται τοῖσι χαταμηνίοισι, χαὶ of χίν-

δυνοι 1 οἵ αὐτοί εἶσιν οὗ χαὶ πρόσθεν εἰρημένοι. Τοέπεται δὲ χαὶ "ἔς.

«.

᾿σῶσπερ (. -- πρόσθεν GC. —2%y vulg.—et 69. -- γένηται Κ. -- 3 δ᾽ C0. ὑπολείπηται vulg.—-ÿrolixnre CJ. -- πλέονος (9. -- πλείονος vulg. -- θερα- reins τυ]. --θεραπηΐξης ΟΟΗΪΚ. --ὅπως (9. --κεαὐδήση vulg. -Je lisuvôfoe, - κάχοδμα γίνηται (γένηται DGJ8, Ald; ἔσται Ὁ) vulg. —45 C6. γινόμενα καὶ ἐν ΟΕ. ---Ο τὰ (τὰ om. DGHIK6, Lind.) κατὰ vulg:-yevéueve.ès (εἷς J) τὰ

ὑπὲρ τοῦ β. ξυμόδήσετας (ξ. om. C) κατὰ νυ]α. -- γενόμενα συμδήσεται ὑπὲρ τοῦ 8. κατὰ 0. --᾿ ῥαγῆνα: om. 9. -- ῥαγ. ponitur post φύματος C.— διαῤῥα- γέντος vulg. - διαφαγέντος DHL. - διασφαγέντος K. -- διάγοντος .C. -- διαφα- γόντος 9. --.’ἀαχείνη (9. -- ὀδμαλατα C. ---τ περιγίγν. C.- ἀεὲ vulg.—oe 6, Lind. $ yiyv. Ο, -ὠυμπέπτωχε J. -- γίγν. C.-rèv βουθῶνα (. —yerà θ. --οἷόν ἐστιν vulg. -- ὁχοῖζόν τί ἐστιν 6. - ἰταμὸν C -- οὕτω (9. " σῶμα

LIVRE PREMIER. 21 antécédent, la femme souffre comme il a été dit plus haut. Après l’évacuation , le meilleur serait qu’il n’y eût pas d’ulcé- ration ; s’il en est resté , il faudra plus de traitement, afin que les ulcérations ne deviennent pas humides et de mauvaise odeur. Mais la femme demeurera stérile, même après gué- rison, si les ulcérations ont été considérables dans la matrice. Si les menstrues devenues purulentes ne s’échappent pas par

“les parties génitales, il arrivera qu’elles feront éruption au- dessus de laine , dans le flanc, sans tumeur, vu que le pus a corrodé ; et par sortiront des matières purulentes et fétides. Α ce point, la malade ne guérit pas; et, dans le cas même elle guérirait , elle resteraitstérile; en effet, dorénavant, c’est par cette voie que s’échapperont les menstrues, lorifice utérin étant appliqué vers cette région. Voici un autre cas : chez certaines femmes, à la seconde ou à la troisième époque de la suppression, ou même plus tard, si les menstrues se portent vers le flanc, sans être devenues purulentes, il se forme au- dessus de l’aine une tumeur acéphale, grosse et rouge. Il est arrivé plus d’une fois que des médecins ne sachant pas ce que c'était, Pont incisée et ont mis la malade en danger. Cette espèce de tumeur se forme ainsi : la chair puise du sang, vu que l’orifice utérin est appliqué au flanc, elle s’en

remplit, et elle se soulève à cause de ce sang qui la pénètre.

Parfois, quand l’orifice utérin, se déplacant, revient vers les parties génitales et que les règles sortent par cette voie, le

gonflement du flanc s’affaisse, car il communique avec la matrice, laquelle a versé au dehors. Mais si l’orifice ne se

_ tourne pas vers les parties génitales, la suppuration se forme

pro ὡς α -- γινόμενον 9. -- τὸ γιγνόμενον γίγνεται pro y. y. C. In marg. ἀντὶ ἀπολαύε: χαὶ ἀναπίνε: 9. -- ἐκπίπλαται Ὠ0΄. -- πίσπλαται vulg. -- αὐτοῦ

.9. -- ἀφίσταται 9. -- πληρευμένη 9. -- πληρουμένη vulg. -- χωρέουσι vulg. - χωρέωσι Lind. -- χωρέη 9.-- χωρήση Ὁ. --ἐξεστιχὸς θ. - λαπάρτιν " ἐξεδιαδιξοι (sic) γὰρ 8.-- δ᾽ ἔξω 6.— Ξμεταστραφῇ pro μὴ στρ. (D, μὴ restit. al. manu) θ΄, Lind. --χατὰ ponitur post αἴξοῖον G, ΑἸὰ. - διαπύει ταῖς. --διαπτῦει, al. manu διαπύε: Ὁ. -- διαπυέει C. "' τότε ἤδη pro ταύτῃ 09. "εἰσὶν αὐτῇ (οἱ 6) χαὲ (9. -- εἴρηται Ὁ. -- "εἰς ΒΚ. --ὅσα pro ἐς C.

22. DES MALADIES DES FEMMES. -- CE Re ÈS ἔμετον." ἔστιν or xt χατὰ τὴν ἕδρην, ὥσπερ, μοι εἴρηταε ἐν, Thor Jun x \ παρθενίησι: νούσοισε, χαὶ σημήϊξα “καὶ πόνους τοὺς; αὐτοὺς: δεέκνυσι ἜΣΕΙ το απο δ ρθε, Ξε ee ἘΞ ποῖσε χεῖθε εἰοηικένοισιν * “ἧσσον δὲ: ταύτην τὴν ὁδὸν, ποιέεται τὰ: ἐπι- 2 -- p\ Le, Ἔν θ ΄ ὩΣ εἐὐήνια τῆσε γυναιξὶν à ro παρθένοισιν. ? \ 7 ν æ 2.7 y 4 3. FOxdrav δὲ: τὰ ἐπιμήντα χρυφθῆ!, uvy "ἔχει τὴν νειαίρην 1 CEE Vs ξυχεῖσθαι Rd SE ἐσ 2 y γαστέρα, χαὶ δοκέει τι ἐγχεῖσθας βάροςς: χαὶ τὰς ἰξύας ἐχπάγλως Z x \ “- à 6 SA 25 ΄ , À πονέει χαὶ τοὺς χενεῶνας. Ἔν δὲ: τὰ ἐπιμήνια: παντάπασι ur , cn X 7 x IL \ λύ 5 À λχῴδε 2 ae γίνηται: δπὸ: νούσου παχέα χαὶ: γλίσχρα καὶ χολλώδεα ἔῃ, πρῶτον \ κ , - SE x CARPE, LI τ ἘΦ ? Σ χρὴ τὴν χοιλίην χαθῆραν ἄνω, τε χαὲ χατω " “ἔπειτα: τας. ὕστερὰς - 2e \ -Ὁ- C9 = προσθέτῳ, δ᾽ οὗ aiua χαθαΐρεται, χαὶ διαλιπεῖν, χαὶ πῖσαι °6w° οὗ τὸ αἴαα χαθαΐίρεται" πινέτω δὲ: ϑχαΐ: 207 0wov ἐν: αἴνῳ τῷ ἀπὸ δαιδός, x F4 τ . Ἂν δέ ot δόος μὴ γίνηται, ἔσται: ὥστε δοκέειν: ἐγκύμονα εἰνα:,. χαὶ LA > 1, La [= 4 τῶ "A 3 - 4 : τοῖς “͵ ΕΣ ΩΣ ατογουένη ἀνδοὲ ἀλγέει, ὥστε: δοκέειν ἐγχεῖσθαί ταῖς καὶ; βοῖθος: ἐν τῇ \ 2 , A ñ A ΄ Ξ Ἐξ ΄, λδελ LA γαστρὶ ἐγγίνεται. xab γαστὴρ πρόχειται, χαὲ fuelasror ἠδελφισμέ- 3, νι, ας LA x S / 2e À ἣν LA νῶως ἐν γαστρὶ ἐχούση.. χαὶ καρδιώσσει, ἐπὴν ἥμέραι. πεντήχοντα σ᾿ # A , 1% # ΝΣ - \ 3 ὑὑάλιστα: ἔωσι, καὶ πόνος: " ἔχει ἄλλοτε: χαξ ἄλλότε. τῆς: γαστρὸς τὸ ee 5 κ - A χατὰ τοῦ: Guoxkob, τόν Te τράχηλον χαὶ τοὺς: βουδῶνας χαὶ τὴν LA 2 C9 . , ὀσφύν. Καὶ 5 ἐπὴν μῆνες δύο τρεῖς: γένωνται; ἔστιν, ὅτε 2664 οὗ λ 0 \ = ΄ «- > χατὰ To αἰδοῖον τὰ χαταμήνια- ἀθρόα; καὶ δοκέει ὥσπερ; σαρχέα. εἶναι

1Kai om. D. --ὡς 6. —-uo: om. (9. --παρθενίοισι Ὦ..-- νούσησ: ΗΖ], -- σημήϊα Ε. - σημεῖα vulg.—Gerrvôer C. = εἰρημένοις C. --- Σ χρεῖσσον C: "τοῖσι C. - -ἐπὴν 9. --δὲ D6.-GE om. vulg. --- " ἔχει CO. Eee vulg: --7νειέρην GK, Ald., ΕἜτΟΡ. --΄νεταίρην DHI. --7νειαίραν C. --νιεραν. (sic) θ..--“νείατραν vulg:— γειατρὴν Lind. -- τι βάρος C. -ἰξίας, Η, -- τοί. p. 110 :ἐχπατίη, ἐχτρόπως χαὶ ὁδοὺς ἀγνοοῦντες + ἔνιοι δὲ γράφουσιν ἐχπάγλως. 60 om. (ὦ - ἰὴ (ἢ om. DFGHIJK, Ald) ywpéovra, γίνεταν (γίνηται JK) ὑπὸ νόσου (νούσου BUK, Lind.) x. χαὶ γὰ- (καὶ pro ΚΕ) χολλ. χρὴ οὖν (γοῦν ἢ) πρῶτον τὴν να]ς. - Ξπὴ γίγνεται (γίνηται 6) ὑπὸ νούσου π. χαὶ γλ. χαὶ χολλ. εἴη, πρῶτον χρὴ τὴν C6.-Je prends la lecon de ( et 8, lisant seulement £n pour εἴη. -xabaiperv Gal. in cit. τ. XVII, p. 452. 7ëx. [ἐπὶ] τὰς Lind. -- προστεθῶῷ (. -xp. om. L.—üo? (9. -- ἀφ᾽ τυ]ο; -- διαλείπειν. vulg. -διαλιπεῖν Ε. --διαλείφειν- "ε, -- διαλιπὼν [ἡμέρην μέην δύο, ἔπειτα! [1πᾷ.-- πεῖσαι. 9. ὑφ᾽ ὅτου τὸ αἶμα χαθαίρεται (,.--ὃφ᾽ οὗ αἷμα in vulg.—Sxai et-èv om. θ..-οχριθμὸν. ὁ: --χρίθμον. Β.-- χρηθμὸν το]ρ. -- χρῆθυον. Cordæus.—<à..pro τῷ 6. -- ἀποξέδος. (sie) (, -- δαιδόσιος (sic) D. -- δάδος. ΕἸηὰ. --- οὗ om. DGHNKS6. -- γέγν., 6. -- γένηται H. --ἔσται om. θ6Η.: --οαϊισγομένην vulg. -- δὲ lis μισγομένη. ἀλγέειν (a. om. 2) γι! ]σ.-- ἀλγεῖν θ. --ἀλγέει Εα.--ἐγχυεῖσθαι 4’, Lind. --βρίθος. ΟΘΜΚΘ, Eindi -- ἐγγένετας 6, Lind, - ἐγγίνεσθας -

LIVRE PREMIER. 23

vers le flanc, les règles se font jour par ; et les dangers sont les mêmes que dans le cas précédent. Elles prennent aussi la voie du vomissement, et parfois celle du siége, comme je lai dit en parlant des maladies des jeunes filles; les signes et les souffrances sont les mêmes que dans cette description ; mais cette issue est moins commune chez les femmes que chez les jeunes filles.

3. (Suppression des règles chez une femme qui a eu des enfants. Énumération d'accidents très-semblables.) Quand les règles sont supprimées , il y a douleur dans le, bas-ventre, la malade semble y avoir un poids, elle souffre cruellement dans les flancs. Si les règles sont absolument supprimées par Feffet d’une maladie ou qu’elles soient épaisses , visqueuses, collanies , il faut d’abord évacuer le ventre par le haut et le bas; puis purgerla matrice à aide d’un pessaire qui évaeue le sang ;-alorson met un intervalle; après quoi on administre un purgatif qui agisse sur le sang; malade boira aussi le crethmon (crithmum maritimum A.) dans le vin de branche de pin. Si le flux menstruel ne s'opère pas, il arrivera qu’elle paraîtra être enceinte; le coït lui est douloureux de sorte que quelque chose semble être dedans; un poids se fait sentir dans le ventre; le ventre proémine; elle a les mêmes envies qu’une femme grosse; les nausées la prennent quand il s’est passé environ cinquante jours ; de la douleur se fait sentir par intervalle à la région ombilicale, au cou, aux aïines et aux lombes. Au bout de deux ou trois mois, les règles font parfois une éruption abondante par les parties génitales, les matières évacuées sont noires et semblent être des caroncules comme

ἐγγένεται (sic) ΑἸά. -- ἐγγένητας ταῖσ. -- προχέητα: ἢ. --ἱμείρει (. -- ἐπαίρεται (D, restit. al. FGHL.—inaionrar 1. -- ἀεέρεται 1εἰπὰ. -- εἰμείρεται 6.— Supra lin. οἰκείως ΗῚ (K, in marg.). --ὡς (ὡς om. θ) ἐν y. ἔχουσα (ἐχούσῃ 6) νυὶς. -- χαςδιώξες ©. -- ἐῶσιν 68. "ἴσχε: 8. --ἔχη DHIK. -- [μάλιστα] τὸ Lind.-néte CH6, Gal. im cit. ib. sine τό. -- καὶ τὸν τρ. (.-- ὅταν δύο μῆνες Cô.—pôes Ὁ. -- σάρκα νυὶς. - σάρκα FGLQ', Cordæus. -- σαρκία DH, Lind. -- σάρχετα 6. --διαφθορᾶς νυΐς. -- διατθορῆς CDGHIKQ", Cordæus, Eind. -- μέλαινα GIK, Ald., Frob.

94 DES MALADIES DES FEMMES.

1

τὰ ἀπιόντα ὡς ἐχ διαφθορῆς xat μέλανα. Ἔστι δ᾽ ἦσι καὶ ἕλχεα

“Ὁ ,ὔ γίνεται ἐν Thor iront, χαὶ δεήσεται ? προσέχειν τῇ ἘΣ Πολ- “» Ἅπ 7 « λξσι δὲ Evubaœiver ὥστε δοχέειν ἕξ μῆνας ἔχειν ἐν γαστρὶ à ὀλίγῳ A! F δ ᾿ ε ἐλάσσονα χρόνον, καὶ γαστὴρ πρόχειται, χαὶ τἄλλα οἱ δοχέει , æ 2 ACTE 7 re # SAC 7, γίνεσθαι ὡς τῇ ἐν γαστρὲ ἐχούσῃ" ἔπειτα ἔστι μὲν ἣσι διαπύοντα 29 κι Cod “ως en L4 3 τ΄ ΞΞ à κ x ax ἐῤῥάγη ὑπὲρ τοῦ βουδῶνος ἅμα τῷ πέμπτῳ ἔχτῳ μηνὶ χαὶ ὁδὸν , 2 ! as δὲ LA 3 EX ET 2. > 5. ταύτη ἐπο:ήσατο ἔστι δὲ rat ἧσιν ἕλχεα γίνεται ἐν τῇσι μήτρησι “-- - -" τ κατὰ τὸ ὑπὲρ τοῦ βουδῶνος, χαὶ κινδυνεύσει ἀποθανεῖν, ἣν δὲ χαὶ # AT \ D ΄ re, ἄφορος ἔσται. Ἔστι δδὲ for χατὰ τὸ αἰδοῖον ῥήγνυται, χαὶ χωρέει αὐτέησι σεσηπότα χαὶ πυώδεα, χαὶ ἀπὸ © τουτέων ἕχχεα

7,

ἐγγίνεται ἐν τῇσι ψήτρησι 2 χαὶ χινδυνεύσει, χαὶ χοὴ, ὅχως μὴ τὰ

x ΄ 3 ΄ , Ζ δ τε σειν, κου τς

ἕλκεα παλαιὰ γένηται, ζητρεύειν προσέχοντα " ἄφορος δὲ χαὶ αὐτὴ es A! La F

γίνεται, ἤν γε χαὶ 107. Ἢν δὲ μή οὗ χαταῤῥαγὴ τὰ χαταμήνια δεν δ ΞΟ ee ΞΕ τ EE ἀγὸς νὰ αν A -- 7,

διενεχθέντα ἐς ἕξ μῆνας, πείσεται πάντα ἅπερ τῇ ἀτόχῳ τὰ χαταυήνια

ν S\

»" - na 5 x ὁδὸν δυνάμενα ἐφευρεῖν " καὶ ἣν μὲν θεραπευθῇ, δγιὴς ἔσται" Av

1 - δὲ μὴ, διαρκέσασα χαὶ ἐς ὀχτὼ μῆνας ἀποθνήσχει:. FEAT or δὲ γίνε-

\ \ 4 αι, ἣν τὰ χαταμήνια Moheyuarwoiex χωρέη, ἐπὶ πολλὸν χρόνον Ex , À 3 7 “Ξ - “- δε τοτς ΠΕ /

χωρέειν χαὶ ἐλάσσονα εἰναι τῶν Gbympov Oyinc δὲ Ὑίνεται ἐν 11 La 2 ne χόσμῳ ἰηθεῖσα.

ι

4. Ἦν δὲ τὰ ἐπιμήνια γυναιχὶ 5 χωρέη μὲν, ἐλάσσονα δὲ τοῦ

LA δέοντος δ χωρέη, ἅτε τοῦ στόματος τῶν μητρέων παραχεχλιμένου

‘A’ om. (Ὁ. --ἔστι δὲ noi ἦσιν Gal. 10. -- οὖσι 5. -- ΐνονται 9. -- γίγνοντας Ὁ. ---ττῇ pu. πρ. Ὁ, --τὴν μελέτην ro. θ. --ξ. ΗΚ. --σ. vulg.-à χαὶ (χαὲ om. C6) vulg. -- τἄλλ᾽ οἱ γίγνετα: C. -- γίνεται (sic) δοχέει θ. -- ὥστε (ὡς pro ὥστε CO; ὡς τῇ HI) ἐν vulg. --- μὲν 69. —uiv om. vulg. -- διατείναντα DGHIJK'Q/, Lind. -- διατείνοντα θ. -- Απἴο ὑπὲρ addit διά τινα τὰ C. --τὸν βυυδῶνα Q'.- ἀλλὰ pro ἅμα 9. -- τῷ om. ΟΌΘΗΙΚΘ. -- ταύτησι ποιήσεται DFGHUK. -- ποιήσεται 6΄. ἰχαὶ om. (. -- Ἀχαὶ post ἦσι 9. --ν τ. y. yéyve- . τα: (ἃ (θ, ἐνγίνεται). --ἐν om. DFGUK. -- μήτρησι xai χάτω (καὶ κατὰ τὸ Lind. ; χατὰ τὸ CO) ὑπὲρ vulg. -- χινδυνεύει C. 5 δ᾽ θ. -- χαὶ (rai om. C6) χατὰ vülg. -- αὐτέησι CD. -- αὐτέη (αὐτῇ Cordæus; αὖτ. om. θ) vulg. --τε χαὶ πν. C0. --- τούτων 6.- Ante ἕλκ. addit χαὶ (. -- γίγνεται 6. -- “καὶ κινδ. om. Ε. -ἰτινδυνεύει DHJIK6. --- ἀλλὰ pro χαὶ C8. -- χρονικῶ: pro χρὴ ὅχως (. -- ὅπως θ.- γένωνται θ.-- αὕτη ΗΚΘ.-- καλὴν ξηθὴ θ. --γε xziom. (.---ϑ οἱ αὐ α.- οὗ om. θ.--χ,αταρραγῆ 9.-- ῥαγῇ vulg.- διενεχθέντα ἐς 82 (9.-- διενειρχθέντα ἕξ γτυϊρ.--ἅπερ ἀτόχω ἐούση τὰ x. ὁδὸν οὐχ ἠδύνατο εὑρεῖν CO. --ὁγρὸς pro dyrs €. --- 9 εἰ C6. eme α. -διενέγχασα 0. --ἀπποθνήσχει (. -θνζσχει vulg. " ᾿ς). χωρέοντα (χωρέωνται L, Cordæus, Lind.; ὄντα pro y: ἃ: χωρέε:

LIVRE PREMIER. 25

après un avortement. Parfois aussi il se forme des ulcérations dans la matrice, et il faudra s'appliquer au traitement. Souvent il arrive que la femme paraît être grosse pendant six mois ou un peu moins, le ventre proémine, et tout semble êtré chez elle comme dans l’état de grossesse; puis, chez quelques-unes , les menstrues, devenues purulentes, font éruption au-dessus de l’aine, vers le cinquième ou le sixième mois, et prennent leur voie par là; parfois aussi il se forme des ulcérations dans la matrice au point au-dessus de laine, la femme courra risque de mourir, et, quand méme elle réchapperait , elle sera stérile. En d’autres cas éruption se fait par les parties génitales, et il sort des matières pourries et purulentes ; il en résulte des ulcérations dans la matrice, le danger est grand, et il faut, afin que les ulcérations ñe de- viennent pas chroniques, s’appliquer au traitement; celle-ci aussi sera stérile, même quand le traitement réussirait. Mais si les menstrues, retardées six mois, ne font pas éruption, la ma- lade éprouvera tous les accidents qu’éprouve la femme qui n’a pas eu d’enfant et chez qui les règles ne peuvent trouver issue; si on la traite, elle guérit. Dans le cas contraire, ayant résisté jusqu’à huit mois, elle succombe. Chez plusieurs, si les menstrues sont pituiteuses, il arrive qu’elles coulent longtemps et qu’elles sont moindres que les menstrues saines. Traitée convenablement , la femme guérit.

4. (Règles moins abondantes qu’il ne faut. Accumulation qui en résulte. Accidents.) Les règles, venant il est vrai, sont pourtant moins abondantes qu'il ne faut; l’orifice utérin est

Vat. Codd. ap. Foes; χωρέη 6) ἐπὶ πολλὸν (πολὺν 6) χρόνου (πολλοῦ χρό- vou) (addunt χωρέειν C6) χαὶ ἐλ. vulg. --- "᾿ χόσμῳ τῷ προσήχοντι (τῷ xp. om. C6) vulg.—£rfeïox 6. --τηρηϑεῖσα 3. Ξχωρέει H, Ald. --ὠἀποτράσ- σεσθαι δὲ χωρέει οἷα pro ἐλ.... &re (DK, ἀποφράσσεται) FG (J, ywcén). S'ywpéer Ald., Frob. -- οἷα pro ἅτε H6, Lind. -- παρεγχεχ)ιμένου Q", Lind.— ἄρμοξ vulg.-&ouor Cordæus. --ἄρμᾷ CJK.-äou& (D, al. manu àpuot) FGHI6. - Comp. Erot. p. 56, Gal. GL, et la note du Suppl. du Dict. de Schneider, l’on voit que &-u°? ou ἁρμῷ ont deux sens, l’un qui est sur Le champ, récemment, l’autre qui est doucement , un Ῥεῖι. -- ὃς του- τέωστε (sic) 9. --χωρέξε Lind.

26 DES MALADIES DES FEMMES.

ὀλίγον. τοῦ. αἰδοίου. à pol μεμυχότος ἐς Toro, ὥστε χωρέειν. μὲν, 1 ἀποφράσαεσθαι δὲ ἀπ’ αὐτέων χαὶ. αἱ δίοδοι αἵ περαιοῦσαι; “ἐπὴν χατέλθῃ ἐς τὰς μήτρας, ἅτε τοῦ αἵματος ἐπικειμένου τῷ, στόματι

. 37

αἰεὶ, προέρχεται δὴ χατ᾽ ὀλίγον" Ξἔπειτα δὲ ἐπὴν αἱ ἡμέραι παρ-

ἔλθωσιν or χαθαίρεσθαι μεμαθάχει, χαὶ. ἑρχθῇ τὸ αἷμα. ἐν τῇσι 7 à: no 4 L' 2 Te > 4 NM “- μήτρησι. τὸ, ὑπολειφθὲν. χαὶ ἕτερα ἐπικατιόντα ἐπιμήνια μὴ, ἐξωθῇ 4 - 5- τ» [2 τὸ. ἔρχθὲν αἷμα, GX αἰεὶ * βαρύνῃ χατιὸν,, ἔσται τῇ γυναικὶ: ὥστε \ ΄ “-“ À 2 NF: À, 2 1 “- 6 5 JL A 3 à: ax τοὺς πρώτους μῆνας ἐπὶ δύο ἐπὲ τρεῖς ui ἐσαΐειν χάρτα. "Ἐπὴν δὲ “- = 16 cr οὗὨἨ μῆνες 5rhéovec. γένωνται, ἔτε μᾶλλον πονήςεται, xat οὐχ ἕξει. ἐν x LA - a LS 4 “- σῷ». 7 Le 5 \ γαστρὶ μέχρις ἂν οὕτως ἔχη, χαὶ πῦρ λήψεταί μεν μάλιστα' τὰς L4 τ ἡμέρας Ἰὲν or χαθαίρεσθαι. κεμαθήχει. ἠπεδανόν" εἰχὸς δέ ἐστι xt | 82 en NU EUR τς ι , τς x ἐν τῷ μεσηγὺ. χρόνῳ. πυρεταίνειν χαὶ φρίσσειν χαὶ καρδιώσσειν χαὶ 4 2 > 9 es ce L ϑάνάγειν. ἐπὶ τὸ πλῆθος ἀνὰ πᾶσαν ἡμέρην." χαὶ " ἀλγέει. ἄλλοτε καὶ J " ἄλλοτέ τὸ σῶμα, καὶ κάλιστα. τὴν ὀσφὸν χαὶ. τὴν. ῥάχιν XL τοὺς Da - - - D x βουδῶνας, τά τε ἄοθρα τῶν. χειρῶν, χαὶ τῶν cxeléwv. Ταῦτα δὲ oùy “5 2 - a à 7, γι Ξ , δμοῦ. ἀλγέει, 1. ἀλλ᾽ ἄλλοτε ἄλλο, ὅπη, ἂν βρίση τὸ αἷμα ἀποχεχριμέ- x RE S - à a νον. χαὶ μὴ δυνάμενον εἶναε. ἐν tot ὑπήτρῃσι" χαὶ ὅπη ἂν. στηρίξη ἘΞ τ΄, Ἐν. EE =: ΄ \ SEE. x - τοῦ “σώματος, οἴδημα ἔστιν ὅτε γίνεται χαὶ. σπασμὸς, ἰσχυρὸς. τῶν KA CS - ns ΩΣ ἄρθρων. τοῦ σώματος, χαὶ τῶν ἄλλων σημείων τῶν’ προειρημένων 7 Ψὰ = a “- 3 φαίνεταί. ἄλλοτε “5 ἄλλο. Αὕτη Av μὲν θεραπευθῇ χατὰ τρόπον, τ᾿ τῆς, τος RE μος ον τας “- CR 44 \ , ὑγιὴς ἔαται" εἰ δὲ μὴ, À νοῦσος ἑπτάμηνος “ἢ χαὶ χρονιωτέρη, γενο-

ον ας 4 = 4- χ.ς , À 2- , Ἂς τῶν “ἢ EVA θανατώσειεν αν. “Ἢ χωλεύσειεν, αχρατεα τινα τῶν βερεῶν

:Ἀποφράσσεται θ΄, Lind. -- ἐλάσσονα δὲ τοῦ δέοντος pro: ἀποφο.. δὲ DFG UK. —3 (. -- χαὶ αἱ (ai om. ( ; pro αἱ Η) δίοδοι ἃς (ἃς am. ΘΕΘΉΗΜΝΪΚ: αἵ pro ἅς 6) περαιοῦσιν (πορέουσιν Η: παρέουσιν F; περεοῦσιν DJK; πα- σέωσιν ; περαιοῦσαι 6) vulg. —2Post ἐπὴν addit γὰρ θ. --τὰ μέτριξ τελείως {ἅτε pro τὰ μ. τ᾿ C) τοῦ vulg. --ἀεὶ (ὦ -- δὴ om. θ. -- ἤδη pro δὴ Ὁ. --ὀλίγα.θ. —$ rai ἐπὴν αἵ vulg. -- ἐπειδὰν δὲ αἱ (Ὁ. -- ἔπειτα δὲ ἐπὴν αἱ 9. --ἐν ἦσι C.— μεμάθηχε 0.—eioy6r γυ]σ.--ἐρχθῇ (9.--εἰρχθῇ Ὁ.-- ἐπικατιόντα CB, Lind.—-üxo- χατιόντα. vulg. -- ἐρχθὲν vulg.—-épy0Èv Ὁ. --- βαρύνε: (βαρύνη θ) κατ᾽ ὀλίγον (χατιὸν pro χατ᾽ ὀλ. C) (addunt ἔσται τῇ yuvarx (9) ἐς τε (ὥστε ; ἔς: τε om. (9) τοὺς {addit μὲν Lind.}rowrovs μῆνας (μήνας Ο)ἢ (nom. θ) ἐπὶ δύο ἐπὶ τρεῖς (τρὶς 6) (ἢ ἐπὶ δύο ἢ. ἐ. τρ. om. () μὴ ἐσίει (εἰσήει D ; ἐσήει ΒΕ ;, ἐσίη 3; ἐσαΐε: Lind.; ἐσαΐειν C6) χάρτα vulg.-Voy. ἔσται ὥστε p. 22,1. 12.--οὶ πλέω- vec 9..--πὶ pro ἔτι α.-- πονήσειθ.-- δ οὐχ ἕξει Ο..-- οὐχ ἴσχει γυ]σ.-- πμέχρε( 8. --αὕτω. Οἱ --- Τὲν τῇσιν vulg.-—ëv ἦσι. CDGHIKS, Lind. --ἢ πέδανον 0.— ϑὲν ΟΡΕΘΉΦΨΕΘ. --ν om. vulg. -- μεσσηγὺ ὅ. -- ππυρετταίνειν Frob... Lind.— *akyetv ΒΕΘΒΜΚΩ,. --ἀλγέειν 6. -- ἀνὰ πάσας τὰς; ἡμέρας, CA. --- "ὁ ἀλγέη. ἃ.

: LIVRE PREMIER. - 27 ow un peu dévié de la direction des parties génitales, un peu fermé, au point. d’obstruer, sans empêcher tout écoule- ment, les voies de transmission; le sang, étant arrivé dans la matrice, presse-constamment sur l’orifice, et il s’écoule peu à peu. Les jours que la purgation menstruelle à lhabitude de. durer passent, le sang qui est de reste demeure retenu dans la matrice; une nouvelle: époque ne chasse pas le sang retenu, et la pesanteur croît par des accessions continuelles; pourtant la malade restera, les premiers mois, deux ou trois, sans se ressentir grandement de ce dérangement. Mais quand il y aura plus de mois de passés, les souffrances aug- menteront; elle ne deviendra pas enceinte tant que cet état durera ; une petite fièvre la prendra., surtout aux jours de son époque : toutefois., il est probable que, dans l'intervalle aussi, elle aura de la. fièvre, des frissonnements, de la cardialgie, des vomissements abondants. chaque jour, de la douleur par intervalle dans le corps. surtout aux lombes, au rachis, aux aines et aux articulations des membres supérieurs et inférieurs. Elle πᾶ pas ces douleurs à la fois, mais tantôt l’une et tantôt Pautre , suivant que se jette le sang qui été sécrété et ne peut rester dans la matrice. il se fixe, on voit survenir parfois de la tuméfaction, un spasme violent des articuiations , ou quelqu'un des-signes susdits. Cette malade, traitée conve- nablement , guérira; smom, la maladie, ayant duré sept mois ou même plus, causeraït la mort, ou une claudication, ou

--ἀλγέειν. ΘΚ. --ἀλτ- om, 0..-- χειρῶν χαὶ- τῶν ποδῶν (σχελέων (9) (addit ἀλγέειν. θ). Ταῦτα vulg. 1 ἀλλ᾽ ἄλλατε καὶ. ἄλλοτε. vulg.— ἀλλὰ (ἀλλ᾽ 0) ἄλλοτε ἄλλο (09. - βοήση 1Κ.-- τὸ αἷμα τὸ (τὸ. om. (ὦ: --ἀποχεχρυμμένον €. -- ξέναι 6. -- στηοίζη, C. © αἴματος 69. -- οἴδημα (οἴδη sic I} ἐστιν. “Ο.τε (ὅτε (θ: ὁτὲ Lind.) γίνετα: (yéyv:. C). -Supprimez le point et lisez ἔστιν. ὅτε..-- Post ἄλλων. addit. δὲ 8. 13 ἄλλο ἔστιν ὅτε (ἔστιν ὅτε. om. C6) vulg.-Lind. joint. ces deux mots à ce qui suit; il faut les.supprimer ayec C et θ. --ἰηθῆ 6. -- γίνεται. pro ἔσται C0. "ἢ om. (9. -- χοονιοτέοη, C.-yevopévn 39. - iv. vulg. --θανατῴσειεν C6. --θανατώδης, sin vulg.—œv om. Ο. -- "ἢ χαὶ y. 2κ.--ἢ ἄκρεα τινὸς τῶν μερέων ἀχρατέα x. (.- μαχρά τε (sine ἢ) ἅτινος τῶν μελέων π. 8. .-- διγέον (sic). (, -- ἔνθ᾽ 8. --ἀπέλθη ἃ. --ξλθη Ο..--ἴσχε: vulg.— ἴσχη Ο.--ἔχη 0. 4

28 DES ŒALADIES DES FEMMES.

ποιήσειεν, ἣν δπὸ δίγεος καὶ ἀσιτίης τὸ αἷμα, ἔνθα ἂν ἐπέλθη, πῆξιν το .- “Ὰ “ὦ

ἴσχη περὶ τὰ νεῦρα. Τοῦτο δὲ τὸ νούσημα γίνεται μᾶλλον τῆσιν

+ 22 A4 _ 2 1 “- 4 ΞΖ » LA + Ὧν 0€ ÉLTELLOTOXU) ταῦτα τὰ νοσησατα εμπεστ, τα

ἀνάνδροισιν εἰρημένα ἅσσα μέλλει εἰρήσεσθαι, πουλυχρονιώτερα ἔσται χαὶ ἧσσον ἐπίπονα" τὰ δὲ σημεῖα ταὐτὰ χαὶ τελευταὶ αἱ "αὐταὶ γίνονται τῇ τε ἀτόχῳ χαὶ τῇ λοχίων ἐμπείρῳ, ἣν μὴ θεραπεύωνται χρὴ δὲ αὐτίκα τὴν θεραπηΐην ποιέεσθαι" εἶ δὲ μὴ, $ ἐπιφαίνεται τὰ νου- σήματα.

5. Ἐν δὲ τὰ ἐπιμήνια Ἰπλέονα τοῦ δέοντος χωρέηῃ χαὶ παχύτερα, οἷα τοῦ ὃσώματός τὸ φύσει εὐρόου ἐόντος καὶ τοῦ στόματος τῶν urtpéwv πλησίον τοῦ αἰδοίου χειμένου, χαὶ ἐπὶ τουτέοισιν ἀνδρί τε ξυγίῃ πολλὰ καὶ εὐωχέηται ἐσάπαξ ποτὲ," πολλὰ ἄλεα χατελθόντα χαὶ χωρεῦντα βύζην ἐπευρύνε: μᾶλλον τὸ στόμα τῶν μητρέων βιη- σάμενα" χαὶ “δὴν ἐπὶ τουτέοισι μὴ ἐπιπέσῃ χενεαγγείη, ἀλλ᾽ αὖθις

LA

« - [4 15 πολλὰ ἐσθίη ἄλεα, χαὶ τὸ στόμα εὐρὺ ποιέη, χαὶ τὸ σῶμα, ἅτε

\

D ke = , \ ΄ 45 Vase , 2 “55. 8. εὐωχεομένης χαὶ ἱμειρομκένης ὅτε χαὶ συνιούσης ἀνδοὶ, εὔροον À ἐπὶ τὰ ΄ A! 7) 2 τ ΕΑ ; " Ζ A d

ς μήτρας, χαὶ ἄλεα ἐπιφέρηται, ἄχροός τε ἔσται μέχρις ἂν οὕτως » A [C4 02 ἔχη, καὶ ἣν ὕστερόν τι νόσημα πάθημα ἐπιπέσῃ ὥστε τρυχωθῆ- κ - “-“ ναι τὸ σῶμα, ὁμοίως αὖ τε μῆτραι χατὰ τὸ εἰωθὸς εὐρύστομοί εἶσι

4 - DS pe τς τὰ 5 \ A -“ “Ὁ # A Xat το σωμα £U200V ἐπ. αὐτὰς ECTIY Χαι μετὰ ταῦτα Up EYES χα!

1 Δὲ om. Ε. -- γίνεται τὸ νόσημα (6. ---Ξ εἰ (9. -- δὲ (δ᾽ Ο μὴ (μὴ om. C8, Cordæus, Lind.) ἐμπειροτόχῳ (ἐμπειροτόχων DFGIJKO ; ἐμπείρῳ τόχου C) vulg.-— vouc. Lind.-xpocrécot (0. --τὰ εἶρ. om. (D, restit. al. manu) FGHI δ. -μέλλῃ vulg. --ὠέλλει CLO, Cordæus, Lind.—eisñcesôx: om. (D, restit. al. manu) ΡΘΗ. -- εἰρῆσθαι 6. —=%xox. Κθ. --τε ἔσται C6. --ταῦτα vulg. π- ταὐτὰ [1πᾶ. -- τελευταῖα pro τελ. αἱ D (6, τελευταῖα.) ΜΚ. “ταῦτα pro αὐταὶ 4 (L, αὑταϑ. -- γίγν. Ο.-- πρωτόχω (sic) pro ἀτόχῳ C, (Vat. Codd. ap. Foes, προτοτόχω). —5 λοχιῶν 6. -- θεραπεύονται 6. --θεραπεύσηντα: (sic) D. --θεραπεύσωντα: Q'. --θεραπηΐην C. --θεραπείην vulg: -- ἐπιφ. αὐτίχα (αὖ- τίχα οπι.- DFGHIJK6) vulg.-voc. CD6. 7 πλείονα vulg. -- πλέονα 9. -- χωρήσῃ θ. -- οἵα om. (D, restit. al. manu) FGHUK. στόματος 8. -- φύσει τε εὐρέος vulg.- La suite montre qu’il faut lire τε φύσει εὐρόου. ϑστο- μάχου CB. -- τούτοισιν 8. 106, C. -- συνῇ 9. -- ἀσάπαξ (sic) 7. --αὀἰς ἅπαξ C. τ "πολλὰ κατελθόντα χαὶ χωρέοντα τυϊσ. -- πολλὰ ἄλεα χατ. χαὶ χωρέοντα 9. - πολλ᾽ ἀλλοξα κατ. χαὶ χωρεῦντα (. -- βύζην, supra lin. ἀθρόως 1 (K, in marg.).—Enevouver… ἐπε [πέσῃ om., ἐπι solum deest, πέσῃ adest] D, restit. al. manu. -- ἐπαυρύνει (sic) K.- βιησάμενα C6. -- βιασ. vulg. 5ὴν C5, Cordæus, Lind. ἣν om. vulg.— τούτοισ: C8. Ξπολλὰ (πολλὴ Lind.}

LIVRE PREMIER. 29

quelque impotence des parties, si le sang, par le fait.du froid et de Pabstinence, se coagulait autour des nerfs il se porterait. Cette maladie survient de préférence chez les femmes non mariées; mais si ces affections ou celles qui seront dites attaquent une femme qui a éprouvé les lochies , elles seront de plus longue durée et moins douloureuses ; toute- fois les signes et les terminaisons seront les mêmes pour les femmes qui ont eu des enfants et celles qui n’en ont pas eu, si elles ne sont pas traitées. Il faut employer sur-le-champ le traitement ; sinon , les maladies surviennent.

5. (Régles plus abondantes qu’il ne faut. Accidents qui en résultent.) Quand les règles sont plus abondantes et plus épaisses qu’il ne faut, c’est que la personne un corps natu- rellement disposé à fluer et lorifice utérin placé près de la vulve. En cet état, si elle a de fréquents rapports conjugaux et qu’une fois en. passant elle fasse un repas copieux, les règles, descendant en abondance et marchant avec plénitude, élargissent l’orifice utérin par leur effort; cela étant, si les vaisseaux ne sont pas désemplis et qu’au contraire elle mange beaucoup derechef , l’orifice utérin devient large, le corps, attendu qu’elle mange bien, qu’elle a des désirs et qu’elle use du coit , flue vers la matrice , l'écoulement menstruel est abondant ; tant qu’il en sera ainsi, la femme sera décolorée; et, si par la suite il survient quelque maladie ou quelque souffrance qui l’épuisent, la matrice n’en restera pas moins avec l’orifice élargi, et le corps avec la disposition à fluer de ce côté. A la suite vient la fièvre, l’anorexie, l’anxiété, lamaigrissement, la faiblesse par le fait des menstrues ; il y

In ἄλεα (ἅλεα DHIJ) τυῖσ. -- πολλὰ ἐσθίη ἀλλοῖα C.- Lisez ἄλεα dans Cet prenez sa lecon.- ποιέει: γυΐσ. -- ποιῃ (sic) θ. -- ποιέῃ 1π4. --τε pro ἅτε ὦ. - ἅτε om. 9. --εὐωχουμένης vulg. -- εὐωχεομένης 6. -- καὶ (καὶ om. vulg.) ἐμ. (xx ἵμ. τε om. 6) C. Me om. (. --συνεούσης νυϊς. --συνιούσης. C, Cordæus, Lind. -- ἀνδρὲ om. θ..-- εὔρροον 1. -- vulg.-% DGIKS, Frob., Cor- üæus. - ἄλεα DHLK. --ἄλλοτα 6. --ἐπιλίθητα: 0. --ἄχρους νυὶς. -ἄχρως 0. ἄχροος (. --μέχρε 6, -- μέχρι ἂν οὕτω C. --- ᾿ ἦν οἵ ὕστ, 08. -- vois. Lind. ὅμως (9. --ἔθος α,

30 DES MALADIES DES ‘FEMMES. ἀσιτέει; καὶ " ἀλυχτέει, χαὶ λεπτὴ καὶ ἀμενηνὴ ἔχ τῶν ἐπιμηνίων, χαὶ τὴν ὀσφὺν πονήσει, χαὶ τοῦ χρόνου -προϊόντος. “ἣν pen θεραπευθῇ» πάντα μεν μᾶλλον πονήσει ἐν τῷ μεταξὺ χρόνῳ, καί οἵ ἔσται χίν-- δυνος ἀφόρῳ γενέσθαι τρυχωθείσῃ ὅπὸ χρόνου ὅτε καὶ τῆς νούσου, ἦν τί οἱ ξυαπέση xai ἄλλο νόσημα; ἐπὶ τουτέῳ θανεῖν, 6. Κωρέει δὲ τὰ “χαταμήντα παχύτατα καὶ πλεῖστα τῶν ἡπερέων ᾿τῆσιν ἐν μέσῳ, ἀοχόμενα δὲ καὶ τελευτῶντα ἐλάσσονα καὶ λεπτότερα. Μέτρια δ᾽ ἐστὶ πάσῃ γυναιῖὲ “χωρέειν, ἣν ὁγιαΐνη τὰ ἐπιμήνια ἔχθόντα ὅσον χοτύλαι δύο ἀττικαὶ ὀλίγῳ πλέονα ἐλάσσονα, ταῦτα δ δὲ ἐφ᾽ ἡμέρας δύο" τρεῖς" 6 πλείων χρόνος À ἐλάσσων ἐπίνοσος χαὶ ᾿ἄφορός ἔστι. Ῥεχμαίρεσθαι δὲ χρὴ ἐς τὸ σῶμα τῆς γυναικὸς ἀφόρέοντα, χαὶ ἔρωτξν πρὸς τὰ πρότερον ξυμδαλλόρεενον, εἴτε ἐπίνοσα ἴοι εἴτε pen ἐπίνοσα" ἣν γὰρ ἐλάσσονας πλέονας ἡμέρας τοῦ μιάθεος φοιτέη, αὐτὰ “ἐλάσσονα πλείονα En, ἐπένόσά ἐστιν; ἣν μὴ φύσις αὐτὴ νοσηρὴ καὶ ἄφορος ἢ“ ἣν δὲ τοῦτο 107 χαὶ μεθ- ίστηται ἐπὶ τὸ ὁγιηρότερον, ἄμεινον. Χωρέει δὲ αἴσα οἷον ἀπὸ Ἀλερείου, καὶ ταχὺ “πήγνυται, ἣν ὑγιαίνῃ γυνή. Ξξσι δὲ ἐν φύσει ἐστὲ πλέονας καθαίρεσθαι: τεσσάρων ἡμερέων καὶ πολλὰ κάρτα χωρέει τὰ ἐπεκήνια, αὗται λεπταὶ γίνονται, χαὶ “' τὰ ἔμόρυα αὐτέων λεπτὰ καὶ ἀμαλδύνεται. For δὲ τριῶν fuepéev ἔλασσον κάθαρσις γίνεται ὀχίγα χῶρέει, αὗται παχεῖαι Prat εὔχροοι ἀνδρικαί τε, οὐ μνησίς-

2.9 AA JL τοχοι δέ εἶσιν, οὐδὲ χυΐϊσχονται.

1 ᾿αλύχπει 8. -λεχτέῖ FGNK.-SXvxret (D, al. manu 4621) H. --ἀλύει vule. -ἀχυχτέει Lind. -Erot. p. 96: &kvurtée:, οὐχ ἠρεμεῖ. -- ἀμενηνὸς 0. —xa τὴν ὀσφῦν (ὀσφὺν D) ἐκ τῶν ἐπιμηνίων πονήσει (ywohce: Ὁ) vulg. -- [γίνεται], χαὶ τὴν ὀσφὺν ἔχ τῶν ἔπ. π. Lind. --ὄχ τῶν ἐπιυηνίων, χαὶ τὴν ὀσφὺν πονήσει (8. -- χαὶ mp. ποῦ yo. 6. --δὴ φτοηκεν ΘΕΘΒΗΚΘ', --πονήσεις τῷ C.-&p6ow τε {τε om. C) vulg. -“τρυχωθεῖσαν νυ]σ, --τουχωθείση C8. 3+e om. C6.—vécov 1. -- συμπ, C8. --νούσ. {1πα. -- τούτω 0.—6avetv αὐτὴν (αὐτὴν om. C8) vulg. “ἐπιμήντα (.--παχύτατα 0. --παχύτερα vuls. -- τῇ pro τῇσω DRHUK.— Suére (sic; (,---δὲ .9,.--- ὁκόσον Ὁ. -- πλεέονα -ἐχᾶτ- τοναὰ ὅ.----ο᾽ Ὁ. -- ἐπίνουσος τνυΐς. —Erivocos ὉΚ. --ἶἜδστι -om. 9. Ξἐστιν pro χρὴ Ὁ. ---δρέοντα vulg.— ὁρῶντα 9. -- ἀφορέοντα Ὁ.---πρὰς τὸ (τὰ Lind.) πρότερον ξυμβαλλόμενον εἴτε ἐπένοσος (ἐπένοσον ἢ) ἀεὶ ζῇ (5 pro ζῇ DFGH K; ἦν δ᾽: om. Ald) (εἴη pro ἀεὶ ζῇ Vatic. Codd. ap. Foes in mot., Lind.) εἴτε ph y vulg. -- πρὸς τὰ πρότερον συμθαλλόμενον {συμθαλλόμενα 9) εἴτ᾽ (étre θ) ἐπίνοδα εἴη (ἴοι θ) εἴτε (A 9) μὴ ἐπίνοσα- ἣν ΘΒ. --- Ξλείονας (9. -- συνήϑεος vulg. --μάθεος CFGEIJKG, AI. βάθεος, al manu-cévBeos

TAVRE PREMIER. 31 douleur aux lombes. Avec le temps, si «lle n’est pas traitée, tous les accidents s’exacerberont par intervalles ; et elle courra risque ou de devenir stérile, ou, s’il lui survient quelque autre maladie, d'y succomber après avoir été épuisée par da durée et par le mal.

6. (Remarques générales sur les régles. Quantité moyenne. Qualité du sang.) Les règles sont le plus épaisses et le plus abondantes dans les jours du milieu, mais, au début et à la fin, elles sont moins abondantes et plus témues. Chez toute femme en santé, la quantité moyenne du flux menstruel ést de deux cotyles attiques, un peu plus, un peu moins (cotyle—#litre 27): et cela, pendant deux jours ou trois; une durée plus grande - ou moindre est morbide, et la stérilité s’ensuit. 11 faut porter son jugement en considérant le corps de la femme, εἴ inter- roger de manière à savoir par la comparaison avec les précé- dents si ke flux est morbide ou non; si en -ffet il dure plus ou moins de jours que d’habitude , ou si le flux est plus ou moins abondant, il y dérangement, à moins que constitution même ne soit maladive et stérile. Dans ce cas , le changement se faisant en mieux, ce seraït avantageux. Le sang qui s'écoule est semblable-à celui d’une victime, et se coagule prompte- ment , si la femme est en santé. Les femmes chez qui natu- rellement l’évacuation dure plus de quatre jours δὲ est très- abondante , deviennent maïgres; et leurs fœtus sont maigres et débiles. Celles chez qui l’évacuation dure moins de trois jours ou est -peu abondante, ont de l’embonpoint, un bon teint, un aspect masculin, maïs elles sont peu portées au plai- sir de l’amour, et ne conçoivent guêre.

D. -corrén C. -çor& ταῖς.--- ἐλάσσω C.-ein vulg. --ἴη 9. --ὄ ὃ. ---αὕτη CKS.-—o0:pà Lind. --νοσηλὴ Ὃθ.--ἔστιν pro C.—"in 9.--εἴ Ὁ. -- πτερίου 9. ΞΒραχὺ (D, ‘al. manu ταχὺ) FGIIK. - δ᾽ ἐμφύσει 0. - πλέονα vulg. -- πλείονας Ὁ. -- τεσσέρων 9. -- χωρέη C9. --- “τὰ om. 88. -- χεπτὰ om. - 4:-- ἃραχδύναιται 9. -ἐλάσσων 9.-- χωρέη 0.— ὅτε καὶ 66. -ὄνδρί τε (Ὁ, al. manu ἀνδριχαΐ τεῦ FGIJK. --τε [καὶ] οὔ Lind. -- κνησιτόχοι vulg.—wmct- τόχοι HIJK. δὲ C.=3E om. ταῖς. -Εεἴσιν, αἱ δὲ (ai δὲ om. J) οὐδὲ vulg.

32 DES MALADIES DES FEMMES, - % = “ἄ 1. Ἔν δὲ πνὶξ προστῇ ἐξαπίνης, γίνεται δὲ μάλιστα τῇσι μὴ , : = “- ᾿ξυνιούσησιν ἀνδράσι χαὶ τῇσι γεραττέρησι μᾶλλον Thor “νεωτέρησι- ST \ ee LE SL TEL -S\ 39,1 1S χουφότερα: γὰρ αἱ μῆτραε σφέων εἰσί" γίνεται δὲ μάλιστα διὰ τόδε ἐπὴν χενεαγγζήση χαὶ ταλαιπωρήση πλέον τῆς μαθήσιος, "αὐανθεῖσαι- ne ee ! -“ αἵ μῆτραι ὑπὸ τῆς ταλαιπωρίης στρέφονται, ἅτε χενεαὶ ἐοῦσαι χαὶ “Ὁ ; d ΄- χοῦφαι - εὐρυχωρίη γάρ σφίν ἐστιν ὥστε στρέφεσθαι, ἅτε τῆς χοιλέης "ὉΌ , x - 1 οω χενεῆς ἐούσης" στρεφόμενα: δὲ ἐπιδάλλουσι τῷ ἥπατι, καὶ δμοῦ γίνον- τ \ ται; χαὶ ἐς τὰ δποχόνδρια ἐμδάλλουσε" θέουσι. γὰρ χαὶ ἔρχονται: En το ““ ἄνω πρὸς τὴν ἰχμάδα, ἅτε ὑπὸ τῆς ταλαιπωρίης ξηρανθεῖσαι μᾶλλον = “- T : - V2 “- δτοῦ χαιροῦ " τὸ δὲ ἧπαρ ἰχμαλέον ἐστίν" ἐπὴν δὲ ἐπιόάλωσι τῷ 9 f \ ἥπατι, πνίγα ποιέουσιν ἐξαπίνης ἐπιλαμόάνουσαι 7 τὸν διάπνοον τὸν ᾿ 4 περὶ τὴν χοϊλίην. Καὶ ἅμα ve ἄρχονται ἔστιν ὅτε προσδάλλειν πρὸς. = < -“ - , τὸ ἧπαρ, καὶ ἀπὸ τῆς χεφαλῆς φλέγμα χαταῤῥέει ἐς τὰ δδποχόνδρια οἷα πνιγομένης, χαὶ ἔστιν ὅτε ἅκα “τῇ χαταῤῥύσει τοῦ φλέγματος 4 LA ἔρχονται ϑὲς χώρην ἀπὸ τοῦ ἥπατος, καὶ παύεται À πνίξ. Karéoyov- C2 ? ται δὲ χαθελχύσασα: ἰχμάδα ᾿ καὶ βαρυνθεῖσα: * τρυσμὸς δὲ ἀπ᾽ αὖ- , LEE LES Re La ONE x SE ? ne 7 PE ΝΑ τέων γίνεται, ἐπὴν χωρέωσιν ἐς ἕδρην τὴν 1 σφέων αὐτέων " ἐπὴν δὲ Pa . -4 y e 4 39.» - "a 14 “ἧς 9 χατέλθωσιν, ἔστιν ὅτε γαστὴρ μετ᾽ ἐχεῖνα δγροτέρη γίνεται ἐν -- ο“2 3 A -Ὁ- τῷ πρὶν χρόνῳ" χαλᾷ γὰρ ἤδη À κεφαλὴ τοῦ φλέγματος ἐς τὴν χοιλίην.

19 ρα ,T \ - ε - 7 εῶσιν αἱ κῆητραι XAL TOLGLY Ὁποχονορίοισι,

Ἐπὴν δὲ πρὸς τῷ ἥπατι χαὶ πνίγωσι, τὰ λευχὰ τῶν ὀφθαλμῶν ἀναδαλλει, χαὶ Ψυχρὴ γίνεται" εἰσὶ δὲ ai χαὶ πελιδναὶ γίνονται ἤδη" καὶ τοὺς ὀδόντας. Boûyer, καὶ - σίελα ἐπὶ τὸ στόμα: δέει. χαὶ ἐοίχασι τοῖσιν ὑπὸ τῆς ἡραχλείης, νού- σου ἐχομένοισιν. Ἢν δὲ χρονίσωσιν αἵ μῆτρα! πρὸς τῷ ἥπατι χαὶ τοῖσιν ὑὕποχονδρίοισιν;, ἀποπνίγεται ἣ, γυνή. Ἔστι δ᾽ ὅτε. ἐπὴν ΤΣ, (. --συνούσῃησιν 9. —?véor:s (sic) ἃ.--νέησι 9. ---ϑ τότε sine διὰ γΌ]ος διὰ τόδε C6. -- χκενεαγγειτήση (sic) Ὁ. -- In marg. ἀντὶ τοῦ χενὸν ἐξ. ἀσιτίας γίνηται, χαὶ τὸ πᾶν μὲν σῶμα, μάλιστα δὲ γαστὴρ χαὶ ἔντερον θ.-- πλείονα. vulg.—mhéova θ.-- πλέον α.-- μαθήσηος C. -- θερμανθεῖσαι 8. --χεναὶ CDHI6. - ἐστί σφιν θ. -- σφῆσιν pro σφίν ἐστιν (. ---5 ἐμβάλουσιν (sic) C. --- 5 Ante τοῦ addit δὲ 6. -- ἰχμάλαιον (sie) 9. -- ἐπιδάλλωσ: vulg. -- ἐπιδάλωσι θ. ---Ἴ τὸ διάπνοον τῶν Ο.-διάπνουν τυ]δ.-- διάπνοον 6.-Inmarg. ἀντὶ τοῦ τὴν ἄναπνον, χοιλίαν δὲ τὸν θώραχα λέγειθ.-- ἔστιν ὅτε ἄρχονται 3.--χαταῤῥεῖ vulg.-2aTac- ρέες (.-- In marg_&vri εἷς τὰ ἔντερα 9 -- πνιγομένας (. -- ϑ ]ὴ marg-&vriroù εἰςτὴν οἰχείαν χώρανθ.-- χαθέλχουσαι vulg. -- χαθελχύσασαιθ.-- ἑλχύσασαιτᾷ. ᾽-τ χαὶ om. DFGHIJ. --δ’ θ. - αὐτῶν C. --ἴπ marg.-&vri τοῦ Ψόφος τις θ.- - "σφέων 6. -- σφῶν vulg.-airév 89. -- δὲ (δ᾽ θ) ἔλθωσιν νυΐρ. --ὲ χατέλ- θωσιν C. -yacrip-om., restit. al. manu Ὁ. -- χαλὰ γὰρ θ. --- ἐῶσιν C0. =.

LIVRE PREMIER. 33 7. ( Suffocation utérine. Théorie des déplacements imagi- naires de la matrice pour expliquer les divers accidents qui se produisent. Cas la matrice se porte au foie. Cas elle se porte au col de la vessie. Cas elle se porte soit aux lombes, soit aux hanches.) Suffocation utérine subite : cette affection survient surtout chez les femmes qui n’ont pas de rapports sexuels, et chez les femmes d’un certain âge plutôt que chez les jeunes; en effet leur matrice est plus légère. Voici comment cela se fait : la femme ayant les vaisseaux plus vides que d’ordinaire et ayant plus fatigué, la matrice, desséchée par la fatigue, se déplace, attendu qu’elle est vide et légère; la vacuité du ventre fait qu'il y a place pour qu’elle se dé- place; s’étant déplacée, elle se jette sur le foie, y adhère, et se porte aux hypocondres ; en effet elle court et va en haut vers le fluide, vu qu’elle a été desséchée à l’excès par la fa- tigue;.or, le foie est plein de fluide. Quand elle s’est jetée sur le foie, elle cause une sufocation subite, interceptant la voie respiratoire qui est dans le ventre. Parfois, en même temps que la matrice commence à se jeter sur le foie, du ph'egme descend de la tête aux hypocondres, attendu que la femme est suffoquée; et parfois, avec cette descente du phlegme, la matrice quitte le foie, retourne à sa place, et la suffocation cesse. La matrice retourne, ayant pompé du fluide et étant devenue jesante; elle produit un gargouillement en revenant à sa place. Après ce retour, il peut arriver qu’à la suite le ventre devienne plus humide qu'auparavant; car la tête laisse aller du phlegme dans le ventre. Quand la matrice est au foie et aux hypocondres et produit la suffocation, le blanc des yeux se renverse, la femme devient froïde, et même qucl- quefois livide. Elle grince des dents ; la salive afflue dans la bouche, et elle ressemble aux épileptiques. Si la matrice reste

Srnyzovècinc:(addunt χαὶ CDFGEIIK9, Aid.) πνίγουσι (rvéywc: CDFGETIK,

Ald.), χαὶ (καὶ om. 6) τὰ ταῖς. -- ἀναδάλ)η, ΕῸ2.-- τίγν. C. "καὶ οἵ €. -

χῶονται" δὲ (ἔζη pro δὲ Ο) καὶ ναὶς. --σίαλα vulg.— σίελα -- Ο9. -- τὸ αὶ. --τὸ

om. vulg.-vescou CDO.- νόσου νυϊα.--συνεχομένοισεν vulg.- ἐχομένοισιν C8. TOM. VIIE 3

94 DES MALADIES DES FEMMES.

y ᾿ de = 2 gum EE ὡς τον Ξ χενεαγγήσῃ À γυνὴ χαὶ ἐπιταλαιπωρήσῃ, αἵ μῆτραι στρεφόμεναι πρὸς τῆς χύστιος ᾽τὸν στόμαχον προσπίπτουσι χαὶ στραγγουρίην ποιέουσιν, Ξἄλλο δὲ οὐδὲν χαχὸν ἴσχει, χαὶ ἐν τάχει: ὑγιαΐνε: θερα-'

: Ξ

πευομένη, ἔστι δ᾽ ὅτε χαὶ αὐτομάτη. Ἔστι ὅδ᾽ ἧσιν ἐχ SE εἰ τ Tpùe ὀσφὺν πρὸς ἰσχία éme πόνους παρέ GER

Ἂν. δὲ γυνὴ τὸ σῶμα φλαύρως ἔχη χαὶ ἴη χολώξεα τὰ *xa— τε εὔγνωστά ἐστι τῷδε" μέλανά δἔστι χόρτα, ἔστι δ᾽ ὅτε δ μέλανα λαμπρὰ, χαὶ χατ᾽ ὀλίγιστα ἔρχεται; Τχαὶ οὗ ταχὺ πή- νυται, χαὶ 6 γόνος ἀμαλδύνεται ἀμφοῖν, τοῦ τε ἄρσενος χαὶ τοῦ

J' A3 # 2 οἱ A 72 ΄ Le 4

θήλεος, χαὶ ox ἴσχε: ἐν γαστρὶ, καὶ ἀρχομένης μὲν τῆς νούσου, χαθαίρετα: τὰς ἡμέρας ἃς μεμαθήχει, οὗ πλέονας" προϊόντων δὲ τῶν ἐπιμηνίων, ϑπλέονάς τε ἡμέρας χαθαίρεται καὶ ἐλάσσονα τὰ χαταμήνια χαθ᾽ ἐχάστην ἡμέρην φαίνεται, πυρετοί τε ἐπιγίνονται

πλανῆται ὀξέες ξὺν φρίκη; καὶ ἀσιτίη ἄλλοτε χαὶ ἄλλοτε, χαὶ χαρ-

10

διωγμὸς, καὶ novice: κάλιστα ἐπὴν πλησιάζῃ τὰ χαταμήνια αὐτέῃ

ἐπὴν δὲ "' ἀποχαθαρθῇ, Énise ἐπ’ ὀλίγον χρόνον πρὸς τὰ πρόσθεν, ἔπειτα δὲ αὖθις ἐς τωὐτὸ χαταστήσεται" “' μελεδαινομένη δὲ ἐν τάχεε ὑγιαίνει, Ἢν δὲ μὴ θεραπεύηται χαὶ 6 χρόνος προΐη, πάντα puy

μᾶλλον πονήσει τὰ πρόσθεν εἰρημένα, χαὶ ὀδύνη λήψεται, τοτὲ μὲν

τῆς γαστρὸς τὸ χάτω τοῦ ὀμφαλοῦ, “τοτὲ δὲ τοὺς χορ ετς . τοτὲ

δὲ τὴν ὀσφύν τε χαὶ χοχώνην, τοτὲ δὲ τὸν τράχηλον, τοτὲ δὲ πνὶξ

L 44?

προσπεσεῖται “ἰσχυρὴ, χαὶ πρὸ τῶν δῳθαλμῶν ζόφος ἔστα: οὗ χαὶ

1 Τὸ στόμα α.-- τῷ στομάχω 7. --- Ξἄλλοτε δὲ DK.-5 (8. -- Ante ἐν addit ἔστιν ὅτε C. -- αὐτομάτησιν DFGHIKS, --αὐτομάτως J.—:5 om. θ. -- χαὶ pro CO. --- “ἐπιμήνια θ. -- συχνὰ, γνωστὰ pro εὔγνωστα (. -- γνωστὰ θ. -- μέλαινα Κ' ---Ῥ ἐστι om. DFGHUK. -- ἐστίει (sic) pro ἐστὲ Ald. Sye)éveæ λαμπρὰ C (θ, λαμπρᾶ). -- μέλανα λαμπρὰ γυ]ρ. -- Supprimez ἢ, on bien, en place, lisez χαί, -- ὀλίγα DFGHIJKO.—Epyovror C. ᾿ χαὶ ταχύτατα (παχύτατα FG ; παχύτερα DK : ταχύτερα Β0) πήγνυται vulg. -- χαὶ οὐ ταχὺ πήγνυνται ( (θ, πήγνυται). --ἰ γονὴ θ. -- ἀμαλδύναιτας θ. --ὠἀναμαλδύνετας α.-τε om. C.- ἄρσενος (19. --ὄῤῥενος vulg.- νούσου CDHK9, Lind.- ϑόσου vulg.— Très. καθαίρεται om. ὅ. -- πεμνάθηχεν Ὁ. ---ϑ πλείονας (πλέονας α πλέονάς τε θ) ἣμ. vulg. -- πλανίται G, Ald., Frob. -- πλανῖται K. ππλανητες (sic) 9. -- σὺν (0. --- 1 πονήση Ηθ. -- πλησιάζη (9. --πλησιάζωντα: γυϊσ. -- αὕτη 0. "ἀποχ. χαὶ (xai om. C6) δηΐσῃ (ῥηΐσει C; ῥαΐση θ) σὶρ. -- προσθετὰ pro πρόσθεν C, Vatic. Codd. ap. Foes in not. -- αὖτις 6. -- ἔστω ὕποκατα-- στήσεται: DFHL -- ἐς τὸ ὑποχαταστήσέται ὅ, —3c τοῦτο dr τοχαταστήσεται K.

LIVRE PREMIER. 35 longtemps fixée au foie et aux hypocondres, la femme suc- combe étouffée. En d’autres cas, après que la femme a eu les vaisseaux vidés et éprouvé de la fatigue par surcroît, la ma- trice, se déplaçant, se porte au col de la vessie, et cause de la strangurie; c’est tout le mal qui en résulte; et, traitée, la malade guérit promptement , parfois même spontanément. En d’autres cas, la fatigue ou Pabstinence font que la matrice se porte vers les lombes ou vers les hanches et cause des souffrances.

8. (Menstrues bilieuses. L'auteur en distingue deux cas : quand la femme est en mauvais état, et quand elle est en bon état. Accidents qui en résultent, entre autres un flux utérin bi- lieux qui amène des ulcérations. Voy., S 22, un autre signe auquel l'auteur reconnaît que les menstrues sont bilieuses.) Si la femme a le corps en mauvais état et les menstrues bilieuses, cela se connaît aïnsi : les menstrues sont très-noires, parfois noïres et brillantes, elles viennent très-peu à la fois, elles ne se coagulent pas promptement, la semence des deux in- dividus, l’homme et la femme, perd sa vertu, et la femme ne devient pas grosse. Au début de la maladie, la purgatien menstruelle dure le nombre habituel de jours, pas davantage ; mais avec le temps elle se prolonge au delà de cet intervalle, et elle est moins abondante chaque jour ; il survient des fièvres aiguës erratiques avec frisson, de lanorexie par intervalles, de la cardialgie. Les souffrances augmentent à l'approche des règles. Les règles passées, il y a, pour un peu de temps, du mieux en comparaison de létat antécédent; puis la situation redevient la méme. Traitée, la malade guérit promptement. Mais si elle n’est pas traitée et que le mal se prolonge, toutes les souffrances susdites s’aggraveront ; de la douleur survien- dra tantôt dans le ventre à la région sous-ombilicale, tantôt

.- 5 μελεδαινωμένη Ὁ: - μελαιδαινομένη 9. -- δὲ om. C. -ὁγιασϑήσεται C.- uèv pro μὲν 9. -μᾶλλον CK9.- μάλα vuls. - προειρημένα pro πρ. ele. DFG 2Κ.--τότε (quater) L --- 5 τοτὲ δὲ τ. β. om. Κ. --τε om. 7, - χοχόνην G. Misx. om. C.-In marg. ἐξ ἀναχύσεως δηλονότι 6.

36 | DES MALADIES DES FEMMES.

1 δῖνος, οἷα τῆς χαθάρσιος ἄνω στελλομένης xat ἀνιούσης. Ἢν yo τὸ coux php ἔχη, γυναικὶ τὰ χαταμήνιχ ἐλάσσονα γίνεται, χαὶ ἧσιν ἂν τὸ σῶμα Éurheov ἦ, τὰ καταμήνια ταύτησι πλέονά ἐστι" τῇ δὲ χολώδεα τὰ χαταμήνια ἣν ? ἔχηται, Jin ἐμπίπτει, χαὶ ἀποσιτίη ἄλλοτε at ἄλλοτε, χαὶ ἀλύχη, καὶ ἀγρυπνίη, χαξ ἐρυγγά-

νει SGœuiva, καὶ οὐχ ἐθέλε: περιπατέειν, χαὶ ἀθυμέει, χαὶ ἐν δλέπξιν οὐ δοχέει, χαὶ δέδιεν. Καὶ ἦν μελεδαίνηται, Ex τουτέων bre ἔσται" * Av δὲ χρόνος προΐη, ἔτι μᾶλλον πονήσει * ξυλθαίΐη δ᾽ ἂν ἄριστα, δ ἣν ἔμετος χολῴδης ἐπιγένηται, SA À χοιλέη ταραχϑῇ un ἰσχυρῶς χαὶ δπίη γχολώδεα, Τῇ ῥόος ἐπιγένηται αὐτέῃ μὴ ἰσχυρός" δ ἣν γάρ τι

δὶ “- . ΄ a

τουτέων ἐπιπέσῃ ἰσχυρὸν ἐπὶ σῶμα τετρυχωμένον,, χινδυνεύσει" ἣν

A 2 La . σὰν fn 1 A - Cm

δὲ ᾿οεαέως ἀποχαθαίρηται τοῦ χολώδεός τι À πᾶν τὸ λυπέον, ὑγιὴς = 4 Al pal ,

γίνεται. Ἦν δὲ Suñre μελεδαίνηται μήτε μηδὲν τουτέων γίνηται,

;

si 4 C9 ᾿ ἀποθνήσχει γυνή" ὡς δὲ ἐπὶ τὸ πλεῖστον Evubaiver δόον ἐυπί-

A! πτειν χολώϑεα ἐκ τοιουτέγυ νοσήίκατος. 1 Ἢν δόος γένηται, τὰ μὲν

ε £ 413 1 , a 1 ΄ ς πρῶτα ὀλίγα Le) τὰ φαινόμενα ἔστα', ας πασας ος τας ἥμέρας ως > » =} , fa. ς. # A»... _? L 43 = 7 ERLRAY RAEOYA Eva ŒLYEL° οχοταν οξ Q 422v0$ FLOU; ὡς ETITORAECY

15 χαὶ αἱ υῶὥτραι δάχκνονται ὑπὸ τῆς χα-

χαὶ νοῦσος ὄξξη γίνεται, θάρσιος τῆς χολώδεος κατα χαὶ ἑλχοῦνται. Ἔτι δὲ χαὶ ἐν τούτῳ ὑγιαίνει μελεδαινομένη, ἦν οὗ ἐρχθῇ 6 ῥόος " ἂν δὲ φλεγυαί-. νῶσιν αἵ μῆτραι ὑπὸ τῶν ἑλχέων, ἔτ; ὀξυτέρη οἱ νοῦσος: ἔστα ts

τ Ἀξινὸς ΒΒ ΜΕΘ, AId. - χαθάσσηςς (. -ἀὠναστελλομένης: pro ἄνω cr. ἘΠ ΚΘ’, Lind. -- ἐλάσσονα θ. -- ἐλάσσω (ἐλ. om. C) vulg. -- ἐλ.... χαταμήντα om., restit. al. manu Ὁ. -- ἔμπλεων CGJ, AIG, Frob., Εῖηα, -- πλείονα vulg: -πλέονα C.- πλέα 9. -- χολώδεϊ vulg. -- χολώδει DGHIJK.- χολώδεα C, Ad. -- pro ἣν OC. --Οὶ ἔχητα: (9.-- ἔρχηται vulg. - ὀλιγοσιτίη (9. -- ἐμπέπτη 9. -- καὶ ἄποσ. om. (9: - ἀλυσμὸς vulg. -ἀλυσαὸς DIK, Lind. -In marg. ὡπορία, ἑιπτασμὸς Β.. --ἀλύχη C (6, &X.).-Erot. p.4$: ἀλύχη,, ἀπορία μετὰ χασμῆς. - Gal. 6}. : χαὶ ἀλυχὴ (sic) δὲ ταυτὸν τούτῳ (τῷ ἀλυσμιῷ), —3 χαὶ θαμινὰ οὔκ 6. - ἐθέλη C.—In marg. ἀντὶ τοῦ οὐ δύναται 0. -- περιπατεῖν 0. ἀδὺ- μέξω δ. --ῦῦῖλ αιδένηται θ. --τούτων 69. -- γίνετας pro ἔσται C0. ἔστι pro ἢν C.— ἐπέ pro ἔτι (θ. --ππονήση 0. --υυῦ, C0. ---ϑ εἶ 6. -- ἐπιγένοιτο αὕτη μὴ ἰσχυρὸς χαὶ ὑπίη χολῶδες χαὶ ῥοὸς (sic) θ. ---δὴν (ἢ pro ἣν C) χ- vuig. Lisez ἧ- -ταραχϑεΐξη (Ὁ. --- rai —— - Cordæus lit ἢ, et il a raison. ἐπιγένοιτο (.--αὐτέη (.--αὐτῇ vulg. ---ὐὴν μὴ (σὴ om. C9; μὲν pro οὐ FGK, Frob., Cordæus, Lind.) γὰρ vulg. -- τουτέων (τούτων θ) τι C8. -icy. ἐπιπέση

ic .om. (.-- τετρυχομένον θ.-- ξεμαίως Η.-- ἀρεμαίως (.--τι τοῦ χολ, 0.— en 9. -,νελαιδένηται θ. -- Post μηδὲν addit τι H. pers α -- γγνηται 6. γένηται ταῖς. - ἀποθνήσχει θ.-- θνήσχε: vulg. -- δ’ (, --τὸ πλέον 9. πουμθ.

LIVRE PREMIES. 37 aux aïnes, tantôt aux lombes et aux hanches, tantôt au cou. Parfois ‘une suffocation violente saisit la malade ; ténèbres devant les yeux, vertige, vu que la purgation remonte et se porte en haut. Chez la femme dont le corps est en mauvais état, les règles sont mauvaises; chez celle dont le corps est plein, elles sont plus abondantes; en ce cas, si les règles bilieuses (vor. 5. 9) sont supprimées , il survient des défaillances, de linappétence parfois, de la jactitation, de l’insomnie; la ma- lade a de fréquentes éructations ; elle ne veut pas marcher, elle est découragée, ne paraît pas voir, et est en proie à la crainte. Soignée, elle en guérira. Mais, si le temps se perd, les souffrances s’aggravent. Le meilleur événement serait qu’il survint un vomissement bilieux ou un dérangement de ventre bilieux et non violent, ou un écoulement de sang non consi- dérable ; car, si une de ces évacuations était violente en un corps déjà épuisé, il en résulterait du danger ; au lieu qu'avec une évacuation modérée qui emporte partie de l’humeur bilieuse ou toute l'humeur peccante, la femme guérit. Mais, quand “elle n’est ni traitée ni soulagée par une de ces solutions, elle succombe. Toutefois, la plupart du temps, il arrive qu’une telle maladie amène un écoulement bilieux. Si Fécoulement s'établit, d’abord il est peu abondant, mais chaque jour il va croissant en général. Se prolongeant, la maladie devient aiguë la plupart du temps, la matrice est irritée par le flux bilieux et s’ulcère. ce point encore, la malade guérit, si l'écoulement est arrété. Mais, quand la matrice s’enflamme par le fait des ulcérations, la maladie devient encore plus

C9. --ξυμξ. ἐπὶ τὸ πλ. DGHLK. --ἐχ τοῦ τοὶ. Ὁ, -- τοιούτου 0. -- vous. Lind. —"x%y C. -- ἰὴ marg. ἐνταῦθα τὸ πάθος νοῶ 8. -- χαὶ ἣν ῥόος ἐνγένηται 0. χατὰ (τὰ pro κατὰ (9) μὲν (addunt τὰ θ΄, Lind.) πρῶτα (πρῶτον J) νυῖξ. -τῦ χατὰ ἢ. - πλέονας (. -- συμ6. CO. -- ὅταν 6. Rémi πλέονα sine ὡς C9. ἐξεΐξη τυΐσ. -- ὀξέη, 9. --ξεῖα 6. -- γίνηται: vulg. -- γίνεται CJK6, Οοεάσυ, Lind. © χαὶ om. DFH {L, erasum al. manu) Κ. -- χαθάρσηος C. --ξλχοῦτα: 2.-ὁγιαίνεται C. -- ὑγιαίνῃ Lind. -- μελα:δενομένη θ.-- οἱ om., reslit. al. manu D. πἐρχθᾷ vulg.- ἐρχθῇ ἢ.-- ὀρθὸς pro ῥόος 0. Moi (ot οὔ». vulg.) CB. - ὀλμαῦέα (sic) C. --ἔχωρ 0, Vatie. Codd. ap. Fves, Lind.-ïywp om. vulg.

33 DES MALADIES DES FEMMES. χαὶ πολλά τε χαὶ ὀδιαλέα χαὶ πυώδεα ἐλεύσεται ἀπ᾽ αὐτέων τῶν μητρέων, ἤδη ἀπιόντα χαὶ ἑκάστοτε οἷον ἀπὸ χρεῶν ἴχωρ, καὶ τὰ πρότερον εἰρημένα ἐὅπαντά uv μᾶλλον πονήσει, χαὶ τὰ ἕλχεα ἔτι μᾶλλον ἀγριώτερα ἔσται μέχρι μιν ἀπενείχη " ἣν δὲ χαὶ ir07, ἄφορος. ἔσται ἀπὸ τῶν οὐλέων. ; Y AA 7 » 9. Ἦν δὲ γυνὴ ὅτὸ σῶμα φλαύρως ἔχη καὶ ἣν φλεγματώδης ἢ, Ἀν L4 ΡΞ 7 = £ 2? ὧδ. - x A2. 2 #2y w £ τὰ ἐπιμήνια χωρήσει οἱ φλεγματώδεα " γνωστὸν δέ ἐστιν Av χωρέῃ "- 7 ἊΝ φλεγματώδεα " δμενώδεάζ τε γὰρ φαίνεταί où, χαὶ ὥσπερ ἀράχνια τ É à A LA ἐνδιατείνεται, καὶ ὅπόλευχά ἐστι. Τοῦτο δὲ γίνεται, ‘Av of τὸ σῶμα , ΄ 5 16% LIRE La ταὶ À χεφαλὴ φλέγματος πεπληρωμένα à, χαὶ τοῦτο μὴ ὑποχαθαΐ- ΄ 4 x 4 1 A! cs LA τ Ψ᾽ χ'ῷ 70 £ ρηται μήτε χατὰ τὰς ῥῖνας μήτε χατὰ τὴν ἕδρην μήτε ζατ᾽ οὐρήθρην, - . es A ἀλλ᾽ ἐν τοῖσι χαταμηνίο:σι xab: ἐν τῷ -Tapdye τοῦ αἵματος σὺν τῇ χαθάρσε: ἔξω Τἴη" xat ἦν ταῦτα ὧδε ἔχῃ, ἐπὶ μὲν δύο. à τρεῖς μῆνας οὔχ. ἐσαΐει, ἐπὴν δδὲ 6 χρόνος πλέων γένηται χαὶ μελεδαίνηται, μᾶλλον πονήσει, καὶ angers ἐπιλήψεται πλάνος. χαὶ + ἄλλοτε χαὶ ἄλλοτε, χαὶ χαρδιώξει, χαὶ πονήσε: μάλιστα 2xfy °of 1y Ven , LE? ΛΑ 2 4 J Er EF A 2 7 πλησιάζῃ τὰ ἐπιμήνια " ὅχόταν δὲ ἀποχαθαρθῇ, δηΐζει ἐπ᾽ ὀλίγον χρό- γον πρὸς τὰ πρόσθεν, ἔπειτα ἐς τωὐτὸ χαθίσταται, καὶ ἣν μὴ μελε- χαὶ 6 χρόνος προΐη, γενήσεται πάνθ᾽ ὅσα περ εἶ χολώδεχ ἐχώρεε τὰ καταμήνια, ἄχρις οὗ δ δόος οὗ εἴχετο. “ἕπεται δὲ “ταύτη

δαίνηται

τ Πάντα C8.-unv (sic) C.- ἐπὶ pro ἔτι θ, --- μὴν C. τ ὑπερνικῇ vulg, - ἀπενείμη, al. manu ὕπερνιχεῖ D, -- ὑπενείχη C, Ald. ἀπενείχη FGHUXK. - ἀπενίύχη θ. -- ἣν C8.-ei vulg. --- τὸ σῶμα om. Vatic. Codd. ap. Foes in not. χαὶ ἣν (εἰ L, Cordæus, Lind.) φλεγματώδεα (φλεγματώδη ΘΕ ΜΚ) τὰ ἐπιμήνια χωρήσῃ, Ὑνωστὸν δέ (ὧδέ pro δέ L, Cordæus, Lind.) ἐστιν vulg. —xai φλεγματώδης. οὗ τὰ ἐπιμήνια χωρέε: φλεγματώδεα Vatic. Codd. ap. Foes in ποῖ. -- χαὶ 7 φλεγματώδης (φλεγμ.. θ), τὰ χαταμήνια χωρήσει οὗ φλεγματώδεα, γνωστὸν δέ ἐστιν ((, sine yv. δέ ἐστιν) θ. --- ᾿ ἣν y. φλ. om. Α. --ἣν γὰρ χωρέη L, Cordæus, Lind. -- τε om. (9. --’χαὶ pro τε (D, restit. al. manu) HUK. -- γὰρ om. Cordæus, Lind. -- οἵ om. (9. -- ἐνδιατείνεται C. --διατείνεται τ]5.----ϑ ἐὰν αὐτῶ pro ἤν οἱ τὸ 6. χαὶ DFGI(S, αὐτὴ) K. --οὗ om. Η. -- χαὶ om. ΑἸΑ. -- πεπληρωμένη DEGIK. -- πλέη (. -- πλέα 9. --- 8 τὸ φλέγμα 9. -᾿ϑασεαθαίρηΐε (sic) θ.--άποχαθαίρηται C. -- χαθ᾽ ἕδρην ΟΞ ξθραν

5. -- Τἥχει vulg. -in (6. -- ταύτη (. -- οὐδὲν νοσέει vulg.—oùx ἔσω ἴη θ. -- οὐχ ἐσαΐει α ---ϑ δ᾽ θ. -- πλείων ταὶς. -- πλέων 8. -- γίνηται Η, -- γίγνεται 6, -- πελαιδένηται θ.-- πλανήτης καὶ ἄσιτα ἔει (sic) .-- χαρδιώσσε: ΒΕΘΗΜΚ..---9 οὗ CFGHI, Ald. -- οἱ om. τι]ο.-- πλησιάζει 4. -- ὅταν 9. -- ῥήτα (δήν᾽ 618) ἀπὸ (ἀπ᾽ GI; ἐπ᾿ DK) ὀλίγων χρόνων ταὶς. -- ῥηΐζει (Suites 6) ἐπ’ (ἀπ᾽ C) ὀλέγον

LIVRE PREMIER. 39 aiguë, des matières abondantes, fétides _ purulentes sont four- mies par la matrice même, ce qui s’écoule étant dès lors et toujours semblable au liquide provenant de chairs ; toutes les souffrances susdites s’exaspèrent; les ulcérations deviennent plus férines, jusqu’à ce qu’elles causent la mort. Quand même la malade guérirait, elle resterait stérile à cause des cicatrices.

9. (Menstrues pituiteuses. Accidents qui en résultent. Ils sont trés-semblables à ceux du cas précédent, seulement un peu moëns pressants, parce que, dans la théorie antique, la pituite est moins active que la bile. Vey., S 22, un autre signe auquel l’auteur. reconnaît que des menstrues sont pituiteuses.) Si une femme a le corps en mauvais état par le fait de la pituite, les règles seront pituiteuses. Voici à quoi on reconnaît cet état : elles paraïssent membraneuses, des espèces de toiles d’arai- gnées y sont étendues, et la couleur en est blanchâtre. Cela arrive, quand la pituite, emplissant le corps et la tête, n’est évacuée ni par les narines , ni par le siége, ni par lurèthre, mais sort avec les règles dans lagitation que l’époque menstruelle donne au sang. La chose étant ainsi, la malade ne se sent de rien pendant deux ou trois mois; mais, à la longue et aucun traitement n’intervenant, elle souffre davan- tage , une fièvre erratique survient, il y a anorexie par inter- valles et cardialgie. Les souffrances s’aggravent surtout à Papproche des règles. Les règles passées, son état s’améliore comparativement pour un peu de temps, puis il revient au même point ; et, si cela se prolongé sans traitement, il arrivera ici aussi tout ce qui arriyait dans le cas des règles bilieuses, tant que le flux était arrêté. Une conséquence de cette af fection est aussi un écoulement, maïs un écoulement pitui

χρόνον C6, Vatic. Codd., Lind.-rpocôerà pro πρόσθεν C. --τὸ ὠντὸ (αὐτὸ DGHIK) vulg. - τωὐτὸ (. -- κελαιδένηται θ. " καὶ (ἀλλὰ pro καὶ vulg.) Α -- πάντα ©. --ὅσα τῇ vulg. -- ὅσα περ τῇ -- ὅσα περη (sic) 9. -Je lis εἰ au lieu de de 6. - ἐχώρει θ. -- τὰ om. Κ΄. -- μέχρι (9. -- οὗ om. (Η9. --οἴ ῥόος (C, sine ὁ) 9. --εἰρχθῇ exempl. quædam ap. Foes in not, Lind. Hyai ταύτη (9. -- χαὶ,,.. ἐρέω om, J.

40 DES MALADIES DES FEMMES.

χαὶ É0ov φλεγματώδεα γίνεσθα:, À ἄλλα ἅσσα ἐγὼ ἐρέω ὀλίγῳ ὕστερον" χαὶ ἣν προοσεπιγένηται, αἰεὶ ps ἀνὰ πάτας τὰς δοέρας, δτὲ μὲν pe δτὲ δὲ ὀλίγα, χαὶ ἔστιν ὅτε οἷον "ἀπὸ : css ὕδωρ χωρέει, δτὲ δὲ οἷον ἰχὼρ, χαὶ ἐν αὐτέῳ θρόμόοι πολλοὶ αἵματος : ἐγγίνονται, καὶ ξύει τὴν γῆν ὡς ὄξος, καὶ δάκνει: τῆς γυναιχὸς ἂν ἐπιναύσῃ, χαὶ ἕλχοϊ τὰς μήτρας. Καὶ ἐλθοῦσα ἐς τοῦτο τὰ μὲν ἄλλα πάσχει "τὰ αὐτὰ ὡς À προτέρη " ἧσσον δὲ τὴν χεφαλὴν ἐχείνης πονήσε:, χαὶ τὰ ἕλχεα οὔτε δυσειδέα οὔτε μεγάλα οὔτε πυώδεα οὔτε ὀὸμαλέα δμοίως ὀχείνη γίνεται, ἀλλὰ ταύτῃ ἧσσον" ἐπιμελεδαινομένη

«» A , À ὁγιαίνει χαὶ προεληλυθυίης τῆς νούσου, χαὶ μάλα ἀποθνήσχει,

Φ)

, “- e φορὸς δὲ οὐ δύναται εἶναι ὧδε ἔχουσα.

10. 'Οχόσα: δὲ ξυνοικεῦσαι: οὐ δύνανται ἐν γαστρὶ à ed πυθέσθα!:

Ξ ὃς 3 pi \ À £ PR : Fer AR es χρὴ εἴ σφιν ἐπιφαίνεται τὰ χαταμήνια À οὗ, Txat εἰ αὐτίκα ἄπεισιν A “΄ὔ ᾿ Li “-“ , A A “6 “εν Σ A À γονὴ δὴ τῇ ϑστεραΐη τῇ τρίτη À τῇ ἔχτη τῇ Éd * Av \ 5 -“ =

τ > , ! > 65 δον Φ DL 2 MEY GUY OT ŒUTIXX απιεναιὶ CTUEY EUVASUT , το στοὰ 00Z 090 ἐστι

1 Ἀλλ᾽ ὅσ᾽ ἐγὼν (, -- ὀλέγον CD,K9. -- ὀλίγα J.—Post ἣν addunt ὁόος C0. - ἐπιγένηται 0. ἀξὶ πορεύσετα: (. -- τὰς om. HIR9.— ? ἀπὸ χρεῶν vuls.— ἀχοχρίων (sic), in marg. ἀντὲ τοῦ πριθῶν. πλύματος 9. —-Lisez χριθέων.-- αὐτῷ Ο)0.-- πολλοὶ om.J.- ὥσπερ (9.---- oi vulg.—oi Ald.-% CL9;Cordæus, Ling. - πάσχη ὃ. ---- ταύτῃ vulg.- ταῦτα 9. -- αὐτὰ Lind. - αὐτὴ Corêæus. -- τὰ αὐτὰ Ὁ, --ὥσπερ χαὶ à 8. -- χείνης C. -- δυσίδεα θ. -- δυσίατα C. -- πυρώδεα ---"ἐχείνη DHK.- γῆν. C. -- ἐπιρμελαινομένη Ξε φ, Στοσιοὺν C5. -προε- λγρόθξίης G. -- προεληλυθύης 1. -- προεληλυθείσης (sic) Ο. -- θνήσχε: C:- Post once addit ἣν οἱ ῥόος un “γένηται, συμδήσεταϊ οἱ ὥστε δοχέειν ἐν γαστρὶ ἔχειν χαὶ ταῦτα πείσεται ἅπερ τόχῳ τὰ χαταμήνια ὁδὸν οὐχ ἠδύ- νατο εϑρεῖν παχέα χαὶ γλίσχρα χαὶ χολλώδεα ἴη (. --ῆἣν δέ οἱ δόος "τὴ γένηταε, EE οἱ ὥστε δοχέξιν ἐν γαστρὶ ἔχειν μισγομένη, τε ἀνδοὶ ἀλ- at ὥσπερει ὕπ᾽ ἀχάνθης χεντοῖτο + χαὶ βρίθος ἐν τῇ γαστρὶ ἐπ:γίνεται " καὶ γαστὴρ πρόχειταί οἱ χαὶ μετεωρίζεται ὁμοίως ὥσπερει ἐν ταστοὶ ἔχουσα χαὲ χαρδιάζε: " ἐπὴν ἥμέραι τριάχοντα μάλιστα ἐῶσι " χαὶ πόνον ἴσχει ἄλλοτε χαὶ ἄλλοτε τῆς γαστρὸς τὸ (correctum cx τῷ) χάτω τοῦ ὀμφαλοῦ rai τὸν τράχηλον χαὶ τοὺς βούδωνας χαὶ τὴν ὀστὖν " χαὶ ὅταν δύο μῆνΞ:: γέγωνται τρεῖς, ἐρράγη οἱ χατὰ τὸ αἰδοῖον τὰ χαταμήνια ἀθρόα χαὶ δοχέξ: οἱ ὥσπερ σαρκία εἶνας τὰ ὑπξιόντα ὥσπερ ἐχ a αφθορῆς χαὶ μέλανα“ ἔστι δ᾽ ἦσιν ἕλχεα γίνεται ἐν τῆσι μήτρησι" χαὶ δεήσεται τὴν μελέτην προσέχειν" πολλῆσι δὲ συμόαΐίνει ὥστε δοχέξειν ἕξ μῆνας ἔχειν ἐν γαστρὶ ὀλίγω ἐλάσσονα χρόνον" καὶ À γαστὴρ πρόχειται, πε τὰ αὐτὰ γίνεται ὥσπερ ἐν γαστρὶ ἐχούσῃ, - ἔπειτα ἔστι uèr ἦσι διάπυ ἐρράγη ὑπὲρ τοῦ Bou- ὄωνος (sic) ἅμα πέμπτω ἔχτω pri χαὶ ὁδὸν ταύτη ποιέεται, χαὲ λχεα ἐν τῇσι μήτρουσιν ἐνγώξτες, καὶ περὶ βούδωνα:, χαὶ χινδυνξύσει ἀποθανεῖν" ἣν δὲ χαὶ περιγένηται, ἄφοοος ἔσται ἔστι δὲ ἦσι χατὰ τὸ αἰδοῖον

o

> LIVRE PREMIER. 41

teux, ou tout ce que je dirai un peu plus loin. Si cela arrive en surcroît, il y tous les jours un flux tantôt abondant, tan-. tôt peu considérable, parfois semblable à de l’eau d'orge, par- fois à de la lavure de viande ; de nombreux caillots de sang s'y trouvent; il ronge la terre comme le vinaigre, irrite les par- ties de la femme qu'il touche, et ulcère la matrice. A ce point, elle éprouve les mêmes accidents que dans le cas précédent ; cependant elle souffre moins de la tête, et les ulcères ne sont ni d’aussi mauvaise apparence, ni aussi grands, ni aussi pu- rulents, ni aussi fétides. Traitée, elle guérit, même après que la maladie a duré; il n’y a pas beaucoup de crainte de mort ; mais, en cet état, elle ne peut pas devenir enceinte. 10. (Femme ne pouvant pas devenir enceinte, parce que le sperme n'est pas retenu. Trois cas : il sort le jour méme; ël sort le lendemain ou le surlendemain; il sort le sixième ou le

septième jour. Dans le premier cas, l’orifice utérin est dévié; dans le second , la matrice est humide; dans le troisième, la matrice et le corps entier sont en cause.) Quand une femme qui cohabite avec son mari ne peut devenir enceinte , il faut s'informer si les règles viennent ou non, et si le sperme s’en va sur-le-champ, ou le lendemain , ou le surlendemain, ou le sixième jour, ou le septième. Dit-elle qu'il s’en va aussitôt après le coiït, alors lorilice utérin n’est pas droit, il est dévié ,

φήγνυται χαὶ χωρέει σαπρά τε χαὶ πυώξδεα, ai ἕλχεα γίνεται ἐν τῇσι σήτρησι, καὶ δεήσει μελεδώνης ὅχως μή οἱ τὰ ἔλχξα σαπρὰ γενόμενα θάνατον ἐπάξει " ἄφορος δὲ ἔσται χαὶ αὕτη ἣν ἔηθ5" ἦν dE οἵ μὴ ῥαγῇ τὰ χαταμήνια διξνεχθέντα ἐς EE μῆνα: πείσετα: πάντα ἅπερ ἀτόχω ἐούση τὰ καταμήνια ὁδὸν οὐχ ἐδύνατο εὕρεῖν " χαὶ ἣν μὲν μελαιδανθῆ (sic), ὑγιὴς ἔσται" εἰ δὲ μὴ διενέγχασα χαὶ ἐς ὀχτὼ μῆνας ἀποῦθνήσχει" πολλῇσι CE συμδαίνει ἣν «τὰ χαταμήνια φ)εγματώδεα χωρέη, «ἐπὶ πουλὺν χρόνον φλεγματώδεα χωρέειν “αὶ ἐλάσσονα εἶναι τῶν ὑγιηρῶν " ὑγιὴς δὲ γίνεται: μελαιδανθεῖσα χατὰ <po- πον 0.-Ceci est une repétition, sauf quelques variantes, de p. 33, 1. 12, Jusqu'à p. 24, }. 19. —6 ὅσαιθ. -- ξυνοιχέουσαιίσ. C) vulg.- συνο:χεύσα: (sic) 9. ph pro οὐ C. -- χρῆσι σφισιν (sic) ἐπιταίνονται 0. σφίσιν C. -- ἐπιγέ- νητα: νυΐσ. -- ἐπιφαίνηται DFIIK.— ἐπιφαίνεται C. -- ἐπιμήνια (ΗΗ9. ---’ χαὶ γένεται (γένηται Lind.) πυώϑεα ψυχρά" ἣν μὲν οὖν φῇ (γίνεται... on OM. C9) εἰ vulg. -- εἰ om. (D, restit. al. manu) FGHHK. —"3 om. C. --ἢ τριταξη Exrain ἑδξδομαξη C. si ἃ, ο. gain C. ἔστ᾽ ἂν pro ὅταν CG. - τῆς μ. om. 09. -οιἡτρας DHIK.

42 DES MALADIES DES FEMMES.

- =" ὮΝ ee 5 x LC τῆς μήτρης, SAN ἰδνοῦται χαὶ οὗ λάζυται τὴν γονήν" ἣν δὲ φῇ x y =

δευτέρη τρίτη, À ϑστέση ἐξυγρασμένη ἐστὶ καὶ À γονὴ ἐχπλύνεται

- - ; = , Ξὴν δὲ ἔχτη χαὶ ἑδδόμῃ, ñ vi κατασήπεται, χατασαπεῖσα δὲ ἀπέο- | 5: Τοῦ μὲν οὖν ἀρχὴν μὴ ee ee τὴν γονὴν, τῆς πεῖ 3.

τὸ στόμα θεραπευτέον πρῶτον; ὅχως ὀρθὸν ἔσται" τοῦ δὲ χαταπλύνε-

τ σι Le A σϑαι δευτεραΐη "χαὶ τριταίη- 4 ϑστέρη ὅχαὶ À χεφαλή" τοῦ δὲ xu-

" 2

# A: + -- τασήπεσθαΐ τε χαὶ ἀπέρχεσθαι, χαὶ À δοτέρη καὶ τὸ σῶμα ἅπαν

; ἜΤΗ ἔγυγρον ὄν. Ἔουτέων ἕχαστα δγινώσχειν ὧὸε χρή...

- a Δ. 515 11. “Οχοίης δὲ γρήζει. χαθάρσιος; γνώσῃ ὧδε“ ὅταν τὰ ἐπι- ; : “Ὁ 3 4 « pvia γίνηται, ῥάχος πτύξας ὅσον σπιθαμῆς, ἐπιτανύσαι ἐπὶ σπο- 9 , S- τας es 2 2e x ΕΣ φι-. διὴν λεπτήν: χἄπειτα ποιέειν ὡς ἐπὶ τοῦτο ἐπιῤῥυὴ τὰ ἀπιόντα ΄--Ψ « ἣν 40 A θ᾽ ΟΞ δ LA εἶναι δὲ δύο τὰ τουχία γωρὶς ἑκάτερα, “τὰ μεθ᾽ fuéonv τε χαὶ νύ-

. 11

- .- τ O1 6 > χτωρ᾽ lxat τὰ uèv ἡμερήσια πλύνειν χρὴ τῇ borecain, τὰ δὲ νύχτωρ,

ὁχόταν αὐτέοισιν ἡμέρη καὶ “᾿νὺξ γένηται; ἐπὶ τῇσι σποδιῆσι χεῖμέ- νοισιν " ἐν δὲ τῇ πλύσει σχέπτεσθαι ᾿δὅχοῖα ὅσσα γίνεται τὰ ῥάκεα πλυθέντα, ὅταν ἐν ἡλίῳ τέρσηται χράτιστον 1" δὲ ἐν σχοταίῳ χωρίῳ. Ἢν μὲν οὖν φλέγμα τὸ χωλῦον, ουξώδεα τὰ δῥάχεα ἔσται" ἣν 15 δὲ Sun τε καὶ χολὴ, πυῤῥά τε καὶ δποπέλιδνα. αὔτ᾽ οὖν ἐσιδὼν, χαὶ γνώμη σχεθρῇ βασανίσας, ὅλον τὸ σῶμα ἀϑρέειν, ἤν τε πολλῆς χα- θάρσιος δοχέη δεῖσθαι, ἤν τε wh, ἀποσχεψάμενος ἐς τὴν χροτὴν χαὶ τὴν ἡλικίην καὶ ῥώμην καὶ ὥρην καὶ οἵη διαίτη χρέονται" inrostn δὲ καὶ

A cn A7 εἴοθ RE Fer δι τα , του σώματος παντος TLOVSELG ts, XAL τὰς ὑὈστερᾶς AL τὸ pas

τ Ἀλλὰ (θ.-- λάζεται CDO.-Geurepain vulg. --δευτέρη CDH. -- τριαίη vulg. --τρίτη (9. -- τεταρταξῃ (ἢ Ter. om. CDFGHIJKS, Ald.), ϑστέρη (ἢ ὕστε- pain CDFGEUXK, 6 ὕστέρη;, Ald.) ἐξυγρασμένη (ἐξυγρευσμένη sie C) ἐστὲ vulg.—?édv δὲ ἔχτη εἴτε χαὶ ἑδδόμη α.-- ἣν δὲ (δὲ om., restit. al. manu post éxtain D) ἑχταΐῃ χαὶ ἑδδομαίῃ vulg. —Soùv om. 8, --τὸ στόμα τῆς ϑστέρας 4. - Ὁστέρας CDGHIK.-—10 σῶμα θεραπευταῖον 9. --ὅπως 9.---΄ χαὶ τρ. οἴ. €: -- χαὶ om. GJ.-à C.-f om. νυ]σ.-- τοῦδε χατασήπεταί τε χαὶ ἀπέρχεται C.— ἔνυγρον ὃν om. θ, -- ὃν om. C.—Syiyv. (. --ὁποίης θ.--δὲ om. θ.-- χαθάρσηος 6. ---Ἴ γνώσηται τοῖο. -- γνώσετα: DJ, Cordæus, Γ1η4. -- τνώση CHK.- Post γν. addit δὲ 9, -- γίνεται vulg. -- γίνηται DGHIJKS. -- γίγνηται (. -- ῥαχους (sic) 9. -- πτύξασθαι οὔ (51ς) σπ. (. -- σπιθαμὴν θ. --- 5 χαὶ ἐπι (. -- ἐπιταννύσαι 6, ΕΤΟΡ. --σποδίην GHIK, Ald.., Frob. χἄπιτα θ. —9 ποιέειν ἐπὶ τούτῳ ὡς ἐπιῤῥυῆ vulg. -- ποιέειν ὡς ἐπὶ τοῦτο ἐπιρυῇ 0.—Ante τὰ addit ἤδη 1.--ἐπιόντα 6. -τριχία DJ.-Supra lin. πτυχία Κ. --φ᾽ (ἐφ᾽ om. 6) ἔχ. vulg.—1°+à vulg. -- τὰ 9. ---ἰ᾿ χαὶ Om. θ.-- ὅπόταν αὐτοῖσιν 0. --- νύχτωρ vulg.-vdË θ. -- τοῖσε Ὁ, -- τῇ σποδιῇ 9. -- σποδίησι GHIK, Frob. ϑὅποῖα 0, --ὅχοτ᾽ C. -- ένητας

LIVRE PREMIER. : 43 et ne prend pas le sperme. Dit-elle que c’est le second ou le troisième jour, la matrice est humide, et le sperme est balayé par le liquide. Dit-elle que c’est le sixième et le septième, le sperme se putréfie, et, putréfié, il sort. Pour le cas tout d’abord le sperme n’est pas recu, faut en premier lieu s’occuper de l’orifice utérin, de manière à le redres- ser; dans le cas le sperme est balayé le second -ou le troi- sième jour, de la matrice et de la tête; dans le cas il se putréfie et sort, de la matrice et du corps entier, lequel est humide. Tels sont les signes par lesquels .ces trois cas se dis— tmgueront.

41. (Traitement du cas le sperme n’est pas retenu parce que le corps entier est en cause.) Quant à la purgation qui convient, on la déterminera ainsi : au moment des règles, on plie un linge en plusieurs doubles, de manière qu’il soit de la grandeur d’un empan, et on l’étend sur de la cendre légère ; puis on s’arrange pour que le flux tombe dessus. On aura deux de ces tampons, l’un pour le jour, l’autre pour la nuit; celui du jour, on le lavera le lendemain ; celui de la nuit, quand un jour et une nuit auront passé dessus ; bien entendu qw’ils seront restés sur la cendre. Après le lavage, on remarquera ce que deviennent ces linges, séchés au soleil, ou, mieux encore, dans un lieu obscur. Si c’est la pituite qui fait obstacle, le linge sera taché de pituite; si c’est la salure et la bile’ il sera rouge et sub-livide. Cela étant vu et soumis à un examen attentif, on portera le regard sur tout le corps pour décider s’il réclame ou non une évacuation abondante, prenant en considération la couleur, l’âge, la force, la saison, le régime. Le traitement , qui s'occupe du corps entier, s'occupe aussi de

τυὶσ. -- γίνεται θ.-- γίγνεται C.-iv ἡλικίη πέρσητα: (D, restit. al. manu) FGIK.—"2 6.--σχοταίω (9. -- σχοτιαίῳ vulg.-rà ὁ. μυξ. C.— δὲ à ἅλμην τε χαὶ χολὴν vulg. -- ὃὲ Sun τε χαὶ χολὴ θ. --πυρὰ Ὁ. - τοῦτο γοῦν J. Soxsopn (sic) θ.-- βασανίσας, (addit ἐς C) ὅλον τε {τε om. 0) τὸ vulg. -- χαθάρσηος (. -- δοχέες ἢ. --ἧν τε γαὶ (x om. CDFGHLKS) μὴ vulg. -- ὑποσχεψάμενος θ. -- προ. om. C (D, restit. al. manu) FGHIKS, Ald. -- καὶ τὰς dort. om. 0. -- σῶμα pro στόμα Vatic. Codd. ap. Foes in not.

4% DES MALADIES DES FEMMES.

ἴῆσθαι - χαὶ ἣν "μὲν μευυχὸς À, ἀναστομῶσαι " ἦν δὲ λοξωθέωσιν, ᾿ἐξιθύνειν χοή - ἣν δὲ ὑγραὶ ἔωσιν; αὐαίνειν, καὶ τἄλλα δρὴν Évav- τίον. Σχεδὸν "δὲ πάσηςιν πολλὴ θεραπείη à αὐτή ἐστι͵, πλὴν τοῦ

RTS . ἘΕΡ x pe DA D eg ὅς . AATAGTAGU!L τὰ EUUAVIL" 0OGAGI γὰρ γινεταις, OUOEËY οετ ταυτῆσι χα-

me ΣᾺΣ Rs > 4 y LE > ΄ τασπᾶν, αλλ TL χαχον EV τοῖσιν ἐπιιληνιοῖσιν εν!, τοῦτο ADALLEELV

χρὴ, ὅταν φλεγυατώδεα χαὶ δμενώδεα Un χαὶ χολώδεα χαὶ ? ee

L Al

na’ τ κα 4 à «- 4 » οξα χαὶ λέπτα λευχὰ χαὶϊ θροιμδοειδέα, χαὶ ὅταν μέλανα τε χαὶ av-

= , À 7 - θραχώδεα, ζοφοειδέα, δριμέα, ἁλυυρὰ, θολερὰ, πυώδεα. Αὗται

"πᾶσαι αἱ προφάσιες ὑπεξατρετέαι χωλύουσε γὰρ λαμόανειν ἐν γα-

-στρί, Ὅχόσα μὲν οὖν φλεγματώδεα χαὶ ὑμενοειδέα τῶν ἐπιμηνίων

>

4 \ = In 7 ΕἸ 6 , x SR στι, XAt αὐται σαρχῶοξεες εἰσι, “ταυτῆσι τὸ στοῦ α εςυγρον, χαὶ

ay

# = = À , x πτύελον πουλὺ χαὶ γλίσχρον, καὶ ἣν ὀξέος γεύηται À δριμέος., τὸ

. , - A πτύελον ἐν τῷ στόματι πλαδωδέστερόν τε ἔσται χαὶ ἄναλτον, χαὶ x -- d- μ᾿ ΄ à r ᾿ , 9...» x “πρὸς πᾶν τι ἂν φάγωσιν πίωσιν ὄχλος προσίσταται αὐτέγσι, χαὶ τ , 4 - . , Téetperar χοιλίη, χαὶ ναυσΐη, καὶ ἀλυσμὸς πουλύς * ἀπό τε χε- , L4 φαλῆς ῥεῦμα καταῤῥέει; χαὶ πάντ᾽ ἐμ πλάσσεται, χαὶ πολλὴν δγρασίην DC < A \ , à ἔπαγεται, χαὶ τὰ ὑποφθάλυτα πελιδνὰ καὶ πεφυσημένα: Ταύτας χρὴ

ὅλ. 3 > 4 NES. NES ap \ 9 3 1 ᾿ < ας πυριὴν, χαι πυχναὰ εμξεῖν χαὶ χπὸο σιτιῶὼν χαὶ “ἀπο νηστειῆς τ

μαλάσσειν δὲ τὴν χάτω on φαρμάχοισι πάμπαν χούφοϊσιν, ὁχόσα ἥχιστα χολὴν ἄγει, χαὶ μονοσιτέειν, καὶ γυμνάζεσθαι συχνὰ, χαὶ ὡς 9 ξηροτάτη τροφῇ διαιτᾶσθαι, καὶ ποτῷ ἐλαχίστῳ ἄχρητε- στέρῳ᾽ χοιλίη δὲ εὔλυτος ἀμείνων διαφυλάσσεσθαι. "Fac “δὲ δστέρας - χρὴ, ἣν μ᾽ πρὸς. ταύτην τὴν. διαίτην ἐναχούωςσι,, χαθαίρειν φαρμά-

χοισιν ἀὲ δήχτοισι ᾿προσθέτοισιν᾽" “ποοπυριῆν δὲ πρὸ τῶν χαθαρσίων ᾿Ξαἰεὶ, πρότερον μὲν τῇ πυρίῃ τῇ ἐκ τῶν μαράθρων, ἔπειτα δὲ τῇ ἐχ

τἶὲν (, -- μὲν om. νυΐσ. -- λοξωθῶσιν 0, λοξοθέωσιν DHK: -- λοξῶς θέωσιν ἢ. -- δοξοθϑέωσιν Ὁ. --ἐξιθύξιν τυὶσ. --ἐξιδύνειν DGIJK, Ald., Cor- dæus, Lind. --ἰἐξιουνειν (sic) θ. -- ἐῶσιν (.--ὦσιν 9. -- δρᾷν vulg.— 52% C. —? δὴ Ο1Κ. -- πάσαις 0. --αὐτέη ἃ. -- ιατασπᾶσα: CDGK, [1πὰ. -- ἐπιμήνια (θ0Ὁ.-- ὅσοισι (. -- ὅσαι: 9. -- γέγν. (. ---ϑ ταῦτα 9. --ὅτι vulg.-Lisez τι avec (οτγάξιις, --ἔννι Ὁ. --ν εἶσι pro ἕν: (. --χρὴ ante τοῦτο C. -- χοὴ χαὶ ὅταν μὲν φλ. θ.--τε (τε om. 6) χαὲ vulg.-xai ὅμεν. om. (D, restit. al. manu) FGUK.— “7 9. -- om. vulg.—xai χολώδεα (9.--χαὶ yo. om. vulg. χωροε:δέα (sic) τε C.—&huxà pro λευχὰ C. -- Twzoe dis δριμεαλαυρὰ (sic) 6. -- προςάσῃες C. - ὑπεξεραιτέαι θ. -ὑπερεξαιρεταία: (sic) G. ὑπερεξα:ρετέα: τς: " ὅς. 9. -- τε χαὶ θ.-- μενώξεα (. -- εἰσὶ 5. --- χαὶ (χαὶ om. θ) ταύτῃσι

vuig.-cœuz Vatic. Codd. ap. Εο55. --ξξυδοον θ. -πτύαλον (bis) 8. -- πλαδα- δώτερον (sic) ἃ. -- πρὸς πάντα 6 τ' δ᾽ ἂν 0. ὄχλος χαὶ προσίστητα: ἱπροσίσταται

LIVRY PREMIER. - 45 la matrice et de son orifice. S'il est fermé, on l'ouvrira; si elle est déviée, on la redressera ; si humide, on la desséchera, et ainsi du reste, par le contraire. Chez toutes , le gros du traitement est à peu près le même, sauf l'emploi des emmé- nagogues ; car, lorsque les règles viennent, il n’y pas lieu de le$ provoquer, il faut seulement ôter ce qui y est mau- vais, par exemple l’état pituiteux, membraneux, bilieux, ichoreux, ténu, blanc, grumeleux, noir, charbonneux, sombre, âcre, salé, trouble, purulent. Toutes ces conditions morbides doivent être enlevées; car elles empêchent la gros- sesse. Quand les règles sont pituiteuses et membraneuses, et que la femme est charnue, la bouche est très-humide, une salive copieuse et gluante y abonde. Si la femme prend du vinaigre ou quelque chose d’âcre, la salive devient plus liquide et plus insipide. Tout ce qu’elle mange ou boit pro- voque un nouveau malaise; le ventre se gonfle; nausées, beaucoup d'anxiété. De la tête descend de la pituite qui cbstrue tout et amène beaucoup d’humidité. Le dessous des veux est livide et soufflé. Dans ce cas, on prescrira des baïns de vapeurs entiers et de fréquents vomissements tant avec nourriture qu’à jeun. On amollira le ventre inférieur à l’aide de purgatifs très-légers qui ne seront aucunement cholagogses. La femme ne fera qu’un repas par jour; elle s’exercera fré- quermment, usera du régime le plus sec, et prendra très-peu de boisson, et cette boisson sera du vin pur. Il vaut mieux que le ventre reste libre. La matrice, si ce régime n'opère pas sur elle, sera purgée à l’aide de pessaires qui n’aient rien d'irritant. I! faut toujours donner des bains de vapeur avant

F3, Lind.; προΐσταται C)vulg. -- Je supprime le χαξ. --αὐτέοισιν vulg.-ai— ho: 9. —"&ep. χαὶ (rai om. 6) à (ἢ om. 0) z. vulg.—vaurir DI. -&. D.- πογὺς 0. --χαταρρεῖ (Ὁ. -- πάντα Ὁ. -ξυπλάτσεται Ὦ. --ξ᾿πιπλάσετα: C.-ir:- πλάσσεται vulg. -πελιὰ (. -πεφυσσημένα ἢ. - πετυταμένα C.—* πυριᾶ» 8. - ποχινὰ 0. -- σίτων (. --οϑὰπὸ om. (ἡ. - νηστείας 0.-paçu. δὲ (δὲ om. CD) πάμπιτν ταῖς. -ὅσα 0.— ξηροτάτησι τροφῆσι (.-- χαὶ ἀπὸ τῶ ἐλαχίστω 9. 10 9.-- δίαιταν 8.-- προσθετοῖσιν Ο. - προπυριᾶν 0. ---ἰ "ἀεὶ 69.-τῷ Ex τῶν p. ἔπ. δὲ om. Lind.— 2959 CHIJ9, Α1α, --ἔπειτα δὲ (2: om. vulg.)13 6.

46: DES MALADIES DES FEMMES. τῶν 1 θυμιημάτων. Τὰς δὲ πυρίας ποιέεσθαι χαὶ τὰς “πῤοσθέσιας τε- « 7 _ χμαιρόμενον ὅχως ἅπαντα πεποιήσεται καὶ κατὰ τρόπον ἔσται, ἐν χρόνῳ τὰ ἐπιμήνια εἴη. Ἦν μὲν οὖν χαθαρά τε χαὶ ἀχραιφνέα καὶ 3" A x LA - ἔναιμα γίνηται, οὕτως ἴτω παρὰ τὸν ἄνδρα ἐν ἀρχομένοισι τοῖσιν ἐπιμηνίοισιν- ἄριστον δδὲ ἐν ἀπολείπουσι χαὶ ἔτι ἰόντων μᾶλλον σ , x à: 4 f ἀφανέων. “Ὅταν δὲ μέλλῃ ἰέναι 'παρὰ τὸν ἄνδρα͵, ὅποθυμιήσθω τι τῶν. θυμτημάτων τῶν στυπτικῶν- δθυμτήσθω δὲ διὰ τοῦ χανείου χαὶ τοῦ καλάμου, ἐπὶ. σποδτὴν θερμὴν ἐπιπάσσουσα τὸ φάρμαχον " ὅταν Ce Μ δὲ ἐπιπάσσῃ, χαὶ τὸ δ χανεῖον περιθεῖναι χαὶ τὸν χάλαμον, Τχαὶ # -- «Ἡ Υ͂ ai ’, 5 x LA “Ὁ χαθεζομένην πυριῆσθαι. “Οχόταν δὲ δέη αὐτὴν θυμιῆσθαι, τῷ μο- λυδδίῳ χρήσθω, ὡς ἀνεωγμένῳ τῷ στόματι 8 θυμιῆτα: εἰτὰ ὅταν , IN 2 , , x JPN ΣΌΣ 2 ἀἄνίστηται, πάλιν ἐν τῇ χλίνη προσθέσθω τὸ μολύδδιον- εἶτα ἀφελο- μένη, αὐτίκα ξυνευναζέσθω τῷ ἀνδρὶ, χαὶ ϑὴν τὰ ἀπὸ τοῦ ἀνδρὸς μὴ δῆλά οὗ ἢ. ἐχτείνασα τὰ σχέλεα χαὶ ἐπαλλάξασα ἠροεμείτω. Νηστεῖ ñ 19€ ᾿ τω “Δ - à Le J 2,9 10 δὲ ὄφελος ἐν ταύτῃ τῇ ἡμέρη, πλὴν χυχεῶνα, ἣν ἐθέλῃ, ἄναλτον ἐφ - - ὕδατι τοῦτο δὲ πιέειν τότε, δχόταν μέλλῃ θυμεῆσθαι. Ἣν δὲ Euy- , 3 26. 7 = , A at. 2 A! γενομένη τῷ ἀνδρὶ χατάσχῃ τῇ ϑστεραΐη τὴν γονὴν χαὶ μηδὲ ἐς τὴν ἑτέρην ἀπίη ἡμέρην, σιτίων μὲν εἴργεσθαι χαὶ λουτρῶν, πίνειν δὲ >: LA A κι 4 04 2 < 4291 ἄλφιτον ἐν ὕδατι ἄναλτον χαὶ δὶς χαὶ τρὶς τῆς ἡμέρης. Αὕτη 0 À δίαιτα ἔστω ἥμέρας ἕξ, ἀμείνων 1 δὲ χαὶ ἑπτὰ, ἣν μὴ ἀπίη τὰ ἀπὸ τοῦ ἀνδρὸς ὅταν ξυγγένηται. ᾿Αλουτείτω “δὲ πάντα τὸν χρόνον, καὶ - LA S , «Ὁ X 7 Ca , . ἀχινητέειν ἐπιτηδευέτω" ἣν δὲ βούληται περιπατεῖν, περ'πατείτω ἐν .- \ ὅμαλῷ χωρίῳ χαὶ λείῳ, πρὸς ἄναντες δὲ μηδὲν, μηδὲ κάταντες *

χαθέζεσθαι δὲ ἐπὶ μαλθαχὰ, ἣν ξυλλάδῃ" τὴν δ᾽ ἄλλην δίαιταν τὴν

τθυμάτων θ.-- θυμτημάτων (, -θὐυμιαμάτων vulg. Ξπροσθέσηας (.--τες χμαιρόμενος τὰ ϊα.--τεχμαιρόμενον θ.-- ὅπως (9.--περ:ποιήσεται α.--ἴη pro εἴη C.—5 εἰ pro ἣν Ὁ.-- χαθαρά τε nai om. 6. ἀχραιφνα:α (510) χαὶ ἐν aux, - γένηται γυ]ο.-- γίνηται HIJKG. -- γίγνηται (.-- οὗτος 9. 45° θ, --ἐπιόντων pro ἔτ: ἰόντων θ, -- ἀποφανέων Gal, in cit., XVII, p. 542. -- πμέλη Ε. -ὅπο- θυμιησάσθω 9.-- θυνωμάτων 9. -- ὐϑὺοθυμιαμάτων γυ]σ.-- θυντημάτων (. ---ϑϑυ- πιείσθω (. --θυντάσθω θ.--χανίου (39. -- χαλαμίου C.— σποδίην GHIK, Ald., Frob. -- ἐπιπάσουσα (. --- χανίον (. --χανοὺυν (sic) 0.—7xai (9. -- καὶ om. vulg. -- πυριᾶσθαι 9. -- δέῃ om. K.- ὅταν δὲ οἵη τε θυμιᾶσθαι θ.-- χαὐτὴν pro αὐτὴν Κ. --αὐτέην (6. --θυμιεῖσθαι (. --ὠκπκολισδίω DGHIKSE, ΑἸα. -- πολίόϑω 3. - Βολίδω (, --ἀχρήσθω ΕἸΖΚΈ,. -- χρῆσθαι vulg. -- χρέεσθαι θ΄. ---ϑθυρίιᾶται θ. - εἴθ᾽ 6ϑ. --Οολίόδιον DGHIJKS, ΑἸὰ. --ἀοελομένη θ,--ὁφελομένη vulg.-tr- νιχαῦτα (H, αὐτίχα in marg.) ταὶς, - αὐτίχα (9. -- συνεῦν. C6. —%7v ponitur

> ΄

ante μὴ --οἶ om. ὅ. -- εἴη Ὁ, -ἐχτίνασα 9. --ἀπαλλ, Ὁ. - ρει. 1. τνηστίη αν

LIVRE PREMIER TRE 47. ces purgations, d’abord avec l’eau de fenouil (arethum fœni- culum, L.), puis avec les substances balsamiques. Les bains de vapeur et les applications de pessaires seront conduits de manière , que tout sera terminé et en ordre au moment les règles devront paraître. Si donc elles sont pures , sans altéra- tion et bien sanguines, la femme ira auprès de son mari au

début , ou, mieux, quand elles finissent, et plutôt coulant encore que complétement disparues. Au moment d’aller auprès de son mari, elle fera quelqu’une des fumigations aromatiques: et astringentes ; la fumigation se fera par le couvercle et le roseau, le médicament ayant été jeté sur de la cendre chaude; quand le médicament est jeté, elle dispose le couvercle et le ro- seau, et, s’asseyant, reçoit la fumigation. Quand il faut faire la fumigation, elle se servira de la sonde de plomb, afin que lx fumigation trouve ouvert orifice utérin. Puis, levée de dessus sa fumigation et s’étant mise au lit, elle appliquera de nouveau le plomb ; enfin, le retirant, elle usera aussitôt du coït; et, si la semence de l’homme ne vient pas en dehors, elle étendra es jambes, les croisera et se tiendra immobile. Ce-jour-là , il faut faire abstinence , sauf, si elle veut, un cyceon sans sel à Peau; elle le boira au moment de la fumigation. Si, après le coiït , elle garde la semence le lendemain et le surlendemain, elle se privera d’aliments solides et de bains, elle boira de la farine d'orge à l’eau sans sel, deux ou trois fois le jour. Ce régime en durera six, et, mieux encore, sept, si, après le coït, la semence de l’homme ne sort pas. Pendant tout ce temps , elle restera sans bains et se gardera de se donner du mouvement. Si elle veut se promener, elle se promènera en un terrain plan et uni, évitant absolument les montées et les —# δ᾽ C.-ei ἐθέλοιθ. —È pro ἐφ᾽ CI. --ποιέειν CK9, Cordæus, Lind. -- μέλη Ald. --- εἰ J.-cuyr. 69. -- δ᾽ 6.-un C, Cordæus.-urôèv Lind. -- ἀπίοι vulg.— ἀπέη CI. -- πινέτω θ. --- 25 om. 9. --ἔστω om. 8. Ξδὲ χαὶ εἰ ἑπτὰ (DEK, ἣν) Ε3.--ἢ pro δὲ χαὶ 69. --ἀπὸ 69. -- ἀπὸ om. vulg.-cuyy. θ. ---ἰ δὲ om. Cordæus, Lind.— ἀχεινητέειν θ. -- ἀχινητεῖν vulg.—70à pro ἐπ:τ. (9. - περιπατείτω om, (9. - προσάναντες vulg.-roûs ἄναντες ὈΗΙΚ. -- πρόσαντες (99.-- μηδαμῶς vulg.-unôèv. (9. -- 5 συλ. 9.--ὃὲ᾽ θ. -ἰπέχος GHIJO.-usyon (sic) ἡμερῶν τριαχ. C. -- ἡμερῶν G.

48 DES MALADIES DES FEMMES. = - ι αὐτὴν ποιέεσθαι μέχρις ἡμερέων τριήχοντα. ᾿Αλουτεέτω δὲ, καὶ, ὅτε δέοι, λουθῆναι ὀλίγῳ xat μὴ λίην θερμῷ τὴν δὲ χεφαλὴν μὴ “ἐπ Σ La δὲ τὸ # 8 5 # κ st C4 ss, F4 βρέχειν. Σιτίοισι δὲ γρεέσθω χαὶ ἄρτοισι χαὶ μάζη, ἤν γε βούληται =. 1 , EE = , , se! + χρεῶν δὲ φάσση χαὶ τοῖσι παραπλησίοισι, θαλασσίων "δὲ ὁχόσα χοι- λίην ἵστησιν" εἴργεσθαι δὲ λαγάνων δοιικέων" οἴνῳ 38 δὲ μέλανι γοςέ- fl ! τ GE Tr 1 :

- -

δὲ ὀπτοῖσι μᾶλλον ἔφθοῖσι, χαὶ τῶν ἡμέρων χαὶ

αθω, χρέατι .- LA τῶν 5 θηρείων. > « La 4 4 492. Kat ταύτην, ἦν μὲν ξυλλάῤη, οὕτω χρὴ ποιέειν. ἦν δὲ δα: FPE = =< Η͂ , EVE, ἀλλ᾽ οἴχηται δευτεραῖα τριταῖα τὰ τοῦ ἀνδρὸς ῥεό- “» ε μενα παμπόλλη ὁγρασίη, δῆλον ὅτι ὑγρότεραί εἶσιν αἱ ὑστέραι. Θερα- ne ΣΌΣ, SA Aie e 2 Ἷ Es , EE - = πεύειν οὖν χρὴ κατὰ τὸν ὕφηγημένον τρόπον, μέχρις ἂν Eno = Ψ , 4 γένωνται" δχόταν δὲ δοχέωσι ξηραὶ εἶναι, ἰητρείη ἥδε ἀρίστη, φάς- , # es μᾶχον μαλθαχτήοιον χατόπιν τε χαὶ ἐς τοὔμπροσθεν, ἄχοις οὗ αὖ- - \ ται χατὰ φύσιν γένωνται" χαὶ αὖθις ἴτω παρὰ τὸν ἄνδρα, ὅταν τὰ > > 2 ἐπιυήντα μηκέτι πολλὰ ἡ, ἀλλ᾽ ὀλίγα χαὶ εὔχροχ, καὶ ὀργᾷ. Καὶ ἐν LS = - τω “ἡ τῇσιν ἄλλησιν 9 ἡυέρησιν ἱμεροῦσθαι χρὴ τοῦ ἀνδρὸς. ἣν ἄοιστα La \ , LA -- ἔχωσιν αἷ ὑστέραι. “Ὅταν δὲ M ξυγγένηται ἐν τῇσιν ἡσέρησι τῇσιν , s -Ὡ ἐξ \ εἰρημένησιν, ἂν εὐτοεπισθῶσιν αἵ ὑστέραι, Av χατάσχη τὴν γονὴν Σ 13

“ἃ LA x Âueoétv δέκα δυοχαίδεχα, un ἰέναι ὡς τὸν ἄνδρα. Ἣν δὲ ut ξυλ-

λάξη. δυιέες δὲ ἔωσιν αἱ υζτροαι, γίνεται γὰο δὲ χαὶ τοῦτο πολλῇ Ἢ. ὑγιέες δὲ ἔωσεν αἵ μῶτραι, γίνεται γὰρ δὴ χαὶ τοῦτο πολλξίσιν;

2 νι ἊΝ 4 e 43 - τ. ΦΕΥ ἘΘ “Ψ ΝΜ , ΄ ἐπείοαν αἀχίοναι αἰ μῆτραι, εὐυτροφοῖ ξουσᾶι, πὸ πάθεος γενώνται

1 Aïovoin δὲ wat ὅτε δέε: (Géo: 6) ὀλίγω C6. -- δέγ, Cordæus, Lind. -

χοήσθω 9. -- καὶ ἄρτοισι Cm. 9.-- χαὶ ἣν βούληται: uatn CB. -χαὶ τοῖσι πα- ραπλησίοισι om. C5. 2 ὸξ om. C.— ὅσα 0. --Οὐδὲ om. C. -- χοήσθω θ.--τοῖσι χρέασι 6. --- “δὲ om. (9. - DFHIKO, Ald., Cordæus, Lind. -- om. vulg. ἡμερέων vulg. -fuécov 30, Lind. --- "θηρίων C6.—In marg. ἀντὶ τοῦ τῶν ἀγριυίων 9. -- χαὶ om. (8. -- ταύτην (.-- ταῦτα vulg. -- αὲν ἣν τὰ ]ο. --ἣν μὲν 0. --ὠπὲν εἰ ξυλλάδοι DFG (ΒΚ, ξυλλάθ) HS, (AI., ἤν). -- συλλ. 69. -- οὕτω (9. -- οὕτως vulg.-05. χρὴ x. om. (DH, restit. al. manu) GHIJK. —6é γε (γε om. C6) vulg.—Ev}idéo: 1. -- οἴχεται vulg.—oïynra: CJ6.-—Geurecoin À τριταξη (, -- τὰ τοῦ ἀνδρὸς om. (8. -- ἠρεόμενα (sic) (. --παμπόλλῳ vulg. - παρπόλλη ἃ.-- παὺ (sic) πολλῇ 6.—7 λόγον θ.-- οὗ pro ἂν C (0, ed). ξηραΐνων- τοι θ. --ὅταν 8. --[ἡτρεύεσθα: (ἰητρευέσθω DFIK) οὕτως" ἄοιστον ([ητρεΐη ἥδε ἄριστον C; ἰητρεΐη οὖν ἀρίστη δ) φάρμ. μαλθ. μιν (αὴν Ο; ποῖ pro μὼ FG; Βὲν Om. 6) χατόπιν vulg. --- ἄχοι Ὁ. --μέχρι θ. - οὖν (sic) pro οὗ 7. -- «da (sic) pro αὖται θ. --αοὖτις 6.--εἴτω 9. --πολλὰ om. 6.-% C (6, ἴη) - om. τὰς. -- ἀλλὰ Ὁ. -- χαὶ om. Ὁ. --εεὔχροια 9. -- ὀργαὶ 9. ---ὐῇ ἐτέσησιν C. ἡμεροῦσθαι C6. --τοῦ ἀνδρὸς om. C6. - Post ἔχωσιν addit οἱ γυναῖχε: τὲ χαὶ θ. -ὖ σ, (9. --τῦσιν εἶρ. ἣν om. Ὁ. -εὐτρεπεῖς ἐῶσιν (. --οῦ τε (τε om.

LIVRE PREMIER. 49

descentes. Elle se tiendra assise sur des siéges mous, si elle concoit, et observera le même régime pendant trente jours ; elle continuera de s'abstenir de bains , ou, s’il lui en faut prendre, elle se lavera avec peu d’eau qui ne sera pas très- chaude; elle ne se mouillera pas la tête. Pour aliments de céréales, elle aura le pain et la pâte d’orge; pour viandes, le pigeon et autres semblables; pour poisson de mer, tout ce qui resserre le ventre; elle s’abstiendra des herbages âcres ; elle usera d’un vin noir; les viandes seront plutôt rôties que bouillies, aussi bien d'animaux domestiques que de gibier.

42. (Traitement du cas le sperme n’est pas releru parce que la matrice est trop humide. L'auteur y ajoute le cas la . matrice ne retient pas, parce qu’elle a été affaiblie par les pessaires ou les fumigations.) Voilà ce que fera la femme, si elle conçoit. Mais si elle ne conçoit pas, et que la semence de l'homme, s’écoulant avec beaucoup d'humidité, sorte le deuxième ou le troisième jour, évidemment la matrice est trop humide. Il fant traiter suivant le mode exposé précédem- ment , jusqu'à ce qu’elle devienne sèche. Quand elle paraît être sèche, ce qu'il y a de mieux c'est d’appliquer un médi- cament émollient en arrière et en avant, jusqu’à ce qu’elle reprenne son état naturel; et, derechef, la femme ira auprès de son mari, lorsque les règles, cessant d’être abondantes, seront en petite quantité , de bor ne couleur, et que les désirs se feront sentir. Dans les autres jours aussi, les désirs doivent se faire sentir, si la matrice est en bon état. Quand la femme a usé du coît en ces jours, la matrice étant bien disposée et la semence ayant été retenue dix ou douze jours, la femme n'ira pas auprès de son mari. Si eile ne conçoit pas, tout en ayant néanmoins la matrice saire (cela se voit souvent aussi), c’est que l'utérus, quoique en état de bonne nutrition, été affaibli (9) τὴν ταῖς. --δυωχαίδεχα 8. εἰς pro ὡς 10. --- “μὴ om. (ΕΚ. - ξυλάδη, (sic) Κ. -ξυχλαμξάνη 9. -- ξῶσιν Ὁ. -- ὥσιν 8. - Υἱγν- Ὁ. --3ὲ om. 8. -- δὴ xzi om. C. - μῆτραι ἐοῦσαι ἄτροτοι (εὔτροφο: CU al. manu ἄτροφοι, ΕΘΗΪΚΕ, Ald.) (εὔτροφοι οὖσαι 8) ὑπὸ +. γίνονται (γίνωνται Κ: γίγνονται C; γενῶνται sic θ) vulg.-uà pro à 6. - δλῃϊο οὐ addit χαὶ €.

TOM. VII. 4

30 DES MALADIES DES FEMMES. à ὁπὸ φαρμαχείης τε χαὶ. πυρίης πολλῆς», οὗ δύνανται φέρειν τὴν τ

γονὴν, πρὶν 1% ἐθάδες γίνωνται χαὶ ἰσχύωσιν γνωστὸν δὲ τοισίδ᾽

a 1 O2 [UE

2 # ι ἐστὶν ὧδε - ὀχόταν ἀπίη οἱ, ἄπει δευτεραέῃ 2 χαὶ τριταίῃ χαὶ

voté πέογεται δὲ παγξα τε χαὶ ξυνεστεῶτα οἷο βλένναι, ἣν ἔτ ι ἄνω τέρω, A = 4. 4 = La re ZX οἷον » À ,

σοῖο, Ξ: μὴ καχόν τι 2 καὶ διὰ νοῦσον ξτέρην ὅστε πῆς ὧν γονὰ ἀπαλλάσσηται.

Ὅταν τοιαῦτα φανθξ, θεραπης ς ès ἀπόχρη δατερέων " τοῦ δ᾽ ἄλλου σώματος ἐπιμελείην Ë ἔχειν, + ὃς εὐεξέη τοιαύτη, of À, ὡς ξυνε-- crahuévoy τε Eux τὸ σῶμα εἶναι χαὶ εὔογχον, λουτροῖσιν ὀλίγοισι. πόνοισ! πρηέσι πλέασι * δριμέων χαὶ ἁλμυρῶν εἴργεσθαι" ἐμέτοισι χρῆσθαι πρὸ τῶν ἡμερέων ὧν μεμαθήκει τὰ ἐπυκήνια γίνεσθαε, χαὶ αὖθις λιικοχτονέεσθαι, χαὶ τἄλλα ἐπιτελεῖν ὅσσα εἴρηται, Αὕτη μὲν θερσπηΐη ἀμοὶ τῶνδε,

43. Τ᾿ Ὅσησι δὲ, ὅταν ξυγγένωνται, αὐτίκα διαῤδέει τὰ ἀπὸ τοῦ, δὐξχὰς . ταύτησ: τὸ στόμα τῶν ὑστερέων πρόφασις. Θεραπεύειν δὲ δεῖ οὕτως * 5 ἦν μὲν σφόδρα μεμυχὸς - ἢ, ἀναστομῶσαι τοῖσι δαιδίοεσε χοὶ τοῖσι μολιξδίοισι- πυρὴν δὲ μαλθαχῷ πυρίη, τὴ ἐκ τοῦ μαρά-

θρου, χαὶ ϑχαθαίρειν π ποοσθέτοισιν ὅσα λεπτύνει τὰς ὕστέ ἔρας χαὶ ἐς

9

ἰθὺ χαθίστησι * μετὰ δὲ τὰς χαθάρσιάς τε χαὶ τὰς πυρίας χλύζειν

, τὭὧ ποισίδε ἅσσα ἐναντία τῇ προφάσει. ““Ὅσῃσ: δὲ τὸ στόμα ἀπεστραμ-- μένον ἐστὶ καὶ προσπεπτωχὸς πρὸς τὸ ἰσχίον, γίνετα: γὰο χαὶ τοιαῦτα

1 LA διακωλύοντα τὴν ὕὅστέοην τὴν γονὴν προσδέχεσθαι, ὅταν οὖν τι τοι-

PA - ΧΩ - f οὗτον ξυμόῇ. πυριὴν χρὴ τῇσιν εὐώδεσι “τῶν πυριῶν" μετὰ δὲ τὴν

: ομι, θ.-- ἐῶσι Ὁ.-- γίνονται γῈ}5.-- γένωνται CDJK, Cordæus.- γίνωνται HI, Frob.- ἰσχυρωθῶστα.-- Post δὲ addit χαὶ 9. -- τοῖσδ᾽ 9. -- τοῖσιν pro τοισίδ᾽ (D, τῇσιν) ΗΦΚ. --τοῖσιν δὲ (Ε. -- ὅταν 0. Ξῶ om. (θ.--ἐπανωτέρη pro ἔτι ἀνωτέρω 89. --τε om. (9. --ξυνεστῶτα 6. --ξυνεσταῶτα (sic) (, --Αρένναι, al, manu Β. --ἀπαλλάσσεται Ὁ, --- "οὖν om. (.-- φανθῇ om. CG. --θεραπεΐης τυ ]ο.-- θεραπηΐης α.-- ἐπε μελίην ταὶς.--ἐπιμελείην DHIKO, Cordæus.— ὡς χαὶ (χαὲ om. 8) vulg.—edefein 9. -- εὐεξέην τοιαύτην of ἴη Ὁ. -- συν. (39. -- τε om. θ.-- ἅμα om. 9.-- χαὶ om. θ.-- εὔογγον GK. "λουτροῖσιν ὀλίγοισιν, πλεΐοσι (πλέοσι 3) δὲ Coruéwv τοῖσδ. -- λουτροῖσιν ὀλίγοισιν. πλείοσι δὲ πόνοις" δοι- uéwy Cordæus.—}. ὁλ., πλείοσι ὃξ πόνοις χαὶ χουφοῖς χρᾶσθαι" δριμέων Foes in ποῖ. --λουτροῖσ: [δὴ] ὀλίγοισι, πλείοσι δὲ πόνοισι καὶ χουφοῖσι" δρι-- μέων Τξὲ] Lind.—2. ὀλίγοισι, πόνοισι πλείοσι" δοτμέων 0.—1 ὀλίγ., πό- vorc: πρηέσι πλείοσι" δριμέων ἃ. --λ. ὁλ.. ἐμέτοισι χρῆσθαι πρὸ τῶν ἧμε- ρέων ὧν μεμαθήχε: τὰ ἐπιμήνια γινέσϑαι, πλείοσι δὲ δριμέων χαὶ ἁλμυρῶν Ξἔργεσθαι Β6’΄ --- διαλαύρων GC. -- ἐμέτοισι [δὲ] Lind. πιπρῶτον pro πρὸ τῶν

τ ΄

6. -- ὧν om. Ἐ6. -- -- μεμάθηχε CB. γὴν. αἱ -- αὖτις (. -- τὰ ἄλλα C. --᾿θεραπείη

ταὶς. -- θεραποιίη (sic) C. "or θ. -- ξυγγένηται C.- -συγγένητας 9. - ἀπίσε:

LIVRE PREMIER, 51 * par une affection, ou par des purgations ou des fumigations excessives, et il ne peut porter la semence, tant qu’il ne s’est pas habitué et fortifié. Voici à quoi on reconnaîtra ce cas : quand la semence sort, elle sort le second ou le troisième jour, ou même plus tard; ce qui sort est épais et grumeleux comme du mucus, à moins qu’il n’y ait quelque mal et que la semence ne s’en aille par une autre maladie de la matrice. Quand donc la semence sort aïnsi, il faut soigner l’utérus, sans négliger le corps entier. On mettra le corps en bon état, de manière qu’il aït à la fois fermeté et embonpoint. Peu de bains; beaucoup d’exercices légers; abstinence des substances âcres ou salées; vomissements avant les jours viennent les règles, puis diète rigoureuse, et tout le reste comme il a été dit. Voilà le traitement de ces cas. | 13. (Traitement du cas où, par la faute de lorifice utérin, le sperme rest pas retenu.) Quant à celui où, après le coit, la, semence de homme sort incontinent, la cause en est dans l'orifice utérin. On traitera ainsi : si l’orifice est très-fermé, on l’ouvrira avec les bâtonnets de pin et avec les plombs ; fumigation émolliente, avec le fenouil; purgation avec les pessaires qui atténuent la matrice et en favorisent le redresse- ment. Après les purgations et les fumigations, on administrera en injections ce qui est contraire à la cause du mal. Chez quelques-unes l’orifice utérin est dévié et appliqué du côté de la hanche; car c’est aussi un des empêchements pour (sic) pro διαῤῥ, θ. -- δταῤῥ. τὰ om. (. -- προφάσεις 0. -- οὕτως om. C8. 5613. δεδίοισι 9. -- δ᾽ αἰδοέΐοισιν C. -- πολυδδίοισι GHS8.- μολιδδίνοισιν C. -μαρά- θου CFGHIKS, Aid. 9 χαθαίρεις 2. - πρόσθεν οἷσιν (. -- ὅσα (9. -- οἷα ταῖσ. --ς om. Κὶ. -- ἐσι ov χαταστήσέι: (sic) 9. -- εὐθὺ vuig.—16ù Ὁ. -- χαθιστᾶ DGLUK.— χαθάρσηας C. "τὰς ΟΙΚΘ. --τὰς om. vulg.-roïcûe ταῖς. -- τοῖσι δὲ Ὁ. -- τοϊσδέσιν Η. --τοΐῖσδεσιν 2. -- τοῖς ἡδέσιν C. -- "ὅσοισι DGHIL -- ἐπὶ pro πρὸς 1. -- γίγν. —-cuu6n 9. -ταῖς 0. Ξτῶν πυρτῶν CO. - πυρίησι

τυὶς. - παρασπασαμέντν ταὶς. -- παραφασαμένην aut παραψαμένην legerc malit Foes. in ποῖ. - παφαφασσάμενην Lind.-rapacrion τῷ δαχτύλω ἀποστῆσαι: τοῦ ἰσχίου" ὅταν δ᾽ ἀποστῆπα ἐξορθοῦν 9. -ἀποστήσυης D - δ᾽ αἰϑοίοισε C. -- μολυδϑδέοο 6. -- :ξορθϑωμένα: (sic) 6, Ald., Frob.— ἐξορ- θωμένας Η. -- ἀνωστομωμένα: (sic) ΑἸᾶ.-- προσθετοῖς μαλαχοῖς Ὁ, -- καλϑα-

κοῖσι θ. -τὰ ἄλλα C. -- τρόπον θ΄, πὰ.

52 DES MALADIES DES FEMMES.

πυρίην παραφασσαμένην τῷ δαχτύλῳ ἀποσπᾶν τοῦ ἘΠΕ ὅταν δὲ

ἀποστήσει, ἐξορθοῦν τοῖσι δαιδίοισι χαὶ τῷ μολιόδίῳ χατὰ τὸν Eu ax

προσῦεν λόγον" ὅταν δὲ ἐξωρθωμέναι τε χαὶ ἀνεστομωμέναι γένωνται,

προσθέτοισ: μαλαχοῖσε χαθαίρειν, xat τἄλλα ποιέειν κατὰ τὸν ὅφη -

7:

- γηυένον λόγον, Ὅταν ἀνεστομωμέναι μᾶλλον τοῦ δέοντος af ὅστέ- Al

\ \ se .- pat ἔωσι, χαϑάρσιος δέονται" μετὰ δὲ τὰς καθάρσιας, ᾿χλυσμῶν χαὶ

2

LA -Ὁ , L4 θυμιημάτων. Ἐν δ δὲ ἐγγύτερον ἔωσι τοῦ δέοντος, ἐμέτων δέοντα! αἵ LA - στέραι χαὶ πυρίης δυσώδεος, μέχρις ὅτου ἐς χώρην ἔλθωσι" τῇ taiva ds τῇ ὑφηγησένη χρῆσθαι. Ἂν δὲ 5 τὸ στόμα πιμελῶδες À χαὶ

D À

réyetov, καὶ διὰ τοῦτο uh χυΐσκηταί, väru ἑφθὸν ἐσθίειν νῆστιν,

7

A > » 7, “» " \ / χαὶ ἄκρητον ἐπιπίνειν * TS οὔσϑετον δὲ νίτρον ἐρυθοὸν χαὶ χύμινον

κ΄ καὶ \ , δχαὶ δητίνην ἄριστον δ᾽ ἐν ὀθονίῳ " νίτρον ζὺν σμύρνη χαὶ ῥητίνη

+ , A! 2 “«- À 3 [4 ΄ ““΄. \ 17 9 =] 24 χαὶ χυμίνῳ χαὶ Up ee ἐλάφου χέρας χαῦσαι χαὶ WISEL "OUT

λυσιν δυπλασίην, ἐν οἴνῳ ἐπὶ ἡμέρας τέσσαρας πινέτω. Ἂν δὲ μὴ ἕξ δηΐζη, πράσα ἕψεῖν χαὶ dura ζεσθαι" À φηγὸν τρίῤουσα προστιθέσϑω =

σχόροδά ἴτε τρώγειν νεαρὰ, καὶ μελίκρητον ἐπιπίνουσα ἐμεέτω.

44. ‘Ooror δὲ ἐν μένει καὶ “Ζἐνσήπεται xat ὄχλον ποιέει, ἀν--

Co AR ἀγρίης χαρπὸν χυλὸν ξὺν μέλιτι À "ξὺν χυμίνῳ ἐχλει-

nu

CARS x s ù < - ς 45. “ὅταν δὲ δύσοδμα PEn, χαὶ οὐ χυΐσχηται, ἀνδράχνην χαὶ

χηνὸς ἔλατον υἱσγεῖν καὶ προστιθέναι.

τοταν δὲ ΚΘ’, 11πᾶ. --ὠἀναστομῶντας (9. -- ἐῶσι 6]. --ἔωσ: om. (δ. -- χαθάρσηος (.-τταθάρσηας (, -- χλυσμῶν ἀξιοῦν (ἀξ. om. (0) χαὶ θυμιανμάτων (υμεημάτων Ce) vulg. 5 δ᾽ θ.-- ἔγγιον C. -- ἐῶσι CGIK6.- πυριῆς GL Ante ὃυσ. addit xai 0.-- μέχρι 6. τῇ om. θ. ---5τὸ στ. om. C.-rng. (. ---- παχὺ vulg.—réyerov 09. -- καὶ om. C. --ϑιὰ τοῦτο om. θ. -- αυΐσχηται PrO μὴ x.

. FGIJ.- χυΐσχετα: ὈΚ. --ιυΐσχεσθαι C. -- προσθετὸν (. --λίτρον θ, --- ᾿χαὶ - Om. θ. ϑχαὶ om. (89. -- διτ, GE. - ἄριστον δὲ οἴνῳ νίτρον ξυμυΐίσγειν χαὶ δητίνῃ ἅμα χαὶ χυμίνῳ vulg. -- ἀρ. δὲ οἴνω νίτρον ξὺν σμύρνη (D, al. manu ξυμυίσγειν) χαὶ ῥητ. (δ:τ-. 61, Ald.) ἅμα χαὶ χυμ. GHIJK, Ald: -- ἄρ. δ᾽ ἐν οἴνω νίτρω ξὺν σμόρνη, χαὶ ῥητ. ἄνα χαὶ χυμ. C. -- ἄριστον δ᾽ ἐν ὀθονίω "

- à λίτρον oÙy σῃτνη χαὶ ῥητίνην χαὶ χυμίνω θ. 9 ὠμὴν λύσιν Ἐ. -- ὠὦμῶδυ- σιν AIM. --ὡς μὴ λύσιν HL -- ὠμήλυσι 0: -- διπλὴν vulg.—Gimknv [Κ΄ -- διπλα- oinv θ. --ὠπὶ (ἐπὲ om. C, Lind.) ἡμέρας τέσσαρας (τέσσερας 6) πινέτω C0,

Lind. -- ξ, ἢ. +. x. om. vulg. -- δηΐξζη Ὁ. -- ῥαΐζῃ vulg. -- Ever χαὶ (. nor |

- πκαθέζεσϑαι vulg. -- ἀποιχαλέξεσθα: K. --ὠἀλμιτιχαθίζεσθαι θ. τφυγὸν α. -«ητὸν

- (sic: C. δὲ pro τε C.—verp (. RE see M'ofreror J6. - ἀδρα- φάξιος, al. manu ἀνὸ Ὁ. -- ἀνδραφόξηος (. -- σὺν DHLK. ἐν pro ξὺν C9. ᾿

τρὺν 0. -- ἔλιχτον DE ne ς 9. -- ἐλιχτὸν EH - ἐκλιχτὸν (. -- ἐχλεικτὸν

*

LIVRE PREMIER. 53

la matrice de recevoir la semence. En ce cas, on fera les fu- migations aromatiques; après la fumigation , la femme, por- tant le doigt, écartera l’orifice de la hanche; l’ayant écarté, elle le redressera avec les bâtonnets de pin et le plomb, comme il a été dit plus haut. La matrice étant redressée et ouverte: on la purge avec des pessaires émollients, et tout le reste dans lordre susdit. Quand la matrice est plus béante qu’il ne con- vient, elle a besoin d’étre purgée, et, après les purgations, d’ipjections et de fumigations aromatiques. Si elle est abaissée, on prescrit les vomissements , les fumigations fétides, jusqu’à ce qu’elle revienne à sa place ; le régime est comme plus haut Si l’orifice est gras et épais et que ce soit la cause qui empêche de concevoir, la femme mangera, à jeun, de la moutarde blanche cuite, et boira par-dessus du vin pur; en pessaire, elle aura du nitre rouge, du cumin et de la résine; le mieux

᾿ est de mettre cela en un linge; ou bien mélanger du nitre avec

de la myrrhe, de la résine, du cumin et du parfum blanc ; ou bien brüler de la corne de cerf, y méler le double de farine, dans du vin, et boire cela pendant quatre jours. S’il ΗὟ a pas d'amélioration, faire cuire des poireaux ; la femme prendra un bain de siége dans cette eau; ou bien piler du hêtre et Vappliquer. Manger de l'ail frais, boire de l’hydromel par- dessus et vomir.

44. ( Remède pour le cas le sperme séjourne et se putréfie.) Pour les femmes chez qui la semence séjourne, se putréfie et cause du malaise, donner en éclegme le fruit ou le suc de l’arroche sauvage (atriplex hortensis, L.) avec du miel ou avec du cumin.

45. (Remède pour le cas où, les règles ayant mauvaise odeur, la femme ne conçoit pas.) Quand les règles sont de mauvaise odeur et que la femme ne devient pas enceinte, mêler lar- roche et la graisse d’oie, et appliquer en pessaire.

Lind. 5 εἴη (in 6), addit χαὶ C) οὐ χυΐσχεται (où ἀχυΐσκεται sic Ald. ) (χυΐσχηται C) vuilg.: Je lis En et je prends χαΐ.-- ἀνδεάχλην FG.-àvèps- χνιον C.— Post ἄνδρ. addit οὖν (γοῦν HIJK) vülg.—où cm. Ο.--συμμέσγεεν 8

54 DES MALADIES DES FEMMES.

46. ““Ὅσησι δὲ ἕχτατα καὶ ἑδδομαῖα τὰ ἀπὸ τοῦ ἀνδρὸς χαταση- πόμενα χωρέει, ταύτῃσιν εἶχὸς γίνεσθαι ὅπ’ ἀμφοῖν Emo, χολῆς καὶ ἅλυης θεραπεύειν “δὲ χρὴ ὧδε ἐλλεδόρῳ A σχαισμμωνίη καὶ πεπλίῳ " χαθαέρουσι γὰρ ἄνω τε χαὶ χάτω ἐφλέγμα τε χαὶ χολὴν, χαὶ φύσας ἄγει" πρὸ δὲ τῶν καθαρσίων τῆσι πυρίησι χρῆσθαι τῇσιν ἔχ τῶν θυμνηνάτων" ὅταν δὲ πυριήσῃς, χαθαΐρειν προσθέτοισι τὸν αὐτὸν τρόπον ὡς ἐν ἐτῇσι πρόσθεν, χαὶ μετὰ τὰς πυρίας χαὶ χαθάρ- σιὰᾶς τοῖσι pp χρέο, χαὶ τὸ Ex τῆς λινοζώστιος πρόδθε- τὸν, χαὶ ἀρτεμισίης ποίης χαὶ ἀνεμώνης χαὶ ἐλλεδόρου λευχοῦ μέλανος. Τὰ μὲν τῶν φαρμαχηΐων ταύτησιν ὧδε χρή“ τὴν δὲ δίανταν ἀποσχεπτόμιενον τῆς De ἐς τὸ οὖλον cout ποιέειν, ἤν τε abyunootéen δοχέὴ εἶναι, ἤν τε σαρχωδεστέρη" ϑχὴν μὲν αὔχμη- poréon, λουτροῖσι πλείοσι χαὶ ξοθοῖσι πᾶσι τοῖσιν ὄψοισιν, 3 εἴτε θαλασσίοισιν “εἴτε χρέαςιν; οἴνῳ δὲ ὁδαρέϊ, λαχάνοισιν ἑφθοῖσι χαὶ λιπαροῖσι πᾶσι καὶ γλυχέσι" ταῦτα γὰρ ὡς ἐπιτοπουλὺ ποιέει ὅγρη- δόνα εἶναι χαὶ ἐν τῷ ἄλλῳ σώματι καὶ ἐν τῇσιν ὑστέρησιν. Ἔν δὲ ᾿Ξ δγροτέρη À, δέονται af τοιαῦται ὑστέραι τούτων οὐδὲν, ἀλλὰ τἄναν.- τία " χρὴ ψαύεσθαι οὐδὲ χχύζεσθαι νεοχμῶς οὐδὲ θυμκεζσθαι πρὸς Ἐν τὸ ᾿ϑχινεύμενον φιλέει ἰέναι, Καὶ ἣν ape μᾶλλον τῆς φύσιος, χρὴ “δὴ ξηβάδνειν καὶ θυμεῆν" ἣν δὲ χολώδεα En ἐπὶ σφέας, ὅττι χολὴν καθαίρει διδόναι 15 ἦν δὲ ἀλμυρώδεα, does ὄνειον χαὶ οἶνον καὶ τἄλλα ἐλεξ ξητήρια.

τ“Ὅσοισι 6. -- ἦσιν 6. - δὲ om. (θ.-- ὅπ’ ἀμφοῖν - ἣν (ἣν om. 6) (aadit οὖν Lind.) ἐπιῤῥοὴ (ἐπερροὴν 6 ; ἐπιρροῆ C) (addunt Cordæus, Lind.) χολῆς vulg.— ὅτι ἅλμην τὸ Dee λέγει in marg. 6. Ξδὲ (θ, -- δὲ om. ταῖς, χρὴ om. C. χαὶ (9. - σχαμμονίη 6, -- σχαμωνίη 6. - σχαμμωνίω xai πλείω (sic) (, -- γὰρ ταῦτα (ταῦτα om. C6.) vulg. ἐφλέγμα τε {τε om. vulg. ) χαὶ C6. —5 χρῆσθαι om. (9. -- τῆσιν (9. -- τῇσιν Om. vulg. -- θυμια- μάτων Ό6Η. -- θυωμάτων θ. -- δὲ om. H.- προσθετοῖσιν C. τοῖσι vulg. -- τῆσι CFGK6.-rpoctéorac (προθέσιας 61]; προσθέσηας C; rupiac 6) χαὲ χαθ. vulg.-ypée θ. -- λινοζώστεος Κ. -- λινοζώστηος C.- τ σθοτὸν Ε. --ἀρ- τεμησίης Ald. ἐλεδόρου α. -- ἑλλεδόρου 9. --ςαρμαχειῶν vulg.-oxoua- χηΐων (, -- ὑποσχεπτόμενον θ. --- “τοῦ (. -- οὖλον (9. -- ὅλον vulg. “πσωμα- τοποιέειν GI, Ald., Frob., Cordæus, Lind.- ἀχμηροτέρη (bis) ΕἸ. -oÿyur= ρεστέρη G.— δ ἢν C6.—uèv γὰρ 9. -- Post «dy. addit C.- Ante x). addit πᾶσι (. -- ἐςθ. 1. rot τα ]ρ. -- τοῖσιν DH.-7. ὄψ. om. (9. = τ χαὶ pro εἴτε (9. ya τοῖστ pro εἴτε 69. .-- ὑδάρει 9. - λαχάνοιοί τε {τε om. C8) vulg. --ὠπὶ τὸ πολὺ. 8,-xavsi pro ἄλλῳ GHHQ”, πᾶ, » ὑγρότερον DH.

16. (Autre détail sur le cas le sperme sort putréfé le sixième ou le septième jour.) Quand la semence de l’homme sort putré- fiée le sixième jour ou le septième, cela sans doute vient de l’af- flux des deux humeurs , bile et salure. On traitera par Fhel- lébore, ou la scammonée et le peplion (exphorbia peplis, L.); car ils évacuent par le hant et par le bas la pituite et la bile, et expulsent les vents; avant les purgations on emploiera les fumigations aromatiques. Après les fumigations, on purgera avec des pessaires de la même facon que dans les cas précé— dents. A Ia suite des fumigations et des purgations, on em- ploiera les émollients, 1e pessaire avec la mercuriale, l’ar- moise , Panémone et Fhellébore blanc ou noir. Tels sont les médicaments qu’il faut mettre en usage. Quant au régime, on examinera le corps de la femme en son ensemble, considérant si elle paraît sèche ou charnue. Si elle est sèche, beaucoup de bains, pour mets toutes choses bouillies , soit poissons de mer, soit viandes ; vin léger ; herbages bouillis, tous gras et doux; car toutes ces substances en général produisent de l’humidite et dans le corps entier et dans la matrice. Si la femme est humide, la matrice n’a besom d'aucune de ces choses; c’est tout le contraire qu’il faut : on ne touchera pas la matrice, on ne fera ni injections ni fumigations à nouveau; car le flux se porte facilement vers la partie excitée. Si la matrice s’humecte plus qu’il ne convient, il faut dessécher et faire des fumiga- tions. Si un flux bilieux va sur la matrice , donner ce qui éva- cue la bile; si un flux salé, donner du lait d’ânesse, du vin et les autres secours.

= ὑγρότερα (sic) J. -- τευτῶν (sic) 8. -- τῶν τοιούτων pro +. ὅ. -- ταντια (sic) θ.-- In marg. ἀντὶ τοῦ ἐπ᾽ ἀλήλλων H (IK, ἐπ᾽ ἀλλήλω:).-- Ante ve. addit τῶν τοιούτων οὐδὲν 7. --“νεογδμῶς (sic) C.-Sumretoar C. --βθυμιᾶσθαεθ.